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Notice. ix
royauté », que l'on aura tort de prendre pour les rois ce qu'il dit des tyrans ; il a beau invoquer « l'amour loyal et la fidélité qu'il a montrée par son épée à son grand roy », sa plume l'a démenti cent fois , et chez lui le mot de royauté est presque toujours synonyme de tyrannie. Veut-on des exemples ? Les Tragiques offrent de quoi choisir :
Nos rois ont appris à machiaveliser, Au temps et à Testât leur ame déguiser, Ployans la pieté au joug de leur service, Cardans religion pour ame de police. . . . Ceux-là régnent vraiment, ceux-là sont de vrais rois Quisurleurspassionsestablissentdeslois; [mes (')• Non les monstres du siècle et du temps où nous som-
Les rois, qui devroient être
Du peuple et les rois et les pères, Du troupeau domesticq sont les loups sanguinaires; Ils sont l'ire allumée et les verges de Dieu, La crainte des vivans(2).
Ailleurs il parle
Du règne insupportable et rempli de misères Dont le peuple poursuit la fin par ses prières ;,
Il fait dire à Dieu :
Princes qui commettez contre moi felonnie , Je vous arracherai le sceptre avant la vie.
Couviens-toi , dit-il à Henri de Navarre,
Souviens-toi, quelque jour, combien sont ignorans Ceux qui , pour être rois, veulent estre tyrans !