‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 95 sur 313 · Sans dards. — 4. Leur estime · texte numérisé non relu

Sans dards. — 4. Leur estime

j. Et soient comme baume secoué sur sa tête.

Princes. 123

Laisse-lui juste part du soin de la famille.

Cache tes gayetez et ton ris à ta fille ;

Ne te sers de la verge et ne l'employé point

Que ton courroux ne soit appaise de tout point.

Sois au prince, à l'ami et au serviteur, comme

Tel qu'à l'ange, à toi-mesme, et tel qu'on doit à

Ce que tu as sur toi, aux costez, au dessous, [l'homme ;

Te trouve bien servant, chaud ami, seigneur doux.

De ces traits généraux maintenant je m'explique

Et à ton estre à part ma doctrine s'applique {>).]

« J'ay voulu pour ta preuve un jour te despouiller, Voir sur ton sein les morts et siffler et grouiller : Sur toi, race du Ciel, ont esté inutiles Les fissons des aspics, ainsi que sur les psylles (2). Le Ciel faict ainsi choix des siens, qui , sains et forts, Sont à preuve (5) du vice et triomphent des morts. Psylle bien approuvé, lève plus haut ta veue , Je veux faire voiler ton esprit sur la nue, Que tu voie la terre en ce poinct que la vid Scipion (4), quand l'amour de mon nom le ravit, Ou mieux, d'où Coligny se rioit de la foulle Qui de son tronc roullé se jouoit à la boulle (S), Parmi si hauts plaisirs, que mesme en lieu si doux De tout ce qu'il voioit il n'entroit en courroux. Un jeu lui fut des rois la sotte perfidie. Comique le succez de la grand' tragédie. Il vid plus, sans colère, un de ses enfans chers, Dégénéré, lécher les pieds de ses bouchers 'fy.

1. Ces soixante-quatorze vers ajoutés dans l'édition s. d. sont reproduits à la page 161 des Petites œuvres meslées (i6}o), sous le titre de : Imitation d'un Italien.

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