‹ Les TragiquesChapitre 9 sur 13 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

^^^1 'imprimeur est venu se plaindre à ce ^^"m matin de n'avoir que deux vers pour i^;^V^ sa dernière feuille ; j'ay mis la main -lia sur l inscription que vous verrez, il

advint que Henry le Grand, voulant poser en quelque lieu deux tableaux, l'un de sa guerre, l'autre de sa paix, il denianda ce présent à trois personnes choi-

I. Afin de ne rien omettre de ce qui se trouvait dans les éditions antérieures, nous donnons ici en appendice trois morceaux additionnels qui ne font pas partie de notre manuscrit genevois. C'est, comme le déclare l'auteur, un lemplissage, et il était coutumier du fait, comme on peut le voir dans VHisloire universdle et ailleurs : il avait

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sies en son royaume. Nostre aucteur accepta le premier, faisant trouver bonne au roy celte response : « Sire, vous trouverez assez en vostre Cour d'historiens de paix et de pilottes d'eaue douce ; je vous supplie vous contenter que je rapporte vos tourmentes et victoires, desquelles j'ai esté partie et tesmoing. » C'est ce que je vous présente contre ceux qui disent que mon maistre n'a sçeu que blasmer : à la vérité il a eschappé contre les grands qui n'ont porté le hausse-col qu'en pâture, desnaturez en vengeances comnie en voluptez, mais il a bieu sçcu [et icy et par son Histoire) eslever son prince, qui surpassa la nature en courage et ne l'excédera jamais ny en haines ny en aniours.

Promethée.

horreur des pages blanches. Mais ces ajoutages de vers ou de prose ont toujours de rintérèt avec un original tel que dAubigné. Ils contiennent le plus souvent quelque apologie ou revendication personnelle, à la façon du sic vos non vobis.

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