‹ Les tragiques. Livre premier. MisèresChapitre 27 sur 74 · Cf. IV, 73, Princes, un passage d'inspiration analogue · texte numérisé non relu

Cf. IV, 73, Princes, un passage d'inspiration analogue

Les flatteurs de l'Amour ne chantent que leurs vices, Que vocables choisis à peindre les delices….

Je fleurissois comm'eux de ces mesmes propos,

Quand par l'oisiveté je perdois le repos.

Ge siecle autre en ses mœurs demande un autre style! Cucillons des fruicts amers desquels it est fertile...

62. Contraires. Entendez : les ondes d'une telle clarté qu’elles rivalisérent

de limpidité avec les saphirs et les perles. Pour ce sens de contraire, . V. 141; pour la construction, cf. v. 480-481.

6: Telle est... ne résume point ce qui précède, mais annonce ce qui suit,

Autre fureur qu'amour reluit en mon visage ; Sous un inique Mars, parmi les durs labeurs Qui gastent le papier et ancre de süeurs, Au lieu de Thessalie aux mignardes vallees V.20 Nous avortons ces chants au milieu des armees, En delassant nos bras de crasse tous rouïllez Qui n'osent s’esloigner des brassards despouillez. Le luth que j'accordois avec mes chansonnetles | ,., Est ores estouffé de l’esclat des trompettes ; NS Ici le sang n’est feint, le meurtre n'y defaut, il. - La mort jouë elle mesme en ce triste eschaffaut, - }+° 7 Le Juge criminel tourne et emplit son urne.

D'ici la botte en jambe, et non pas le cothurne, - J'appelle Melpomene en sa vive fureur, 80 Au lieu de l'Hippocrenelesveillant cette Sœur Des tombeaux rafraischis dont il faut qu'elle sorte, Affreuse, eschevelee, et bramant en la sorte Que faict la biche apres le fan qu'elle a perdu.

68. Et nostre ancre de pleurs A. — Et l'ancre de sueursT. || 82. Eschevelec, affreuse T. ’

Cf. d'autres exemples de cette construction, v. 989, 1337 et III, 215, Poës. diverses.

66. Autre fureur. Suppression fréquente, dans la langue du seizième siècle, de l’article devant les substantifs précédés de mesme, autre. Voir v. 20. Cf. Schüth, p. 18.

68. Le papier et ancre. Sur cette suppression de l'article devant Île second de deux suhstantifs liés par le sens, cf. Darm. et Hatzf., p. 256, et Schüth, p. il. Du Bellay, Def. et IIL., LI, 9, et Ronsard, Abrégé de l'Art poët., s'élèvent contre l'omission de l’article, bieu qu'ils ne se conforment pas toujours eux-mêmes à la règle qu'ils donnent. Cf. Vaugolas, II, 253.

69. Au lieu de Thessalie, au lieu que ce soit en Thessalie. Cf. v. 80.

70. Nous avortons. Cf. III, 93, Print. : « Tant de vers tous les jours avortés. » Pour l'idée, cf. Aux lecteurs, IV, 6 : « Les plus gentilles de ses pieces [de d’Aubigné] sortoient de sa main, ou à cheval, ou dans les tranchees... »

78. En jambe. Sur des survivances de cet ancien emploi de la préposition en (casque en tête, morten croix, etc.),cf. Darmesteter, RAelig. scientif., p.179.

80. Au lieu de l'Hippoorene. Entendez : faisant sortir cette muse des tombeaux au lieu que ce soit de l'Hippocrene.

81. Rafraischis, tombeaux recrépis ou dont la terre a été fraîchement remuée, pour recevoir de nouveaux morts.

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Le

Que la bouche luy saigne, et son front esperdu

8 Face noircir du ciel les voutes esloignees, - , CR #1

Qu'elle esparpille en l’air de son sang deux poignees‘ Quand espuisant ses flancs de redoublez sanglots De sa voix enroûee elle bruira ces mots :

« O France desolee ! à terre sanguinaire,

9 Non pas terre, mais cendre ! Ô mere, si c'est merc

. Que trahir ses enfans aux douceurs de son sein ? Et, quand on les meurtrit, les serrer de sa main! Tu leur donnes la vie, et dessous ta mammelle S'esmeut des obstinez la sanglante querelle ;

\ # Sur ton pis blanchissant ta race se debat,

Là le fruict de ton flanc faict le champ du combat. »

84. Et son front. Malherbe veut que la conjonction soit répétée devant chaque verbe ayant un sujet propre. Cf. Brunot, La doctr. de Malh., p. 491-493.

86. Esparpille son sang, en signe de malédiction. Cf. IV, 258, Veng. :

L'apostat Julian son sang fuitif empoigne, Le jette vers le Ciel; l'air de cette charongne Empoisonné fuma : puis l'infidetle chien

Cria : « Je suis vaincu par toy, Nazarien. »

88. Bruire, pris activement. Emploi fréquent au seizième siècle. Cf. IV, 126, Ch. dor.:[l'Yvrognerie] « bruit un arrest de mort d'un gosier enroüé. » III, 154, Print. : Bruire une ode envenimee, ,

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