Cf. IV, 222, Fers
Sa propre ame lui nuit :
Elle mesme se craint, elle d'elle s'enfuit.
442. D'Aubigné, qui a complaisamment étalé ses connaissances physiologiques dans la Création (ch. XI, sqq.), aime à en faire parade dans tous ses ouvrages. Cf. I, 437, Lettres; II, 120, Wédit.; IV, 283, Jug. Solon l'ancienne médecine, le sang est formé par le mélange de quatre humeurs provenant do la décomposition du chyle dans le foie : ce sont le sang pur, le flegme, la colere et la melancholie. Lorsque ces quatre humeurs cessent d’être en proportion normale, lesang n'est plus sang. Cf. Rabelais, Puntagr., III, 4. — Ha le moins, est dans la proportion la plus faible. Construisez : (ce qu’) il a le moins, (c'est) le sang pur. A l'appui de cette interprétation,
PA Ste de l'édition princeps : de sang pur ha le moins.
164, Sur les opinious politiques de d’Aubigné, cf. v. 197 et note. — Reïarquez le mélange intime des deux termes de la comparaison. Cf. un procédé analogue, v. 580, 605, 625, 655.
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145 La masse degenere en la melancholie.
>» Ce vieil corps tout infect, plein de sa discrasie,
Hydropique, fait l'eau, si bien que ce geant, Qui alloit de ses nerfs ses voisins outrageant, Aussi foible que grand n’enfle plus que son ventre :
150 Ce ventre dans lequel tout se tire, tout entre,
Ce faux dispensateur des communs excremens N'envoye plus aux bords les justes alimens ;
Des jambes et des bras les os sont sans moelle ; Il ne va plus en haut pour nourrir la cervelle 455 Qu'u un à chime venimeux dont le cerveau nourri
Pan) [