‹ Les Traitements Chirurgicaux Dans Les Mégacôlons De L'EnfanceChapitre 12 sur 59 · RAPPEL EMBRYOLOGIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL EMBRYOLOGIQUE

Développement du gros intestin.

Évolution du péritoine correspondant.

Au cours de la vie embryonnaire, l'intestin évolue suivant un processus qui présente trois stades qui se complètent, se succèdent en empiétant les uns sur les autres. En effet, l’anse intestinale, à l’origine de la majeure partie de l'intestin, va «se développer », «tourner », se fixer ». Nous allons étudier assez rapidement ces différents états.

19 Stade de développement.

Le tube digestif est à l’origine à peu près rectiligne et médian, Au niveau de sa partie moyenne, il est relié à la vésicule vitelline, Il se développe dans le mésoderme qui donnera plus tard le péritoine. Comme il s’allonge beaucoup plus vite que le corps de l’embryon on va lui reconnaître plusieurs segments. En effet, vers le 25€ jour l’anse intestinale s’iniléchit au niveau du canal vitellin. Elle a la forme d'un V incliné la pointe vers l’ombilic, Sur la branche inférieure de ce V apparaît le bourgeon cæcal en amont duquel se forme le jéjuno-iléon. Le reste, y compris ce bourgeon, donne le cæcum, le côlon ascendant et le côlon transverse. Plus bas l’anse intestinale se continue par l'intestin terminal qui donne le côlon descendant, le côlon pelvien et le rectum. Les différents segments que nous venons d’énumérer sont situés dans un plan sagittal et reliés à la paroi abdominale postérieure par un méso, appelé mésentère commun, au niveau de l’anse intestinale.

20 Stade de torsion.

Très rapidement se produit avec la rotation de l’estomac et de l’anse duodénale, un mouvement de torsion de l’anse ombilicale. Elle subit une rotation de 2700 en sens inverse des aiguilles d’une montre. Ainsi la branche supérieure du V passe successivement à droite, en bas, puis va se fixer à gauche, tandis que la branche inférieure fait le trajet inverse, à gauche, en haut et vient se fixer à droite. Dans ce mouvement de torsion la branche inférieure de l’anse qui devient droite recouvre en parte la branche supérieure qui devient gauche. Pendant ce temps l'intestin terminal s’est placé dans un plan frontal, seule sa portion inférieure qui devient le rectum reste dans un plan sagaital. L’allongement très rapide dans la région pelvienne se traduit par la formation de l’anse sigmoïde.

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30 Stade de fixation.

La torsion de l’anse ombilicale a pour effet de donner au mésentère commun une orientation nouvelle dont la partie cæco-colique peut être subdivisée en deux portions distinctes : l’une à droite de l’artère mésentérique est le mésocôlon ascendant, l’autre, placée au-dessus est le méso-côlon transverse. Tandis qu’au niveau de l’intestin terminal le mésentère devient le mésocôlon descendant et le mésocôlon sigmoïde,

C’est à ce moment que se produisent divers accolements qui fixent définitivement l'intestin. En effet le grand épiploon qui s’est accolé au côlon et au mésocôlon transverse, déborde en dehors l’angle splénique. Il va se fixer au péritoine pariétal diaphragmatique en donnant le ligament phrénico-colique gauche qui se forme le premier. Puis se forment ensuite des accokements péritonéaux avasculaires ou fascia. C’est d’abord le côlon et le mésocôlon descendants qui se soudent à la paroi, en consiituant le faseia d’accolement de Told, limité : en haut par une ligne allant de la mésentérique supérieure à l’angle gauche, en bas par une ligne commençant devant le promontoire et descendant le long du bord interne du psoas. Le côlon sigmoïde reste mobile, velié à la paroi par un long méso hHbre dont la racine forme une ligne brisée à deux segments : l’un vertical, l’autre oblique en bas et à gauche. Enfin, le fascia d’accolement colique droit se fait par la soudure au péritoine pariétal du côlon ascendant et de son méso. Il est limité : en haut par une ligne allant de l’origine de la mésentérique supérieure au deuxième duodénum, en dedans par la ligne de la mésentérique supérieure, en bas par une ligne allant de la bifurcation aortique à l’angle iléo-cæcal.

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