‹ Les Traitements du XanthelasmaChapitre 21 sur 29 · MER · texte numérisé non relu

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alors les anneaux des serres-fines sur le stylet. On vérifie de cette facon la rectitude de la base du pli eton voit si l’on peut réséquer sans risque d’ectropion.

Pour anesthésier on injecte ensuite quelques gouttes de la solution anesthésique sous le pli cutané ainsi maintenu par les serre-fines. Cette facon d’opérer a l'avantage d'assurer la parfaite correction des lèvres de l’incision et de permettre d’opérer sans être gêné par l’œdème dû à l’infiltration anesthésique.

Pour réséquer il ne faut alors qu'un coup de ciseaux donné au ras des serre-fines. Les lèvres de l’incision apparaissent parfaitement coaptées, et on fait alors pour terminer l'opération, une suture à points séparés très fins, passés au ras des lèvres cutanées.

À la suite de l’opération, le malade peut vaquer à ses occupations sans que les traces de l’opération qui vient d’être effectuée attirent l'attention.

Au quatrième jour on enlève les fils et la cicatrice linéaire qui résulte de l'intervention devient très vite invisible.

La résection chirurgicale de la paupière inférieure est beaucoup plus délicate que celle de la paupière supérieure car si l'intervention nécessitait, près du bord libre, une trop grande quantité de tissu, un ectropion serait à craindre, aussi doit-on, avant d’opérer, procéder aux vérifications nécessaires. Au contraire, à la paupière supérieure, on peut réséquer une grande quantité de téguments sans risque d’ectropion, et s’il se produit il sera passager et se corrigera de lui-même en quelques

semaines.

Cette méthode est donc d’une extrême simplicité et donne d'excellents résultats.

D’autres procédés ont été décrits pour la résection chirurgicale du xanthélasma. Giraudeau, après une injection de novocaine adrénalinée, pique en pleine tache xanthélasmique avec une aiguille courbe. Alors en soulevant il excise très doucement avec un bistouri et des ciseaux bien pointus, en coupant au ras la lésion. Il reste une plaie superficielle qui saigne un peu. Un pansement à la pommade au peroxyde de zinc à 1 pour 20, en comprimant légèrement, au moyen d'un nouet de coton, est appliqué sur la plaie. Il ne doit y avoir aucune inflammation ni aucun œdème. Le troisième jour le malade supprime tout pansement en ne gardant qu'un peu de pommade sur la plaie. En 5 ou 6 jours la plaie se ferme sans cicatrice apparente.

Cette méthode, à notre avis, est inférieure à la précédente, puisqu'elle ne permet pas de prévoir, avant de procéder à l'opération, s'il y aura un ectropion. Aussi doit-on toujours, s’il est possible, suturer la plaie. Le pansement qui doit occlure l’œil pendant deux jours constitue, lui aussi, un sérieux inconvénient.

Meyer et Saidman conseillent une autre technique. Une anesthésie de novocaine à peine adrenalinée doit infiltrer en masse les parties molles et soulever le bloc à exciser. Inciser au bistouri ce bloc. On glisse un stylet et on isole. Reste è l’exciser au bistouri ou aux ciseaux.

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