AVANCE
Le liquide anesthésique s’écoule par la plaie. Ils appliquent un gros pansement au peroxyde de zinc. Le lendemain, mettre une petite compresse avec une pommade et la maintenir la nuit avec une bande. Au quatrième ou cinquième jour on peut supprimer tout pansement. Opérer un seul œil par séance.
La gène que produit l’écoulement de liquide anesthésique pendant l'opération est le gros inconvénient de ce procédé.
ELECTROCOAGULATION.
Ce fut Bordier qui le premier a introduit l’électrocoagulation dans le traitement du xanthélasma. Il conseille de faire un étincelage.
Cholnoky a décrit récemment (1933) un procédé dans lequel il utilise le bistouri diathermique d’abord et la coagulation ensuite. La peau sur le xanthélasma sera coupée au bistouridiathermique.La masse xanthomateuse enlevée avec une curette et le fond coagulé légèrement.
La cicatrice doit être traitée par ee en solution d’iodure de potassium à 1-pour 100. Le résultat serait excellent du point de vue esthétique. Nous n’avons pas d'expérience personnelle de cette méthode.
Monbrun et Castéran décrivent un autre procédé. Ils emploient une électrode humide, petite électrode à bande, coiflée de coton hydrophile, imbibée de sérum physiologique. On utilise de faibles intensités et on cesse l'application de cette électrode lorsque la plaque jaune a blanchi. Suivant l'étendue de ja lésion on fait plusieurs
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applications, l’escarre est superficielle et s’élimine au bout de quelques jours sans laisser de cicatrice apparente. RES
Nous allons maintenant décrire le procédé utilisé par M. Ducourtioux, qui consiste à détruire dans une seule séance le tissu xanthélasmique, en procédant couche par couche, et sans aucun risque, par conséquent, d’empiéter sur le tissu sain. Cette méthode n’est nullement aveugle, et permet de ne pas coaguler trop ni trop peu. Ducourtioux utilise le réglage faible d’un appareil à ondes amorties. Il n’emploie pas l’électrode indifférente et son électrode active est représentée par une tête d’épingle. Une curette de Brocq ou un grattoir de Vidal complètent l’instrumentation. La curette est, d’après Ducourtioux, « le complément de l’électrocoagulation ».
On fait, après anesthésie, par quelques gouttes de novocaïne à 2 pour 100, injectée dans le tissu cellulaire sous-jacent, une électrocoagulation en nappe superficielle de la tache xanthélasmique et on enlève à la curette le tissu coagulé.
Un changement de couleur indique une coagulation suffisante pour permettre le curettage. On répète cette opération plusieurs fois en détruisant de cette facon la lésion couche par couche et on atteint ainsi Le tissu cellulaire sain. Ce procédé permet donc une extrême précision.
I ne se forme pas d’escarres. Il n’est pas besoin de pansement parce que la sérosite qui s’écoule de la petite plaie opératoire forme une croûte légère qui tient lieu de pansement. Cette croûte tombe d’elle-même en quel-
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ques Jours, découvrant une cicatrice aussi souple que les téguments de la paupière et dont la visibilité s’atténue rapidement.
Les indications le; plus importantes du traitement par lPélectrocoagulation sont les lésions de l'angle interne de l’œil, ou la peau est tendue ; et les taches de la paupière inférieure, où une résection, un peu large, pourrait produire un ectropion.
La cicatrice est pratiquement invisible, puisque la paupière est une des régions du corps où le processus de cicatrisation des téguments est Le plus parfait. Elles sont toujours linéaires, fines et souples et dissimulées dans les plis palpébraux.
Cette localisation aux paupières, qui fait hésiter cer- - tains devant le traitement local du xanthélasma, est donc, en définitive, un des facteurs les plus importants de l'excellence des résultats opératoires.