PREMIÈRE PARTIE
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adm que les traités de commerce d’un pays = 1e infrments de a Le son commerce
es nation dans sa be A peut rester fidèle aux principes de la liberté commerciale sans avoir < du tout des conventions commerciales. Dans ce cas ce
sera Je tarif général qui réglera toutes les relations.
: D'autre part, un Etat peut avoir des conventions avec tout le monde entier et prohiber justement par ces trai-
à tés-ci, l'importation de presque toutes les marchandises
étrangères.
Mais, d'autre part, le commerce extérieur n’est pas
influencé par des considérations économiques seulement — l'état financier de ce pays ne joue pas un moindre rôle - — et c’est le motif principal qui a dominé la poli- 2 tique extérieure commerciale roumaine jusqu’ en 1929. Après la guerre, qui causa d'énormes pertes à la Roumanie (voir l’annexe : « Les dommages de guerre de la
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Roumanie »), la situation financière dans son instabilité ne permettait pas la conclusion de traités à longue vue. Cette instabilité des conjonctures, les fiuctuation continuelles du change et du prix des marchandises écartait des accords commerciaux les conventions des tarifs pour les remplacer par la clause de la nation la plus favorisée. Te
Avant de nous occuper des traités commerciaux proprement dits, nous allons étudier le régime d’importations et d’exportations, insitué par le gouvernement roumain pendant le temps de cette instabilité financière, et en considération du désarroi qu’elle causait.
Le traité de Versailles a créé la grande Roumanie. Le traité de Bucarest étant annulé, la Roumanie se voit, après l’annexion des nouveaux territoires de la Transylvanie, Boucovine et Bessarabie, devant un changement profond de sa structure économique. Pendant que la Roumanie d’avant-guerre était un pays presqu’exclusivement agricole et en liens avec ses anciens voisins l’Autriche-Hongrie et l'Allemagne, par l’apport économique de nouvelles provinces, elle change son caractère agraire simple en celui d’agraire-industriel.
Les lois intérieures, comme la réforme agraire, la loi. des mines, etc., changent aussi beaucoup l’aspect économique pour une période déterminée, pendant que la reconstitution de la production nationale est empêchée par la désorganisation des chemins de fer, le manque de bestiaux, d'outils ét machines agricoles, détruits pendant Ja guerre et pendant l’occupation ennemie.
La production pétrolifère est même insignifiante pendant que les apports économiques des nouveaux terri-
toires jusque maintenant orientées vers d’autres centres
économiques, s‘englobent difficilement dans le nouveau cadre.
La politique de commerce extérieur, d’autre part,
influencée par l’abaissement continue de la valeur des . monnaies nationales se transforme en un simple corro-
laïre de la politique financière de l'Etat, c’est ainsi que se sont trouvés remis en honneur les moyens mercantiles des prohibitions d’importations et d’exportations, taxes générale à l'exportation et augmentation des taxes d’importation pendant toute cette période de transition à un état normal. à