NOTICES SUR LES CHANGES, USAGES, COMMISSIONS, ETC
On trouve dans le Dictionnaire universel du Commerce et de la Navigation qui a été publié par les éditeurs Guillaumin et C6, les renseignements de toute nature qu'un négociant a besoin d'avoir presque incessamment sous la main. C'est dans cette mine abondante que nous avons puisé la matière des notes que nous plaçons ici, dans l'ordre même où ont été imprimés les textes des traités de commerce. Il y a quelques pays pour lesquels il serait difficile de donner des renseignements précis (les lies Wallis, par exemple, et la Bolivie), ou suffisamment exacts pour ce moment J'île de Madagascar, le Mexique\
Angleterre. — Londres. — L'usance pour les traites, tirées sur Londres d'Allemagne, de Hollande et de France est à 1 mois de date ; de Portugal et d'Espagne, à 2 mois ; d'Italie, à 3 mois. A Londres et dans le Royaume-Uni, le tiré a 3 jours de grâce, après l'échéance, lorsque la traite n'est pas expressément payable à présentation.
f# A Londres, si le jour de l'échéance est jour férié ou dimanche, le paiement ou le protêt de la traite doivent avoir lieu la veille. Les traites payables à présentation doivent être payées ou protestées immédiatement. Celles qui sont stipulées payables à quelques jours de vue, doivent être acquittées dans les trois jours. En ce qui concerne les traites avec indication de domicile, la loi veut que celles qui sont stipulées payables à Londres y soient effectivement acquittées, lors même que l'acceptation y désignerait un autre lieu. Le tiré, qui a accepté pour le compte d'un tiers, a le droit, en Angleterre, de se refuser au paiement, lorsqu'il n'a pas de couverture à l'échéance. Tous les billets de commerce doivent être timbrés, sous peine de nullité et d'une amende de 4,250 fr.
Les chèques ou traites sur les banquiers par leurs clients sont également soumis au timbre.
La provision, à l'achat et à la vente des traites, est, en général de 4/2 %; elle s'élève à i/3 pour les marchés importants. Le courtage est de i % du coté de l'acheteur et du vendeur. En compte courant il est de \/$ °/0*
Quant aux conditions de vente pour les marchandises, l'acheteur a 14 joars pour prendre livraison des marchandises qu'il a achetées. U n'est payé àt droit de courtage que pour les rentes aux enchères; ce droit est, dam ce cas, de 1/2 % ; il est à la charge de l'acheteur qui doit payer, en outre, une provision de 1 %>• L'usage est de payer les marchandises importa d'Europe, ou à 4 mois, ou au comptant, avec un escompte de 2 1/2 °, t. La laine se paie habituellement à 8 mois ou à 5 % d'escompte; le lia et le chanvre, à 9 mois ou à 3 3/4 d'escompte ; le fer, le suif, la potasse, Les soies de porc, à 6 mois ou à 2 1/2 d'escompte; la graine de trèfle, de lin, de colza et le zinc, comptant et sans escompte ; les raisins secs à 2 mois ou 1 •/*- Le sucre des colonies anglaises, à bord du navire, se paie à 2 mois : le rhum, à bord, au comptant avec 2 % d'escompte ; le piment en mag&m, comptant avec 1 %• Les produits des possessions américaines non anglaise se vendent à 6 mois ou à 4 mois avec 2 1/2 d'escompte. Il est cependant des usages particuliers pour quelques-uns de ces derniers produits : ainsi, pour U laine, le crédit est de 4 mois avec 1 % d'escompte ; pour le riz de la Carohne, de 14 jours et i °/o d'escompte; pour le tabac, moins le Maryland, de 2 nuits et 2 °/0 ; pour le Maryland, de 2 mois et 1 % d'escompte seulement Le rima de ces possessions, comme celui des colonies anglaises, ainsi que le salpêtre & l'Amérique du Sud, se vendent sans escompte. Pour le sucre raffiné, le crédù est de 4 mois contre acceptation; l'escompte, en cas de paiement comptant, est de 2 à 2 1/2 %,. Il est, pour le plomb et le zinc anglais, de 3 %• La tare et le poids, pour les marchandises vendues aux enchères, sont généralement déterminées avant la vente. Le tatac et le café ^lorsque ce dernier n'a pas plus d'un an d'entrepôt), sont vendus au même poids qu'au déchargement, sauf stipulation contraire.
Belgique. — Bruxelles. — Usages de la place. — Les céréales se vendent par demi-hectolitre; les tourteaux de lin et de colza, par 100 pièces^*sant 1,215 kilogrammes ; l'huile de colza, par «aime » de 131 litres et rhûfe de lin par aime de 127.
U est fait usage parfois, à Anvers, de florins (gulden) des Pays-Bas. Dais d'autres localités du pays, les prix des céréales s'établissent en florins courant du Brabant. Sept de ces florins valent 6 florins des Pays-Bas. L'ancienne livre de Brabant, divisée en 16 onces, équivaut à 467 gr. 67 centigrammes.
Anvers. — Les marchandises, les grains et les graines exceptés, doivent élit agréées par l'acheteur avant l'heure de la Bourse du lendemain de la date de la transaction, constatée par l'arrêté provisoire délivré par le courtier. Celles à livrer ou à débarquer seront agréées avant l'heure de la Bourse du jour qui suivra le déchargement et la mise en évidence du total, sur l'indication qui en sera faite par le vendeur à l'acheteur. Pour les grains et les graines, le délai courra dès que le vendeur aura mis l'acheteur à même de pouvoir recunnaître la marchandise, et il expirera avant l'ouverture de la Bourse du lendemain. Les jours fériés suspendent les délais pour l'agréation. Le pesage devn se faire, pour les marchandises emmagasinées, dans les 18 jours qui suivront l'achat; pour les marchandises livrables à quai, le lendemain du débarquement total de la partie, en continuant sans interruption.
Les marchandises qui se vendent au poids se pèsent généralement au demikilogramme.
Les frais de magasinage en entrepôt ne sont, en tous les cas, à la charge du vendeur que jusqu'au 31 du mois dans lequel échoit le 20e jour 4e la date de l'achat.
Toute marchandise qui se facture avec ou sans escompte, est payable à 20 jours de k date de la vente.
Le cours de For et de l'argent en barre et des espèces est le même qu'à Paris.
Le Code de commerce est celui de la France.
La commission de change et de 1/2 % ou de 4/3 ty0. Le courtage est légalement de 3/4 7o* payé par le vendeur. V * uso » est, cornue en France et en Hollande, de 30 jours, non compris le jour de la signature. Pour les lettres de change payables à un délai on laisse ordinairement un jour de plus. Les traites payables à vue doivent être payées ou protestées le jour même de la présentation. Les conditions réglementaires des changes sont les mêmes à Anvers qu'à Amsterdam et à Paris.
ZoUwereln. — Bbbun. — Les effets de commerce faits à l'étranger et payables sur une place étrangère ne sont pas soumis au timbre. Une traite ou un document analogue expédiée en plusieurs doubles est soumise au timbre une fois sur le double mis en circulation et une fois sur celui de l'endos. Les effets de commerce, lorsqu'ils passent d'une main dans une autre, sont considérés comme instruments, et, comme tels, exempts du timbre. Les droits de timbre, sur les traites et lettres de change à ordre, ainsi que sur les promesse», billets de commerce et mandats de toute espèce sont de 5 silbergroselien pour des valeurs de 50 à 400 tbalers, de 40, de 400 à 800, de 15 de 800 à 1,200, et de 5 en pluspotir chaque autre somme de 400 thalers.
La commission de change est ordinairement â Berlin, de 1/3 à 1/2 °/0. Le courtage est dans les a&ires de chaage, de 0,001 de chaque côté.
Les achats de marchandises se font au comptant. C'est le vendeur qui paie le courtage à raison de i 0/o. Le courtage d'assurance est de 4/4 % ; le courtage pour prêt d'argent de 1/8 % de chaque côté.
La « provision » et le « ducroire » dépendent tout à fait des conventions particulières. Ordinairement la provision d'achat sur les produits indigènes est de 1 à 2 °/0 ; sur les marchandises coloniales elle est de 4/2 °/0 et sur le vin de 5 à 40 %• La provision de vente sur les produits indigènes est de 4/2 h 3 °/0, et sur les marchandises coloniales de 4/2 à 20. Le ducroire varie de 2 à 10 Vo-
Leipsig. — Il y a trois grandes foires : la foire du jour de l'an commençant le 27 décembre ; la foire de Pâques ou de Juhity commençant deux semaines après Pâques et coïncidant avec la foire de la librairie allAmamto - la foire de Saint-Michel commençant le dimanche qui précède h Saint-Michel. Chaque foire dure trois semaines, et la dernière est celle des paiements. Il y a, en outre, une foire aux laines à la mi-juin. Tout s'y vend au comptant
Ne sont considérées comme lettres de change de Leipsig, immédiatement acceptables, que celles qui, sans désignation de mois, de semaine ou de jour
d'échéance, portent simplement : « Payable en foire de Leipsig, » en indiquant l'époque de cette foire. Les lettres de change à usance émises à Fétrager et payables en Saxe, ont leur échéance fixée à quatorze jours après km présentation à l'acceptation.
Quant aux marchandises, pour les articles tels que le blé, les semences, etc.; les huiles, si le marché a été conclu en ajoutant le mot circa (environ), le plus ou le moins doit être calculé et retranché ou bonifié d'après le prix du jour de la livraison.
Les denrées coloniales se vendent à 3 mois de terme ou rarement au constant avec 1 1/2 % d'escompte; mais, par cette dernière condition, on entend encore donner un mois de terme. Lorsqu'on fait un marché réellement an comptant, on l'indique en écrivant « par caisse, » per Ka&se.
Le courtage de marchandises est généralement de 1 /2 % de part et d'antre. Pour l'huile, le courtage en commission est de 18 pfennig par quintal, mtJ» quand on a traité sans courtiers. Pour les marchandises suivantes, l'acheteur paie seul le {courtage : a 12 scheffel (le scheffel vaut 104 litres), de Dresde ^indivis] d'avoine ou de pommes de terre, 6 gros; de froment, de seigle oa d'orge, 10 gros ; 1 scheffel de pois, lentilles, vesces, millet ou graines oléagineuses, 12 gros ; le quintal de colza, 1 gros ; 1 tonneau (225 litres) d'esprit de vin, 5 gros. Lorsque le marché s'élève à plus de 100 quintaux d'huile, 2Qô scheffel de blé, pommes de terre, pois, lentilles, vesces ou millet, 100 schefièl de graines oléagineuses et 100 tonneaux d'esprit, le courtage est seulement de moitié.
Italie. — Gênes.— Les commissionnaires, dont le commerce a une grande importance à Gênes, exigent ordinairement, pour achat et vente de marchandises, 2°/0; négociation de lettres de change, de 1/4 à 1/2; recouvrement de la valeur des lettres de change, de 1/2 à t ; réalisation d'assurance, de 1/4 à 1/3; recouvrement de nolis, d'avaries ou désastres arrivés à des marchandises assurées, 2 % ; transit de colis, transbordement et réexportation, pour chaque colis, suivant les différentes marchandises, de 1 fr. à 5.
Lorsqu'on vend pour son propre compte, à délai, on jouit d'un agio de 4 •/* si le délai ne va pas à 4 mois et de 2 °/<» au delà. Sur les lettres de change, cet agio est de 1/2 %•
L'usage de la place est que le délai pour le paiement du prix dans les ventes ordinaires est de 40 jours ; pour les ventes en gros, il va de 4 à 6 mois.
Les taxes légales ont été abolies par la loi ; mais la chambre de commerce de Gênes a rédigé un tableau des taxes en usage parmi les négociants qui. do reste, sont libres de traiter entre eux comme il leur convient.
Les lettres de change tirées sur Gênes ne jouissent que d'un jour de grâce. 11 est de rigueur, par conséquent, de faire protester les effets qui ne sont pas payés le lendemain de leur échéance.
Naples.— Les courtages varient de 2 à 3 % sur les ventes, selon l'espèce des marchandises; ils sont de 2 % sur les ventes effectuées, et seulement de 1 •/• sur les essais de tvente, et enfin de 4 % sur les navires à l'entrée et à la sortie.
Les marchandises sont généralement vendues à longs termes, pour la pfa-
part de 4 à 8 mois, et souvent plus pour les articles manufacturés. Sur les ventes d'indigo, il est accordé un crédit de 42 à 48 mois. L'escompte pour le paiement au comptant en argent est au taux de 6 °/0 par an.
A Turin on compte comme taxe la tare réelle, une loi ayant supprimé la surtaxe et le bon poids.
RaMte» — Saiht-Pétehsbourg. — Le change sur Paris, Londres, etc., a subi, depuis la guerre de Crimée, une déprédation continue, au grand avantage du commerce.
Toutes les lettres de change doivent être écrites sur du papier timbré ou être enregistrées. Les échéances pour le papier de commerce sont ainsi fixées : à vue, 24 heures après la présentation; à plusieurs jours de vue, à l'expiration du dernier jour, sans comprendre le jour de la présentation; à compter d'une date fixée avec délai de plusieurs jours ou mois, à l'expiration du dernier jour; sans date ou « à uso, » 4 5 jours après présentation ; payable en foire, la veille du jour de la clôture ; à 42 mois de date, l'année suivante, le jour correspondant. L'échéance pour les lettres de change étrangères se compte d'après le style grégorien. Si l'échéance tombe un jour férié, le paiement doit avoir lieu le lendemain ; s'il y a plusieurs jours fériés qui se suivent, le sursis expire à la fin du premier. Les jours de grâce comptent à partir du lendemain de l'échéance. On accorde pour le papier à vue 3 jours, à terme 40 jours, y compris les jours fériés. Aucun délai au papier payable en foire ou qui n'a pas été accepté.
D'après les usages commerciaux établis à Saint-Pétersbourg la commission est de 3 % ; le courtage pour achat et vente de 4/2 % et pour transfert de valeurs, de 1/4 % ; le ducroire est de 1/5 % par mois pour les crédits à long terme, et de 1/2 % Par mois P°ur les crédits à courte échéance. La commisbion de l'expéditeur pour déclaration, acquittement des droits de douane et emmagasinage est de 3 %.
Les tares des douanes sont très-nombreuses et très-variées. Turquie. — Constantinople. — La France tire de la Turquie des soies écrues grèges, des grains, des laines, des graines oléagineuses, des œufs de vers à soie, du maïs, des peaux brutes, des soies en cocons, du tabac, des viandes salées, des raisins secs, de l'huile d'olive, de la bourre de soie écrue, de l'avoine, de la noix de galle et des avelanèdes, des éponges, des bois de teinture, de nattes, des vins, du seigle, de l'orge, des peaux de lièvre, du coton, du millet, des huiles volatiles et des essences, des tapis, des gruaux, du cuivre pur de première fusion, de la farine, des os, sabots et cornes de bétail, des sangsues et divers autres articles.
La Turquie tire de la France des tissus de coton, de laine et de soie, du sucre raffiné, du café, des peaux préparées, des outils et ouvrages en métaux, des vêtements et pièces de lingerie, de la mercerie et des boutons, des tissus de lin et de chanvre, des armes, de la cochenille, des viandes salées, du papier» du carton, des livres et des gravures, des ouvrages en peau et en cuir, de la poterie, des verres et des cristaux, des vins, des meubles, de la parfumerie, de l'orfèvrerie et de la bijouterie, des farines, de la soie, de l'acide stéarique ouvré, des machines et mécaniques, des tissus (je phormium tenax écrus, de
l'eau-de- vie et des esprits, de l'huile, des médicaments, de la couteUerif , da riz, des modes, des fleurs artificielles, des fromages, etc.
Les ventes que Ton fait sur place à des commerçants sûrs et solvablessoei ordinairement réglées en 3 paiements égaux, à 15, 24, 31, 45, 61 ou 91 jours d'intervalle. L'acheteur fait au vendeur un billet appelé temêsmU (billet de bazar) ressemblant à une lettre de change, et les paiements successifs sont quittancés à l'endos. Ces billets ne sont pas reçus comme lettres de change Beaucoup de ventes se font au comptant et en particulier aux négociants de a Perse.
La commission est de 2 °/0, le courtage de 2 à 4 1/2 et i %; le ducroire est de 2 •/• ; toutefois le paiement n'est pas garanti en cas d'incendie ou de révolution ; le magasinage est de 1 %• On retient, en outre, dans les paiements de 4 4/2 à 2 % P01^ *es risques des pertes sur les monnaies et les titres. Au reste, tout cela varie suivant les circonstances. En outre, il faut accorder 2 •/© pour les menus frais» les étalages, les dérangements, etc. Les marchandises sont frappées d'un grand nombre de frais accessoires qui, y compris ceux qu'on vient d'indiquer, montent, pour quelques-unes, à 25 et 28 '/»• Dans les comptes courants les intérêts se comptent généralement à 45 •/•• Pour les lettres de change la commission est de 1/2 à 4 •/•» ** te courtage de 4/8 °/ê.
Pays-Bas* — AatTERBAM. — C'est le Code de commerce français qui a servi de base au Code de Commerce de Hollande, publié en 4835.
Le terme d'une lettre de change, tirée à vue, à un ou plusieurs jours, mois ou « usanceB » est compté à partir du premier jour jusqu'au jour de l'acceptation ou du protêt. L'usance en Hollande est de 30 jours, commençant à courir de h date des billets ; une échéance tombant un dimanche, le paiement est remis au lundi ; à défaut de paiement d'une lettre de change, au jour de l'échéance, quelle soit acceptée ou non, le porteur doit faire le protêt le jour suivant ; si ce jour tombe un dimanche^ le protêt se fait le lundi.
U n'y a pas de jour de grâce pour le paiement
La commission de change ou « provision » pour les grosses sommes e&i de 4/3 à 4/2 %. Le courtage de change est de 4 •/©• Cependant, pour l'Angleterre et Hambourg, il n'est que de 3/4 %, et pour Bruxelles, que de 4/2 •/*. Toutes les lettres de change doivent être sur papier timbré; eue> sont, en outre, depuis 4843, soumises à un droit de 35 % de la valeur du timbre*
Le courtage, en général, est de 4/8 °/„ de chaque côté. Pour les petite* affaires il est de 4/4 <>/•, et pour les affaires très-importantes, de I /% °/0. La commission est ordinairement de 4/4, quelquefois de 4/3 et de 4/2 °/0. Le courtage est oaleulé d'après la valeur nominale ; la commission, d'après k prix de vente.
Le commerce hollandais n'accorde pas de longs crédits ; il accorde, d'ordinaire, en faveur des paiements anticipés, 4 */o d'escompte peur six semaines et 2 °/« pour deux mets. L'usage est d'opérer des réductions sur les poids et tares considérables, surtout pour les matières encombrantes. Quanta la douane, elle a aussi ses tares fixes qui se règlent sur la nature des emballages et de
colis, à moins que l'importateur ne préfère payer d'après le poids réel qu'il doit faire alors constater à ses frais.
La plupart des marchandises se pèsent bon poids de 1 à 2°/0,mais au bénéfice seulement du premier acquéreur. En ballot, le bon poids est de 2 kil. 500 gr. par ballot, et de 4 °U en tonneau.
Il est d'usage de rabattra i ou 2 °/0, suivant les marchandises, sur le prix des cours.
Portogal. — Lisbonne. — Le règlement de change en vigueur en Portugal, depuis le 18 septembre 1833, est à peu près semblable au règlement général de change français. 11 n'accorde pas de jour de grâce.
Si l'échéance tombe un dimanche ou un jour de fête, le paiement doit se faire la veille.
Les lettres de change dont l'échéance est fixée pour une des grandes foires, doivent être payées le dernier jour de la foire.
Les monnaies étrangères sont considérées comme marchandises et on ne les reçoit que pour leur valeur intrinsèque ; il en est de même de l'or et de l'argent en barres ou en lingots.
L'uso est réglementairement de 30 jours, qui commencent suivant la forme de la lettre de change, au jour du visa ou à la date de la lettre de change.
La provision et la commission de change sont ordinairement 1/3 ou 1/2 °/0, le courtage est de 4/8 °/0, l'escompte de 2 4/2 %>.
Usages de la place» — Les transports, en Portugal, s'évaluent par Umelada ; la tonelada pour marchandises sèches est de 54 arrobes, celles pour les liquides de 52 almudes.
Les envois à l'étranger se comptent par toneladas correspondant à 4 caisses de sucre, 4 pipes d'huile, 4,000 livres de tabac. Pour le papier, on compte par balles de 32 rames, ayant chacune 47 mains et 3 feuilles (428 feuilles'. La rame double contient 48 mains et 2 feuilles (452 feuilles).
La plupart des marchandises qui se pèsent, se vendent au poids arroba ou arratel; les amandes par alqueires de 4 4 livres; le lin par sac [costal) de 5 arrobes; les fruits par caisse; les figues par panier ; le baume de copahu par almude de 33 1/2 livres; la poix et le goudron par tonne; les cornes de bœuf et peaux sèches par milliers; les peaux de lapins et les peaux salées par pièces; les oranges par caisse, contenant 700 oranges. Une caisse vaut généralement 27 fr. sur place, et 35 fr. rendue à Londres, où elles sont vendues aux enchères par lots de 40 caisses.
On vend les vins, eaux-de-vie et vinaigres par pipes de 30 almudes; pourtant quelques maisons livrent des pipes de 32 almudes. Le charbon anglais est vendu par tonelada.
Le fer de Suède en barres de 8 pouces jusqu'à 42, se vendait» en 1859y 4,500 reis le quintal portugais. Le fer en barre d'Ecosse se vend 3/MM> reis le quintal. Le fer ordinaire en barres semblables aux barres de Suède, 2.500 reis. Le prix du fer en feuilles, selon la dimension, de 2,700 à 4,000 reis \ ceux des cercles, de 2,500 à 3,000 reis le quintal.
Dans le commerce on prend la tare exacte; seulement pour le sucre brut, outre la tare, on déduit 17 livres par caisse.
536 TBAITÉ8 DE COMMERCE.
La commissiOD est ordinairement de 2 4/2 % ; t'escompte de 2 l/î°/.;te courtage de marchandises, 1/2 °/0 de chaque côté.
Danemark. — Copenhague. — Le oomerce loest ilast de comment qui sert pour estimer le fret et la jauge des navires, est un poids de 57Wê punds à 2 1/4 tonneaux de France.
Pour quelques marchandises on le compte comme ayant 90 et 100 pieds cubes ; et en poids sa valeur peut descendre jusqu'à 600 livres pour les planes préparés en caisse.
Pour le blé en sac on compte 22 et 23 tonnes au laest, et pour la farina de 4,100 à 5,200 punds; pour les liquides en futaille, le laest est équivalent réglementairement à 5 pipes, 9 oxehomder, 13 alm ou tierce i6 sommer, 3fl demi-tonnes, 48 ankar, 60 i/4 de tonne, 80 1/2 ankar ou 96 huitièmes de tonne.
Les affaires sur marchandises étrangères se règlent pour la plupart à trot? mois de crédit en argent de Hambourg ou en lettres de change sur Hamboun: à 2 ou 3 mois de date. Les prix sont fixés en rigsdaler de 24 schilling banco de Hambourg. L'escompte pour payements au comptant est ordinairement de 5 %.
Le droit de commission d'achat est de 2 •/©; celui de vente de 3 */•> 5 compris un ducroire de i %• Le courtage sur les marchandises ou pour de» valeurs dépassant 500 rigsbankdaler, est de 3/8 %>; au-dessous il est de 5/12 •/© pour l'achat et pour la vente.
Les courtiers chargent au vendeur et à l'acheteur un pour mille du montant des lettres de change; dans les ventes des marchandises ils chargent, selon k montant de l'affaire, de 3/8 à 1/2 •/©> dont chaque partie paie la moitié, et. quant aux effets publics, de 1/2 à 1/4 °/0.
Les lettres de change à « uso » ne sont pas admises à Copenhague. Toutes les lettres de change doivent être payées à date fixe et payées immédiatement oa protestées dans les 24 heures. Celles qui sont tirées à date ont huit jours d? grâce, mais le neuvième jour elles doivent être payées ou protestées, et encore, si ce neuvième jour tombe un jour de fête, elles doivent être payées ou protestées le huitème. On compte le demi-mois comme étant de quinze jours, et la personne sur laquelle une lettre de change est tirée doit déclarer dans les 24 heures si elle accepte ou non.
Outre le droit de change on paye 1/2 °/o pour la provision et le courtage, plus la dépense occasionnée pour le protêt, le timbre et le port Le débiteur a à sa charge 1 % d'intérêt mensuel comptant. du jour de l'échéance pendant les six premiers mois et ensuite 1/2 °/© d'intérêt mensuel.
Espagne, — Madrid. — Depuis 1848 les changes s'établissent d'après h valeur de la nouvelle piastre forte {peso duro) ou en francs de France, à raisoa de 19 reaies de veillon pour 5 francs.
L'escompte de change est de 6 °/0 pour Tannée. Le règlement en est calqué sur celui de France.
a L'uso » est de 2 mois d'une place du ropume sur une autre, de 30 jour pour la France, de 2 mois pour l'Angleterre, la Hollande et l'Allemagne, de 3 mois pour les pays transméditerranéens.
Les effets de commerce sont soumis au timbre. La commission de change est de 1/3 à i/2 % ; le courtage de change, de 1 °/0.
C'est Barcelone le grand port de commerce de l'Espagne. Les vins, les eauxde-vie et les huiles se vendent à la pipe, et doivent être légalement facturés en réaux de-veillon. Les ventes se font, tantôt au comptant, tantôt à 3 ou 4 mois de terme avec i/2 % d'escompte par mois. Le courtage, pour les marchandises, est de i/2 °/© de part et d'autre; la commission d'achat, de 2 i/2 */», la commission de vente de 2 %>•
ÉtAte-Unl». — New-York. — Les poids et mesures des États-Unis sont ceux de l'Angleterre ; mais, comme dans tous les grands pays, il y a des poids et des mesures particuliers dont il est utile de connaître l'usage spécial.
Si nous avions à parler des usages de port, New-York est Tune des villes où il faudrait le plus s'étendre. Nous n'indiquons que le résumé des usages de la place.
La chambre de commerce de New-York arrête chaque année les divers droits de commission, de magasinage, de voiturage et les quantités à la tonne. 11 est donc indispensable de se tenir au courant des modifications de ces tarifs. On compte à New-York trois espèces de droits de commission : ceux qui concernent les affaires en général, vente, achat, embarquement, débarquement de marchandises, consignations, assurances ; ceux qui sont relatifs aux opérations de banque; enfin ceux qui ont trait aux bâtiments et à la navigation.
Pour les droits de magasinage, le tarif les indique par chacune des 65 marchandises qui y sont énumérées. Par poids, on entend le poids brut, et, pour les liquides, la capacité entière. Les frais qu'occasionne l'entrée, l'arrivage et la sortie des marchandises sont à la charge des propriétaires. On ne paie jamais moins d'un mois, et au bout du premier mois on paie par quinzaines.
La douane a fixé, pour tous les ports de l'Union, la nature proportionnelle ou absolue de la tare accordée à chacun des principaux articles d'importation. La liste comprend 32 articles. Les tares ad valorem varient entre 4 et 15 %; une seule fois la tare atteint 20 %. Les tares spécifiques sont l'exception.
Brésil. — Rio-de-Janeiro. — Les poids, mesures et monnaies sont du même système que ceux du Portugal; il en est de même pour les usance, compte et change qui se pratiquent comme à Lisbonne.
L'octave d'or a été fixée à 4,000 reis du Brésil. Un franc, au change moyen, vaut de 300 à 350 reis. Les pièces d'or sont de 20,000, 10,000 et 5,000 reis; celles d'argent, de 2,000, 1,000, 500, 200 et 100 reis; celles de cuivre, de 20 et de 40.
Le quintal se divise en 4 arrobes de 32 livres portugaises qui pèsent, chacune, 457 grammes.
Le covado vaut 0 m. 660; la vara I m. 087. Notre hectolitre représente 2 alquières et demi du Brésil.
Les bâtiments qui veulent faire le commerce d'escale dans les divers ports de l'Empire sont obligés de faire constater cette intention au port d'expédition, faute de quoi ils ne peuvent être admis à profiter de la franchise d'escale
(franquia), mais sont obligés de débarquer leur cargaison entière mu port de destination déclaré.
Confédération argentine. — Buèios-Ayres. — Le prix de presque toutes les marchandises est coté en papier-monnaie (oorriente oa eurrancjr), qui circule à la quantité totale d'environ 54 millions de francs, pv coupures de 1, 5, 20, 50, 100, 200, 500, 1,000 et 5,000 piastres, à cours forcé, mais très-déprécié. Gela a lieu surlout pour le commerce des peaux de boeuf et de vache salées, vendues par « pesada » de 60 libbras (27 k. 56); les mêmes peaux sèches et peaux de veau par pesada de 35 libbras (16 kil.); les peaux de cheval salées par pièce (en espèces) ; les peaux de chèvre et de mouton par douzaines (en espèces) ; les peaux de mouton, fines et lavées et « mestizos » par 30 nV bras (13 k. 75); les plumes d'autruche par libbra (459 gr.); les peaux de chinchilla par douzaines; les cornes de bœuf et de vache par mille; le crin de cheval, le suif et la laine par arroba (il k. 484), la laine lavée de Cordova en espèces; la viande sèche et salée, les câbles, la houille, les déchets de peau par quintal; les farines de l'Amérique du Nord par barils de 198 pounds, avoir du poids net (89 kil.); les fromages de Hollande par douzaines; l'eau-de-vie (genièvre) en bouteilles, par douzaines ; le sel par fanega de 290 à 300 libbras (138 kil.) en espèces; la chaux indigène par fanègue de 8 à 8 1/2 libbras (de 3 kil. 600 à 4 kil.}; la chaux de France et de Gènes par 100 libbras; les bois merrains, et notamment les bois venant de l'Est, par 1,000 «pies;» les bois à brûler par « pié, » et les carreaux de pierre par yard anglais.
Les marchandises d'importation se vendent à deux et trois mois de crédit, et même plus; les produits indigènes se vendent au comptant.
La France importe dans la République Argentine des soieries, des lainages, des vêtements, de la mercerie, des modes et des vins.
Le courtage sur la 'plupart des articles d'importation est 1/2 °/0; pour la vente des marchandises indigènes, il est de 1/2 et de 1 °/0 pour Tachât. 11 est de même de 1 °/0 pour l'échange.
Le courtage de change est de 1/4 °/0.
Pérou. — Lima-Càllào. — Callao est l'avant-port de Lima. Les liquides, les nouveautés et l'article de Paris sont les principales matières de rimportation française. On peut vendre des armes, même des fusils à silex, des sabres de cavalerie à ceinturon, bon marché ; des peintures préparées, en vert et en blanc, par boites de ferblanc de 12 kilogr. Du zinc en feuilles, du verre i vitres, du papier blanc commun, des papiers peints, des tissus pour vêtements et de la lingerie. Les retours se font en guano, en nitrate de soude, en barres d'argent.
Il y a un rabais de 10 % sur les chargements qui n'ont pas lait échelle, depuis le port de départ.
Les ventes se font, soit pour la réexportation de bord à bord, et alors tous les frais d'enlèvement sont à la charge de l'acheteur, soit en entrepôt pour la consommation. Les liquides et autres articles de première nécessité se tndtent communément à bord.
Le terme ordinaire des ventes est de six mois, mais il n'est jamais rigoureusement observé. Les débiteurs arriérés supportent l'agio à raison de 12 */•
l'an. Le taux de l'intérêt se règle d'ordinaire à 16 °/e. La commission sur vente de toute marchandise consignée est de 5 °/0; sur les marchandises retirées par les consignés, ou délivrées sur leurs ordres ou réexpédiées, 2 1/2 °/6; la garantie de paiement de toutes ventes, même opérées au comptant, est de 2 1 /2 °/0. Les consignât aires» outre le temps de vente, ont trois mois pour leur remise. Le droit de magasinage est de 1 %» outre celui de la douane, sur les marchandises vendues à l'acquitté. De plus, la marchandise paie les frais d'agence au Gallao pour débarquement et mise en douane, livraison à bord ou en douane et dépêche en douane.
Les conditions des maisons françaises de Lima sont les suivantes : Commission d'achat de retours en marchandises quelconques, 2 1/2 °/0; de matières d'or et d'argent et d'achat ou de vente de traites sans garantie, 1 °/0; d'acceptation ou de recouvrement de créances ordinaires, 1 %>; de créances contentieuses, sans poursuites, 5 °/0 et 10 °/0 avec poursuites.
Chili* — Valparmso. — Les marchandises importées se vendent généralement en douane et à 6 moi*, excepté le sucre qui se vend à 8 et 10 mois. Il n'y a d'autres frais que ceux du débarquement et du dépôt en douane. Les marchandises du transit se vendent de même et à 6 mois. Pour l'exportation les cuivres et minerais, les cuirs et les froments se font au comptant; les farines, à 6 mois; les salpêtres, au comptant, livrables à Iquique. L'orge, tantôt à tanne, tantôt au comptant.
L'intérêt courant de la place est de 12 °/0> et si Ton escompte les factures, on le fait sur ce pied.
L'acheteur paie les frais de magasinage d'une grande partie des produits chiliens.
Les commissions de vente sont de 7 1/2 sur les marchandises de l'étranger en général, de 5 % sur les marchandises américaines, françaises, espagnoles, italiennes et anglaises aussi lorsqu'il n'y a pas de remboursement ; de 2 1/2 °/0 de garantie, de 1 °/o pour droit d'agence à Santiago, de 1 °/0 d'emmagasinage pour ce qui est expédié en douane, de 1 %> pour vente de titres de l'État et d'actions des compagnies, de 6 °/, pour vente des marchandises du pays, ducroire compris, de 5 % pour vente de marchandises de la côte avec 2 1/2 °/0 de ducroire; de 1/2 °/0 sur la vente de l'or et de l'argent en barres, de 1 °/0 sur la vente de cuivre en saumons, de 2 °/0 sur la vente des minerais de cuivre ou d'ar*gent et de 1 °/Q d'intérêt mensuel pour tous débours.
11 n'y a que demi-commission sur la livraison des marchandises consignées quand il n'a pas été fait d'avances.
La commission d'achat est de 2 1/2 °/0 sur marchandises du pays, achetées au comptant, de 5 % à crédit; de 1 %> P°ur l'or et l'argent, au comptant, et de 1 °/o sur retour en lettres de change ou en espèces, pour solde des comptes de vente sur marchandises françaises.
Uruguay. — Montevideo. — Les droits d'importation qui sont perçus à la valeur, varient de 5 à 25 %>} les farines payent un droit spécifique, gradué d'après une échelle mobile qui suit les mercuriales, le sel, 2 réaux par fanègue, le tout sans préjudice de droits additionnels. Les cuirs bruts et autres
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dépouilles du bétail sont admis en franchise, ainsi que Uns les i outils, machines, livres et imprimés.
A la sortie, les cuirs de bétail et de cheval ont à payer un droit de reconnaissance; tous les autres produits du pays, excepté les viandes salées, qui ne doivent rien, 5 •/• du prix du marché, y compris i »/0 attribué au ^— -fa*
Les marchandises étrangères transbordées sur des navires de moins de 1 50 tonneaux, pour être expédiées à destination d'autres ports de l'Uruguay ou du Paraguay, ne payent que i •/„.
Haïti. — Post-au-Prince. — Les poids et mesures employés à Haïti saot l'aune, qui vaut i m. 188; le pied, 0 m. 325; le pouce, 0 m. 027; la ligne, 0 m. 002; le pied carré, 10 décim. c. 55.21 ; le pouce carré, 7 cent c 32.78; — le quintal, 48 kiiogr. 950; la livre, 0 kilogr. 489; l'once, 30 gr. 59; le marc, 244 gr. 7; — le gallon, 3 litr. 785; la pinte, 0 Htr. 931.
Les droits de douanes sont de deux sortes, les uns affectant l'importation ou l'exportation, les autres affectant le corps des navires. Les droits fixes d'importation et les droits de consignation, de tonnages, de wharfage (quai), de pesage, ainsi que les 10 centièmes additionnels par gourde (54 cent, pour 5 fr. 40) actuellement existant sur le wharfage et le pesage sont payés en monnaie étrangère. Le droit de consignation est perçu sur le montant total du droit fixe d'importation desdites marchandises à raison de 6 % pour les consignations aux maisons de commerce étrangères et de 2 •/© pour les haïtiennes. Le droit fixe d'importation et le droit de tonnage ont été naguère augmentés d'un droit additionnel calculé sur le montant total desdits droits, à raison de 10 •/•* payables en monnaie étrangère sur le* marchandises et bâtiments do pays qui n'ont pas d'agents consulaires dans 111e.
Sous le gouvernement de Soulouque, six ports seulement étaient ouverts au commerce étranger : Port-au-Prince, le Cap Haïtien, Jacmel, les Gonaives, ks Caves, Jérémie. Depuis l'avènement du général Geffrard on a ouvert les ports d'Acquin, de Miragoane et de Saint-Marc. Tout le commerce de détail est absolument dans les mains des indigènes.
La vente se fait à 6 ou 12 mois; on commence à prendre l'habitude du comptant. Les courtiers prélèvent une commission de 1/2 •/•• Les encanteurs publics prennent, pour droit de vente, 5 °/o dont la moitié est pour le Trésor.
Nouvelle-Grenade. — Bogota. — Carthagéne. — Saikte-Mauthe. — Grâce à la persévérance de quelques maisons françaises, notre commerce se développe dans la Nouvelle-Grenade. On y peut placer des produits de toute espèce en échange desquels s'exportent les bois de teinture, le quinquina, les bois d'ébénisterie, des écailles de tortue, des peaux, du coton, du café et du rhum.
C'est sur Sainte-Marthe que se dirigent la plupart des navires français. Le principal port du pays est Carthagène. Port d'entrepôt depuis 1826, Cartbagène jouit de la franchise absolue depuis 1856. 11 n'y est plus perçu qu'une taxe unique sous le nom de droit de tonnage. Les navires de moins de 100 tonneaux paient 40 centièmes (2 fr.) par tonneau. Au-dessus de ce tonnage, on paie 20 centièmes (i fr.) pour chaque centaine de tonnes. Sainte-Marthe est l'entrepôt naturel du bassin de la Magdelena et parait devoir prendre one
grande importance. On y trouve à prendre du cacao, du coton, du café, du sucre, du tabac, du baume de Tolu, des bois de teinture, des cuirs, des monnaies d'or et d'argent, du platine et des émeraudes.
Nouvelle-Grenade. — C'est dans la Nouvelle-Grenade que se trouve l'isthme de Panama et le chemin de fer qui relie entre eux les deux océans. Sur l'océan Atlantique est le port d'Aspinwall; sur l'océan Pacifique, le port de Panama. Le Dictionnaire du commerce donne, à l'article Aspinwall, le tarif du fret de passage par le chemin de fer, et à l'article Panama, des renseignements bien plus étendus, tant sur ce chemin de fer que sur les lignes de navigation.
Caracas. — Le Venezuela est l'une des contrées de l'Amérique du Sud qui offrent le plus de variétés de produits naturels : plantes médicinales et industrielles, bois de tous genres, fruits, taoac, sucre, café, cacao surtout. On y importe les articles suivants : Tissus de coton, de laine, de lin, de soie; fils de toute espèce, dentelles, quelques fleurs artificielles; chapeaux d'homme et de femme; confections et vêtements, bottes et souliers, peaux tannées, bijouterie fine et fausse, meubles et ustensiles, glaces, ferronnerie et quincaillerie, outils, verres et cristaux, faïence, parfumerie, livres, papier à écrire et registres, droguerie, médicaments, cire, savon, comestibles, fruits secs, blés en grain, farine, poudre à canon, tabac, cigares et cigarettes, huiles, liqueurs, eaux-de-vie, bière et vins.
Caracas, la Guayra et Maracaïbo changent ordinairement à trois mois après vue sur les places indiquées ci-après aux conditions suivantes : Hambourg, à raison de 4 peso macuquino pour + 36 1/2 schillings — Londres, à raison de 4 livre st. pour + 6 pesos et 4 réaux ou de 4 peso + 40 pence sterling. — New-York, à raison de 100 dollars pour + 99 4/2 dollars, ou 400 dollars pour + 134 pesos. — Saint-Thomas, à raison de 400 piastres d'or ou monnaie de l'île pour +425 pesos — Paris, à raison de 4 peso macuquino pour — 4 francs.
Le Code de commerce français sert de base à la législation commerciale. Les marchandises d'importation se vendent avec un crédit de 2 à 6 mois, et même plus; les marchandises d'exportation sont payées comptant. Le droit de commission pour vente de marchandises importées est de 5 °/0, et de 2 4/2 % pour la vente des produits indigènes. De même pour achat en retour. Il est de 1 % pour encaissement, de 4 % pour expédition, de 2 4/2 °/o pour encaissement garanti et de 2 4/2 % pour achat de lettres de change.
On compte la tare réelle. Toutefois, sur le beurre et la graisse fondue, on
compte 20 % et, quand les tonneaux sont garnis de chaux, 25 •/© de la tare.
Guatemala. — San-Jose de Guatemala. — La ville de Guatemala étant
dans les terres, c'est dans la rade ouverte et à peine encore habitée de San-
José, sur l'océan Pacifique, que s'opèrent les débarquements.
Une agence y est établie. Par colis pesant moins de trois quintaux espagnols, lorsqu'elle fait l'avance du fret de mer, elle prélève une commission de 6/8 de réal par arrobe et 5/8 sans avance de fret. La commission s'élève considérablement, au delà de ce poids, parce que le transport des gros colis est très-difficile, de cette rade à Guatemala qui n'en est pourtant éloigné que de 420 kilom. Le fret de San-José à Guatemala est, en moyenne, de 4 fr. 25 par arrobe, non
compris lesdroits dédouane, une taxe de péage de 4 réaux pararxobe doatli moitié est payée par le voiturier, un droit de magasinage d'un réal par arrebt et enfin un droit dit de subvention de guerre, d'une piastre par 6 arrote.
De Panama à San-José le fret est de 94 fr. 50 la tonne.
Les liquides et les comestibles peuvent payer les droits de douane à San- José. Toutes les autres marchandises doivent être conduites à Guatemala
L'indigo, la cochenille, quelque cacao de choix, le caoutchouc, la salsepareille, la vanille et le quinquina sauvages, les bois de teinture et d'ébénisterie, l'acajou surtout, et les cuirs sont les articles d'exportation.
Equateur, — Guyàquil. — Indépendamment des droits d'entrée il y a à payer dans ce port un « derecho de peso, » mais il est insignifiant.
Les droits doivent être payés dans un délai de 10 jours lorsque la somme est au-dessous de 100 piastres; on accorde 30 jours pour une somme de lOûi 500 piastres, et 4o jours pour une somme de 500 à 2,000. Quand il s'agit de 6,000 à 12,000 piastres, on obtient 100 jours et 150 jours au-dessus de 12,000.
Voici les articles que la France importe dans l'Equateur : vins, noter ies, verres, cristaux, tissus de laine, huile d'olive, eaux-de-vie et liqueurs, acide stéanque ouvré, vêtements et lingerie, ouvrages en peau et en cuir, parfumeries, médicaments, papier, livres, gravures, tissus de soie, ouvrages en métaux, produits chimiques, mercerie, fruits. L'Angleterre a, pour ainsi dire, le monopole de la vente des tissus de coton, des draps et de la quincaillerie.
On exporte de l'Equateur beaucoup de cacao ordinaire, des chapeaux de paille et quelques produits naturels. Les marchandises du pays se payent ordinairement en espèces au moment de la livraison. Les chapeaux de paille 9e règlent souvent à six mois de terme et on donne 1 % d'escompte par mois a l'époque du payement est avancée.
Gosta-Rica.- La capitale de l'État est San-José dont le port est Punta- Arenas.
La France y importe fort peu de chose, mais elle en tire du café en assex grande quantité, du sucre et des cuirs. Elle pourrait y introduire des lainages, de la quincaillerie, des meubles d'usage. *
Pnnta-Arenas est port franc ; la douane est établie, dans l'intérieur du pays à environ 28 kilom. de San-José, dans un lieu nommé Rio-Grande.
Paraguay. — Assomption.— Le port de l'Assomption est formé par un bras du fleuve Paraguay. Presque tout le commerce du pays se fait par Buenos- Ayres et au moyen du cabotage. Il faut près de trois mois pour les petit» bâtiments à voiles, tandis qu'il ne faudrait que cinq ou six jours à un servi» de steamers approprié à la navigation fluviale. On peut arriver à l'AssompboD avec un tirant d'eau de 2 m. 70 ; mais pour ne rien craindre et marcher vite, le tirant d'eau ne doit être que de 1 m. 20.
Les trois quarts des importations à faire au Paraguay sont des articles manufacturés, notamment des articles de coton et de laine, des chaussures, de la mercerie, quelques soieries et de la quincaillerie. On importe aussi de h farine, du sucre et du sel, le tout chargé d'un droit de 20 à 25 % de la valeur.
Les matières d'exportation sont le maté ou « thé du Paraguay, » le tahac, les cuirs, les crins et le coton, qui payent un droit de sortie, de 5 à 20 */* Le
cigares sortant en franchise, Naguère tons les haUota étaient enveloppés de cuir, mais on commence à employer la toile d'emballage.
Hoadwai». — La capitale du pays est Comayagua ou Yalladolid. Elle est située au milieu des terres. Omoa et Truxillo, qui ont de bons ports, sont les deux places Jes phis commerçantes de la République, mais on n'y reçoit guère les produits de l'Europe que par l'intermédiaire des Anglais qui les tirent de leur dépôt de Balize, établissement colonial occupé par eux sur l'océan Atlantique, depuis la fin du siècle dernier.
Le pays de Honduras est naturellement trèwicbe et sera un jour trèsflorissant.
Les bàtMaaents qui sortent des ports de l'État avec un chargement de produits agricoles ne paient que la visite de santé, la piastre d'ancrage et la quittance des droits de douane. A demi-chargement, l'exemption n'est que pour la moitié du tonnage. Le droit de douane est une taxe générale de 20 %. En outre les marchandises importées par mer, moitié en numéraire, moitié en papier, payent 4 réaux (2 fr. 70) par colis et i réal par arrobe, le tout en espèces. Il y a des marchandises privilégiées, Le droit de transit est de 6 %•
mmm Salvador. — La Union. — C'est un des plus beaux ports de la mer Pacifique. Le Salvador y a son entrepôt, et le Honduras et le Nicaragua s'y assortissent. On y importe d'Europe des étoffes de coton, de laine, de soie, de l' eau-de-vie et des articles de vêtement ou des meubles. Les articles d'exportation sont l'indigo (par surons de 69 kilog.), les cuirs, le tabac, les cigares, l'argent, l'or, le baume, la poudre, le caoutchouc, de l'amidon, du riz, du sucre et qnelques tissus légers.
Nicaragua. — Le commerce extérieur actuel de ce pays se Hait exclusivement par la mer des Antilles. Cinq ou six navires par an y suffisent et y apportent pour 60 ou 80,000 fr. d'articles des manufactures d'Europe. C'est pourtant l'une des régions de la terre où l'avenir verra sans doute se créer de grandes fortunes. On pourrait déjà y créer des établissements, ne fut-ce que pour l'exportation des produits naturels.
Ile» Aundwleb. — Honolulo. — Le taux de commission ou de consignation est de 5 % sur le chiffre des ventes, et celui du ducroire, de 2 1/2. Les affaires se traitent généralement à six mois de tenue avec escompte de 6 */0. En payant comptant, l'escompte est de 12 %, comme l'intérêt annuel. Le mode de la vente à l'encan est uii moyen pour tirer bon parti d'une cargaison. Le droit d'encan est de 5 °i0, mais la commission est alors diminuée de 2 °/0. Le total des frais ne va guère au delà de 17 et 20 %. Il y a, d'ailleurs, une chambre de commerce pour les régulariser.
Le change est en général au pair, mais vers la fin de l'année, à l'époque des relâches de baleiniers, il peut s'élever jusqu'à 15 %• Létaux de l'assurance pour tout l'archipel est de g Va- Les retours se font ou en huile de baleine, quand on rencontre (es baleiniers, ou en achats faits sur la côte occidentale de l'Amérique, et, par exemple, en guano.
Tunis. — Des droits de sortie sont acquittés à Tunis pour tous les ports
de l'ÉUt, sur taskmret ou permis d'exportation délivrés par le bey. Pour te
animaux vivants il faut des permis spéciaux.
Les monnaies d'or sont le boumia qui vaut 100 piastres, le boukamrin, 50; le bouacherim, 20; le bouachra, 40. Les monnaies d'argent sont le bovkamœ qui vaut 5 piastres, le bouarba qui en vaut 4, le boutléta, qui en vaut 3, k bourialin, qui en vaut 2. Le bowrial est la piastre elle-même, valant de «5 à 75 centimes de France.
Les monnaies de cuivre sont le bourbôo ou quart de piastre, ou pièce de 4 caroubes; la bou&sette, qui vaut 2 caroubes, moins un fels, ou six aspres; le caroube, qui vaut 3 aspres; l'aspre qui vaut 2 fels.
La mesure de longueur est la coudée (draa) ou pt'fc, qui est arabe et vaut 0 m. 49 pour les étoffes indigènes et qui est turque'et vaut 0 m.64 pour les étoffes étrangères. L'unité de poids est le rotol ou livre de 508 grammes, divisé ea 46 oukiya ou onces de 34 gr. 8. Le caniar (400 rotol) compte pour an demiquintal métrique. Dans les matières précieuses, la livre vaut 625 grammes. Le mithcal, pour l'or, vaut 4 gr. 448.
Les mesures de capacité sont, pour les liquides, la kolla d'environ 40 litres, la bioua, de 35 à 40; le haftz, qui, pour les grains vaut 460 nibas et 20 pour la chaux. L'huile se mesure au motor dont la capacité varie. Les graines se vendent au saa, charge qui pèse 425 kilogrammes.
Tripoli. — Les monnaies turques ont une valeur officielle à Tripoli. On s'y sert aussi du Rial sebili de Tunis qui vaut 3 piastres turques. Le mithcal draham, monnaie de compte, vaut 9 riais ;6 fr. 21 au cours de 24 piastres 3/4 pour une pièce de 5 fr.). Le commerce tripolitain emploie, en outre, le mithcal draham d'insalah qui vaut 2 fr. 76 c. celui de R'at qui vaut 5 fr. 47 c. et le rial de R'at qui vaut 3 fr. 45 ou 5 riais de Tunis. Le sao, mesure pour les grains, vaut 4 okkas ou 5 kilogr. Pour tout le reste, c'est comme à Tunis.
Les marchandises qui ont acquitté les douanes à Tripoli entrent franches de droits à R'damès ou on les convoie à dos de chameau, en 44 jours, au prix de 8 riais (5 fr. 52 c.) le cantar (49 k. 760).
Maroc. — En vertu d'un traité conclu en 4856 avec l' Angleterre, et par conséquent applicable aux nations favorisées, les tarifs d'entrée sur les marchandises importées ne peuvent excéder 40 %> de la valeur au lieu de débarquement, et, ce droit une fois payé, on peut les transporter par mer d'un port à un autre. 11 y a des droits nombreux à la sortie.
Quand les droits de douane sont payés comptant, en espèces, on jouit d'une remise de 42 à 25 */„. Les négociants indigènes obtiennent de très-longs crédits.
Les règlements en douanes avec les étrangers se font principalement soit en piastres d'Espagne ou « douros, » valant de 5 fr. 40 à 5 fr. 60 et divisée, comme presque partout en 400 centièmes, soit en monnaies françaises de 20 fr. en or, admises au pair, et de 5'fr. en argent qui, en 4842, valaient à peine 46 onces, et qui, aujourd'hui, l'once ayant baissé, en valent 20 ou 24.
Le cantar de douane pèse de 53 kil. 70 à 54 kil. dans les ports du Sud vMogador, Safi, Casablanca, Mazagan), et 50 kil. dans les ports du Nord (Rabat, Larache, Tanger, Tétuan). Il se divise en 400 rolte ou livres. On emploie ea
outre, entre particuliers, le grand quintal divisé jen igO livres et pesant 80 kilog. 727 gr.
La mesure de capacité la plus usitée est la fanègue, évaluée de 53 à 56 litres, si elle est rase, et, si elle est comble, de 72 à 74. *
Libéria. — Monrovia. — En conséquence du traité conclu avec la France, la République de Libéria, dont Monrovia est la capitale, a fixé ainsi les droits à l'importation : bière, aie et porter, 6 °/0 de la valeur ; eaux-de-vie, cordiaux et spiritueux, 53 fr. l'hectolitre ; genièvre, rhum et whiskey, 35 fr.
31 Thectolitre; vins de Bordeaux, 6 % ; autres vins, 53 fr. l'hectolitre. Les articles non dénommés paient 8 °/0.
A l'exportation, l'or et l'argent monnayé paient 5 °/0 ; l'huile de palme (0 fr. 74 c. l'hectolitre), et les articles non dénommés, 2 °/o On tire de la République de Libéria de l'huile de palme, du bois de campêche et de l'ivoire. On y importe des étoffes de coton, de la quincaillerie, de la poterie, de la poudre à tirer, du tabac, des liqueurs, des vins, des bois et des planches.
Touaregs (les). — En traitant avec les Touaregs, la France essaie de pousser son commerce du côté de Tombouctou.
Voici, rendus à R'damès, les prix, récemment constatés, des principaux articles qui s'y vendent : Quachbaba. sorte de blouse d'étoffe de coton, très-forte, avec dessins de soie à jour, tissu très-durable, blanche — de 1 5 à 20 riais (de 10 fr. 35 à 13 fr. 80 c.) — noire, ou bleu foncé soie, 40 riais ,27 fr. 60),
— noire sans soie, 45 riais (40 fr. 35).— Nouro, sorte de haïk épais, à raies blanches et bleues et petits dessins, de 25 à 30 riais de (34 fr. 50 h 44 fr. 50).
— Seronal ou pantalons d'étoffe solide, teinte en bleu et déteignant, de 40 à 42 riais ,de 6 fr. 90 c. à 8 fr. 28) — Haouli chata, haïk de coton solide, blanc avec raies d'un tissu plus lâche, pour les femmes, de 28 à 30 riais (de 49 fr.
32 c. à 20 fr. 70 c.N Gomme arabique, le cantar, 400 riais v69 fr.ï. Djouza sahraouiga, graine condimenteuse, le cantar, 200 riais (438 fr.). — Gourou, qualité supérieure à celle du soudan, la noix, d'un tiers de rial à 3 riais (de 0 fr. 23 à 2 fr. 07 c). — Or façonné en ornements (el khores), le mitskcal (4 gr. 27) de 45 à 48 riais (de 40 fr. 35 à 42 fr. 42). — Or en poudre <teber), 4/2 rial (0 fr. 34) en sus du prix courant du khores. L'or est la spécialité du commerce de Tombouctou. On y vendrait des cotonnades, des verroteries, des épices, des miroirs, des soieries, des essences, du corail, des armes, de petits meubles, des métaux travaillés.
Chine. — Péking. — Canton. — ■ Shanghaï. — La monnaie que recherchent les Chinois, c'est la piastre espagnole, à l'effigie de Charles IV, qui a régné de 4788 à 4808, piastre que Ton fabrique encore pour cet usage.
On vend à Canton et à Hong-Kong à deux mois. Ce terme est escompté moyennant 2 %. Les ventes se font généralement au comptant à Shanghaï, à Emouï, à Ning-po, à Soua-to.
Les conditions d'achat sont différentes, suivant les maisons. Les conditions ordinaires sont les suivantes : commission de vente, de 3 à 5 0/o> de vente d'opium et de navires, de 2 4/2 à 3 °/0; ducroire, 2 4/2; commission d'achat, de 3 à 5; commission d'achat en retour, 2 1/2 ; pour encaisser le fret, 4 °/0; pour procurer du fret, de 4 à 5 ; commission sur les avances faites aux capi-
S46 TRAITÉS Dfc COMMERCE.
taines de navires, 2 4/2; commission de vente de traites <m de piastres, de 4,2 ai; commission de vérification de monnaies, de 4/4 à 4/2 %; perte sur les monnaies 4,2 °/©; intérêt en compte courant, 9 ; courtage 4/2. Le courtage pour l'opium est payé à la fois par l'acheteur et le vendeur. '
Les liquides se vendent au poids. Il y a bien 'trois mesures d'an usage général, mais leur capacité est réglée sur le poids moyen de liquide qu'elles peuvent contenir, 2, 4 et 8 liang.
Les bois pour l'ébénisterie et la tabletterie se vendent au poids; les bois de charpente et de chauffage, à la poutre ou à la bûche.
L'opium s'achète par caisse de deux étages, divisés en vingt compartiments, qui contiennent chacun une boule d'opium. La caisse pèse environ 100 catbs.
Le mode d'emballage des articles d'exportation de Chine est rëglé par l'usage : ainsi une caisse contient 5S pièces de soieries ou 4 ,000 paires de bracelets de faux jade ou 400 pièces de nankin ou 4 pikul de rhubarbe, ou de 65 à 85 livres de thé. Il est donc essentiel pour ces détails et pour d'autres, de se référer aux ouvrages spéciaux, comme ceux de M. N. Rondot qui a donné au Dictionnaire du commerce tant d'intéressants articles sur les questions chinoises et celui de M. S. Wells Williams.
Perse. — Mascàte. — Les grandes villes de la Perse ne sont pas des ports de mer. C'est le port de Mascate qui fait la plus grande partie du commerce., non-seulement des côtes d'Arabie et de l'Afrique orientale, mais de tout le golfe Persique Les principaux articles qui s'y traitent sont les amandes, les blés, les raisins secs, les pistaches, l'assa fœtida, la gomme ammoniaque, la gomme de Perse, le salpêtre, le galbanum, le coton, le sel, l'aloès de Socotora, le soufre, la gomme copal, l'encens, le noir de galle, le café, le poivre, l'indigo, la cannelle, la cardamorie, le sucre, le riz, le bois de sandal, les bois de construction, les laines, peaux, écailles, soies grèges, les perles d'Onnuz, les plumes d'autruche noires. Les produits fabriqués sont les cotons blancs anglais et américains, les cotons imprimés et draps anglais, les châles de l'Inde, les soieries de Chine, les ornements et les broderies d'or et d'argent.
La monnaie de meilleur cours et la plus abondante est la piastre autrichienne à l'effigie de Marie-Thérèse. Elle Vaut invariablement 4 f mahmoudis 4 /2 blancs, monnaie de compte Les monnaies effectives sont le peisa et le ghass ranz. Douze peisas ou 20 ghass-ranz font tin mahihoudi et environ 430 peisas, nue piastre. La valeur de la piastre, en cette monnaie de cuivre, est appelée un mahmoudi noir. Presque toutes les valeurs "sont estimées sur la place en mahmoudis. Le café, l'indigo de Calcutta, le blé sont estimés en piastres.
Un maund de Mascate est le poids de 4 44 piastres et fait un peu moins de 4 kilogrammes ; c'est le maund de la douane ; celui du bazar est un peu moindre. Presque toutes les denrées sont appréciées au poids de 42 maunds; 60 maunds valent 4 kandi et 80, un bahar. Le bois, le soufre, le copal s'estiment par kandys ; les dattes et le sel, par bahars.
Un ferren, mesure de capacité, contient 6 maunds de blé, et 24 sedios font un ferren.
ftlam. — Bangkok. — Jusqu'au récent traité de commerce les affaires entre le royaume de Siam et l'Europe se sont presque toutes traitées par Pin-
terroédiaire des maisons de Singapore, qui emploient des agents indiens ou chinois. ,
Les mesures de longueur du royaume de Siam sont le niou (peu ce), qui vaut 0 m 02002; le keub (empan) qui vaut 12 nious v0 m. 24025); le sock # keub), 0 m. 4805; le fcen ou sen (2 socks, unité agraire) 0 m. 96i ; le vouah (2 ken), 1 ra. 922;le juta (100 ken), 96,100 mètres.
Pour mesurer le riz et le sel, on emploie une mesure contenant 22 pkuls ou 1,330 kilogr% (riz) et 23 piouls ou 4,512 k. (sel). Le pioul se divise en 50 catties, et vaut 60 k. 4785; le catty siamois vaut 2 cattyes de Chine ou 20 tehls, (1 k. 20957) ; le tehl ou tuil vaut 4 batts {0 k. 080478) et le batt ou tiail, Ok. 015119.
Pour l'or et l'argent le tical équivaut à 4 mlungs (15 gr. 292); te salung à 2 fuange (3 gr. 823). Le fuang vaut donc 1 gr. 9115.
Monnaies. — Les comptes se tiennent en batts ou ticaux de 4 salungs, valant 3 fr . 056. Le salung vaut 0 fr. 764 ; te fuang (de 800 kauri$),<0 fr. 382, et le kauri ou bias, 0 fr. 0004775. Le picul vaut, en monnaie, 2,444 fr. 80; le catty de 80 batts, 244 fr. 48. 11 y a encore le p'hainung de 2 kauris qui vaut 0 fr. 0009550, et le songp'hais de 2 p'hainung, 0 fr. 00191. Toute monnaie est donc un poids. La piastre'est comptée pour 7/4 de tical.
Les marchandises européennes se vendent à trois mois de crédit et les produits naturels du pays, au comptant.
«lapon. — Nangazaki-Ohozaka. — L'unité pour les mesures de longueur est appelée sasi ou pied. Le kane-sasi dont l'usage est journalier équivaut à 303 millim. Le soun (10e de sasi ou syak), vaut 0 m. 0303; leboun (100e),
0 m. 00303,1e rin (i,000«), 0 m. 000303. Le ken vaut 6 sasi ou syak et 3 soun, c'est-à-dire 1 m. 909; c'est à peu près notre ancienne toise.
Les mesures de superficie sont basées sur le pou ou ken carré, qui vaut 3 m. c. 64 d. 43 c. Le se est un rectangle de 5 sur 6 pou, ou de 108 m. c. 32 ; le tan, de 20 sur 15, ou de 1,083 m. c. 29, et le tsyô, de 60 sur 50 ou de 10,832 m. c. 90, presque notre hectare.
Les mesures de capacité sont des multiples ou des sous-multiples décimaux du syô qui vaut 17 litres 4 décilitres. Le gô vaut 1 litre 3/4; le syak 7/40 de litre; le tô, au contraire, 174 litres; le kok, 1,740 Une balle de riz ou pyô vaut 35 syô ou 6,090 litres.
On ne connaît pas encore très-bien le système des poids japonais. Toutefois on admet que 1 mon-mè vaut 1 gr. 75 ; 1 poun, 0 gr. 175 ; 1 rin, 0 gr. 0175 ;
1 fyak-mé, 175 gr. ; 1 kin (ou livre), 280 gr.; 1 kwan-mè (ou 6 kin 1/4), 1 kil 750 gr.
la principale monnaie d'or appelée koban doit valoir 1 9 fr. et Yitsi-bou qui se divise en moitiés et en quarts, 5 fr. 80 cent. Ces monnaies sont un alliage d'or et d'argent, par parties presque égales. La monnaie d'argent est presque pure. Les pièces Kryo) valent ! fr. 97 cent. La monnaie de cuivre (mon) vaut 3 cent, et demi.
Le papier-monnaie hollandais est admis dans les villes de commerce.
Annam. — Hué-Saigon. — La mesure de longueur est la coudée, appelée thouoe ou théoc ; elle se divise en 10 tac, le tac en 10 phdn et le phan en
548 TRAITÉS DE COMMEHCE.
40 li. Le thouoc des marchands est de 64 centimètres, et celui des arpenteurs de 48 4/2. Celui des douanes maritimes est de 42.
On se sert, du reste, généralement des mesures siamoises et chinoises, surtout des premières.
L'unité de poids est le can de 624 gr. 80. lise divise en 16 luong, le luong en iO dong, le dong en 10 phân, le phun en 10 tt, le li en 40 hao, le hao en iO hot.
11 y a de belles monnaies indigènes ; mais la piastre à colonnes des Espagnols est la monnaie de commerce la plus usitée. Le change est, pour 100 piastres, de 500 qudn annamites et de 5 ticaux siamois.
Hué-Saigon. — Les principaux articles d'exportation de l'Annam sont te riz, le sucre (plus de 20 millions de kilogr.), la soie grége, les huiles, le peaux, le sel, les poissons, le tripang (holoturies), les nids d'hirondelles, les ailerons de requin, la gomme gutte, les dents d'éléphant, les cornes de buffles et de rhinocéros, la cannelle, les gommes, les résines et les bois. Les articles d'importation sont : l'opium, les tissus de coton, de laine et de soie, le thé, les armes, les munitions de guerre, la quincaillerie, la porcelaine, le papier, les épices, le cuivre, le fer, l'étain. Nos lainages, nos armes, nos vins, et nos articles d'ameublement peuvent s'y vendre très-aisément.
LISTES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES PRINCIPAUX ARTICLES TARIFÉS DANS LES DIFFÉRENTS PAYS.
On ne s'attend pas à trouver ici un catalogue alphabétique et complet de tous les articles et -de tous les tarifs, catalogue auquel plusieurs volumes ne suffiraient pas et qui serait à peine dressé qu'une partie des renseignements donnés ne seraient plus exacts. C'est en étudiant de près les tarifs de tous les pays que Ton se persuade de la nécessité qu'il y a à ce que les gouvernements imposent moins d'articles. La confusion est extrême au milieu de tant de taxes et de tant de taxes toujours changeantes. Les Annales du commerce extérieur sont la source où il faut puiser, si l'on a besoin des détails complets.
Les extraits que nous donnons ne concernent que les articles dont le commerce français peut avoir le plus d'intérêt à s'occuper. Nous n'avions, naturellement, rien à extraire des tarifs qui sont tout entiers imprimés dans notre volume, comme annexes des traités principaux. Pour quelques pays nous avons indiqué des prohibitions, des franchises et des droits de sortie, lorsqu'il était facile de le faire d'une façon brève.
Argentine (Confédération).
Acier brut 5 %• — Blé, l'hectolitre, 14 fr. 33. — Charbon de bois 5 •/„. — Cordonnerie 5 %• — Farine, les 50 kilog., 8 fr. 6*. — Fer, cuivre, plomb 5 %. — Habillements confectionnés 20 %. — Harnais 20 %. — Huile d'olive 20 %. — Liquides 25 %• — Livres, exempts. — Machines 5 •/©. — Papier 15 %• — Plâtre 5 •/<>• — Soie à coudre 12 •/©• — Soie tissue 5 °/0. — Tissus de chanvre, de coton, de laine 5 %.
Autriche.
^L'union douanière autrichienne comprenait, avant les événements de 4857 et de 1859, l'Autriche, Modène, Parme et la principauté de Liechstenstein, qui, seule, n'en a pas été détachée).
11 y a un tarif spécial pour la Dalmatie (i#r mai 1857).
Acier à ouvrer, les 100 kil., 13 fr. 05. — Acier filé ou poli, les 100 kil.,
26 fr. 10. — Bois de teinture, exempt. — Cacao brut, les 100 kil., 40 fr. — Cacao broyé, les 100 kil., 52 fr. 50. — Café torréfié, les 100 kil., 52 fr. 50.
— Chanvre, les 100 kil., 0 fr. 26. — Charbons, les 100 kil., exempts.— Coton cardé, les 100 kil., 2 fr. 65. — Cuirs, les 100 kil., exempts. — Ean-devie, les 100 kil., 40 fr. — Fer brut, les 100 kil., 2 fr. 10. — Fer affiné, les 100 kil., 10 fr. 50. — Ferblanc, les 100 kil., 26 fr. 25. — Fils de coton écrus, les 100 kilos, 26 fr. 10.— Fils de coton blanchis, les 100 kil., 52 fr. 20. —Fils de coton teints, les 100 kil., 6* fr. 25. —Fils de lin écrus, 13 fr. 05.— Blanchis, 39 fr. 15. — Teints. 65 fr. 25. - Fils de laine écrus, les 100 kil., 26 fr. 10. — Fils de laine teints, les 100 kil., 65 fr. 25. — Fonte brute, les 100 kil., 5 fr. 25. — Garance, les 100 kil., 0 fr. 52. — Huile d'olive, les 100 kil., 15 fr. 75. — Huiles grasses, les 100 kil., 65 fr. 75. — Indigo, les 100 kil, 3 fr. 92. —Lin, 0 fr. 30. — Livres, 15 fr. 66. — Papier commun, 15 fr. 66. — Papier fin, 39 fr. 15. — Plomb brut, 10 fr. 44. — Plomb coulé. 26 fr. 10. — Quincaillerie moyenne, 322 fr. — Sucre brut, 31 fr. 50. — Sucre raffiné, 65 fr. 75. — Thé, 78 fr. 75. — Tissus de coton communs, 210 fr. — De coton fin, 526 fr. — De lin très-communs» 78 fr. 75. — De lin demi-fins, 393 fr. 75. — De Un très-fins, 1,312 fr. 50. — De laine fins, 787 fr. 50. — De laine très-fins, 1,312 fr. 50. — De soie communs, 787 fr. 50.
— De soie fins, 1,312 fr. 50. — Vins en bouteilles, 65 fr. 75. — En cercles, 52 fr. 20.
Bolivie.
Boissons 36 %. — Bonneterie 28 %. — Étoffes de laine 18 %• — Horl gerie 28 %• — Lampisterie 28 %>. — Lits de fer 28 %. — Livres 6 #/o. — Mercerie, miroirs, meubles 28 %. — Papier 8 •/„. — Poterie 8 •/•• — Quincaillerie 6 •/„. — Toile 18 •/•• — « Verrerie et cristallerie 8 •/•• — Les articles non dénommés 28 °/0.
Brésil.
Acide azotique, le kil., 0 fr. 29. — Chlorhydrique, 0 fr. 11. — Sulfurique pur, 0 fr. 09. — Aiguilles à coudre, le kil., 3 fr. 46. — Alcool, eau-de-vie, rhum, etc , l'hectol., 238 fr. 92. — Batiste de coton, le mètre carré, de 0 fr. 22 à 0 fr. 46. — Bougies stéafiques, le loi., 1 fr. 39. — Carrosserie, 30 «/,. — Chandelles de suif, les 100 kil., 32 fr. 49. — Chapeaux d'hommes communs, la pièce, 1 fr. 06. — Autres, 3 fr. 18. — De femmes, ornés, 5 fr. 36. — Cidre, l'hectolitre, 29 fr. 86. — Cordonnerie, bottines ordinaires, la paire, 2 fr. 65. — Soutiers ordinaires, 3 fr. 39. — Coutellerie en général et quincaillerie 30 °/#. — Cravaches et fouets, la. douzaine, 14 fr. 31. — Cuirs vernis, le kil., 2 fr. 89 et 4 fr. 04. — Drap fin, le mètre carré, 3 fr. 08. — Farine de froment, les 100 kil., 2 fr. 71. — Ferblanc en feuilles, les 100 kil., 5 fr. 20. — Fil de fer simple, le kil., 0 fr. 1 1 . — De lin à coudre, 1 fr. 73.— De soie à coudre, 6 fr. 93. — Fromage ordinaire, le kil., 0 fr. 69. — Gants ordinaires, les 12 paires, 6 fr. 36. — Harnais, la pièce, de 12 fr. 72 à 79 fr. 50. — Horlogerie ordinaire, 5 °/#. — Liège, les 100 kil., 4 fr. 33. — Mousseline de laine, le mètre carré, 0 fr. 44 ej 0 fr. 66. — Papier à écrire, le kil., 0 fr. 52, — A imprimer, Ofr. 11. — De tenture, 2 fr. 31 et 3 fr, $6. ^-Po-
terie de terre commune, les 100 kil., 4 fr. 33. — Riz mondé, les 100 kil., 2 fr. 71. — Savon commun, le kil., 0 fr. 17. — Selles d'hommes et de femmes, la pièce, de 6 fr. 36 à 23 fr. 85. — Serrurerie 30 °/0. — Stores peints* en couleurs, la pièce, 4 fr. 77. — Tapis fins, le kil., 3 fr. 46. — Thé, le kil., 2 fr. 60. — Velours de soie, le kil., 34 fr. 66. — Verrerie à vitres, 0 fr. 17. — Vins mousseux en fût, l'hectol., 238 fr. 92. — Secs en lûts, 31 fr. 85. — Vinaigre, 11 fr. 94.
Canada.
Acier, 2 1/2 •/* — Ardoises, 2 1/2 °/0. — Café, les 50 kil., 5 fr. 75 et 20 %. — Chanvre, 2 1/2 %>. - Eau-de-vie, 25 °/0 et 0 fr. 55 c. le litre.
— Farines, 20 %• — Fromages, 20 °/0. — Fruits confits, 30 •/„. — Indigo, 2 °/0. — Livres, 2 1/2 •/,. — Salpêtre, 2 1/2 °/0 — Sucre raffiné, 12 1/2 °/0.
— Vin, 25 °/0 et 0 fr. 15 ou 0 fr. 45 le Utre. — Vinaigre, 30 °/0.
Chili.
Franchises : Acier, aiguilles, animaux, ardoises, argent et or, barils, bois, briques, charbon, ciseaux, couteaux, cuivre en planches, effets à usage, étain, farine, faucilles, fer, fonte, goudron, haches, houblon, instruments de science, limes, livres, machines, minerais, moulins, outils, papier à imprimer, plomb, presses, résines, sacs, salpêtre, serrures, viande salée en barils, zinc. Droits.
— A 2 °/0, argent, bijouterie, orfèvrerie. — A 6 °/0 Fruits secs. — A 15 °/0 soie et soieries. — A 30 % chaussures, coures, étoffe de laine et de laine et coton dite Jerjjas, meubles, vêtements, voitures. — Eau-de-vie, les 12 bouteilles 16 fr. 20. — Vins en bouteilles, 5 fr. 40 et 6 fr. 75. — Vins en fût, le litre, 0 fr. 36. — Tout autre article, 25 %>.
Costa-Rica.
Prohibitions : Armes à feu et munitions de guerre. — Rhum et eau-de-vie de canne. — Franchises : Animaux, ardoises, argent et or en lingots ou monnaies, barils, briques, carreaux, chariots, charrues, guano, harnais, houblon, livres, machines, pianos, plantes exotiques, roues, sacs.
Acier à ouvrer, le kil., 0 fr. 35. — Balances, de 0 fr. 47 à i fr. 88. — Boutons, 1 fr. 17. — Chapeaux en étoffe, 2 fr. 35. — Coton blanc tfil de),
0 fr. 70. Coutils, 0 fr. 84. — Cuivre en feuilles, 0 fr. 47. - Eau-de-vie,
1 fr. 06. — Fer en barre, 0 fr. 58. — Fil de laine, 0 fr. 94. — ^.aine (tissus de), 2 fr. 35 et 2 fr. 93. — Un et chanvre (fil, le kil. 1 fr. 17. — (Tissus communs). 1 fr. 88. —Mercerie (aiguilles, épingles), etc., 1 fr. fi$. — Papier peint, û fr. 30. — Parasols de soie, les 50 kil., 1 fr. — De coton, 0 fr. 25. — Soieries ordinaires, 4 fr. 69 — Souliers et bottes, le kil. 2 fr. $0. — Tissus de laine, le kil. 2 fr. — Verres et bouteilles, 26 fr. — Yins, le kil. 0 fr. 23 et 0 fr. 36.
Cuba.
Farine, le, baril, 52 fr. 9Q. — tylaçhines, exemptes.— Objets manufacturés, 24 i/2 et 30 i/2 °/0. — Riz, 33 1/2 %. — f£n outre, sur tout article, 8 °(0 de la valeur des droits.
Danemark.
Acier, les 100 kil., 3 fr. 84. — Coton filé teint, les 100 kil., 29 fr. 70. — Cuivre .objets en) non poli, les 100 kil., 47 fr. 40. — Poli et taillé, 94 fr. 80.
— Bronzé, verni, 189 fr. 60. — Dentelles de soie, 427 fr. 50. — Eau-de-vk, l'hectolitre, 19 fr. 62. — Garance, 4 fr. 85. — Indigo, 71 fr. 90. — Instruments d'agriculture, 5 fr. 95. — Lin peigné, 17 fr. 85. —Livres, exempts.— Machines, 5 fr. 95 — Papier à lettres, 12 fr. 40. — Papier d'impression, 7 fr. 15. — Porcelaine non décorée, 47 fr. 52. — Décorée, 95 fr. 05. — Rubans de coton, laine et lin, 42 fr. 75. — De soie, 427 fr. 50. — Tissus de coton blanc, 42 fr. 75. — De coton blanc imprimés, 370 fr. 20. — De laine, 142 fr. 50. — de lin, 35 fr. 65. — De soie, 427 fr.^0. — Vinaigre, Thectol., 4 fr. 10.
— Vins en cercles, l'hectol., 16 fr. 36. — En bouteilles, 35 fr. 65.