‹ Les traités ouvriers; accords internationaux de prévoyance et de travail;Chapitre 49 sur 98 · Mémoire, p · texte numérisé non relu

Mémoire, p

leurs salaires, — ce qui peut provenir de causes sans rapport direct avec les lois en question — qu'elle assure une meilleure production, qu'elle abaisse le taux de la mortalité, qu'elle permet enfin aux ouvrières la vie de famille et une existence plus confortable. C'est donc, c au premier chef », une mesure d'hygiène publique.

Enfin, le mémoire combat quelques objections à la législation internationale. On invoque, dit-il, la différence des conditions dans les divers pays. Mais « les salaires, le perfectionnement industriel, les conditions de transport des mines et forges situées sur le Rhin et en Silésie, les modes d'exploitation de l'industrie dentellière à Gand et à Bruges, de l'industrie lainière à Sedan et à Roubaix, en Moravie et dans le nord de la Bohème, sont tout au moins aussi différents qu'entre des centres industriels de pays de législation ouvrière différente. Et pourtant, une seule et même législation ouvrière est applicable à toute la grande industrie d'un pays'.

On objecte encore que les divers pays n'échangent point des charges équivalentes. Et qu'en sait-on? L'un d'eux n'aura pas limité le travail des adultes, par exemple, mais il imposera aux patrons

i. 2* Mémoire explicatif, p. 43.

de contribuer aux assurances ouvrières, ce que ne fait pas son concurrent plus avancé en ce qui concerne la réglementation ci-dessus indiquée.

Enfin, on doit, entre nations comme entre régions d*un pays, pousser les industriels à « égaliser » leur concurrence non c aux dépens de la classe ouvrière », mais en perfectionnant leur technique. Or, Texemple des pays avancés prouve que la voie à suivre pour ce progrès, c'est la protection légale des travailleurs. -

Le mémoire examine les dérogations admises par les lois des divers pays*, et cherche à coordonner celles qui se représentent partout, à exclure les autres.

Il condense les cas généraux d'exception qui pourraient disparaître par entente internationale, accumulation exceptionnelle du travail, usines à feu continu, préparation du travail journalier d'autres ouvriers, insuffisance d'ouvriers mâles, industries exceptées d'interdiction avec ou sans motif.

On doit noter surtout l'argumentation contre la dérogation « aux périodes d'accumulation inusitée du travail qui peuvent se produire même en

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