Passage dans les courbes. Systèmes Larsen
et Gleminson
On facilite le passage des cars dans les courbes raides en rapprochant le plus possible les essieux, et en laissant un certain jeu entre la boite à graisse et la plaque de garde. Pour de grandes voitures, le rapprochement des essieux a pour conséquence de les faire plonger de Tavant ou de Tarrière, surtout quand le chargement est inégalement réparti.
M. Larsen, en France, et M. Cleminson, en Angleteterre, ont cru pouvoir corriger ce défaut en montant les cars sur trois essieux au lieu de deux. Voici comment M. Larsen, qui avait exposé en 1878 une voiture construite d'après son système, en décrit la disposition :
« Le train du milieu, qui porte deux roues plus petites que
« les rones ordinaires et qui n'a aucune attache directe avec Ja « voiture, est parfaitement libre de suivre toutes les courbes, « malgré la rigidité du châssis. Ce train est relié par des tiges <t articulées avec deux autres trains dont les rones ont les « dimensions ordinaires ; ces derniers trains sont attachés au <i châssis de la voiture par des pivots ou chevilles ouvrières, « autour desquels chacun est libre de jouer. Le train du mi- « lieu, par suite de ses petites roues, se meut sous le plancher « de la voie, et se trouvant relié aux deux autres trains ou « bogies, ces derniers sont forcés de se placer toujours norma- « lement à la voie. »
La voiture de M. Larsen pouvait recevoir 60 voyageurs et pesait 3,000 kilogrammes, soit un poids mat de 50 kilogrammes par voyageur.
Fig. 116. — Sospension en caontchouc. échelle : -z'
Fig. 117.
Dans le système de M. Gleminson, comme dans celui de M. Larsen, la caisse repose^ur trois trains indépendants dont les deux extrêmes pivotent et s'inscrivent dans les courbes suivant le wagon. Ils sont reliés par des flèches disposées de manière à maintenir le parallélisme des essieux quand ils sont en ligne droite.
Le car de M. Gleminson contient 38 voyageurs et pèse 2,286 kilogrammes, soit environ 60 kilogrammes par voyageur.