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Frein Delettrez

Le défaut du frein américain estla difficulté que l'on éprouve à obtenir un serrage convenable, lorsque, par suite de l'usure, les sabots ne sont plus en contact avec le bandage des roues. MM. Delettrez ont fait, disparaître cette imperfection dans le frein représenté figure 124, et dont ils sont les inventeurs. ^

Le balancier central et les tringles de serrage reliées par des

chaînes aux arbres des maniYelles sont les mêmes que dans le frein américain. Le balancier porte, de chaque côté, deux bielles au lieu d'une. Chaque bielle agit sur un levier portesabots dont le point d'oscillation est fixé sur une traverse. Un écrou placé à la tète du levier permet de diminuer ou d'allonger la bielle, quand le sabot n'est plus en contact avec la roue après le serrage.

Ce frein est très énergique. Avec un effort de 20 kilogrammes sur la manivelle, on obtient, dit-on, une pression de 1,000 kilo-

Fig. 124. — Frein Delettrez

grammes sur chaque roue, soit de 4,000 kilogrammes pour les quatre. Il est très apprécié des cochers qui le préfèrent de beaucoup au frein américain ordinaire.

Le premier frein monté sur la voiture-tramway des Omnibus était à vis; il n'agissait que sur les roues d'arrière. On l'a remplacé, sur quelques voitures, par on frein puissant qui agit sur les quatre roues. Mais il produit quand on le manœuvre un bruit des plus désagréables, et qui suffirait pour le faire proscrire si l'inventeur n'arrivait pas à corriger ce défaut intolérable dans une voiture à voyageurs.

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