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Traction animale et traction mécanique

L'emploi des chevaux est la plaie des tramways . Le prix des fourrages, si vanable qu'on ne peut déterminer à l'avance ce que coûtera la ration, le renchérissement des chevaux, leur usure rapide, les épidémies qui les déciment à certaines époques, tout concourt à rendre ce mode de traction très onéreux et très préjudiciable aux Compagnies.

Tandis que les frais de traction sur un chemin de fer à locomotives n'entrent que pour 30 à 35 p. 0/0 dans les dépenses d'exploitation, la traction animale repésente les 65 à 75 p. 0/0 de celles d'un tramway.

Avec les chevaux, les moyens de transport sont forcément limités. Une Compagnie ne peut pas nourrir toute la semaine des chevaux qu'elle n'utilise que le dimanche et les jours de fête où le mouvement des voyageurs augmente considérablement. Il faut, pour qu'un tramway prospère, qu'il transporte beaucoup, et que la traction ne prenne pas la majeure partie de la recette.

Ces deax conditions n6 peuvent pas être remplies ayec remploi des chevaux.

Les Compagnies se sont préoccupées depuis longtemps de cette situation préjudiciable à l'exploitation, et beaucoup ont cherché à l'améliorer en ayant recours à la traction mécanique. Si ou ne peut pas encore considérer les machines comme pouvant remplacer les chevaux sur les tramways, il faut reconnaître qu'un grand pas a été fait dans cette voie. Nous signalerons dans ce chapitre, au fur et à mesure qu'ils se présenteront, les avantages et les inconvénients des moteurs mécaniques en usage aujourdhui*

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