‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 129 sur 174 · L'Année se/on lu Charte, p. .'H · texte numérisé non relu

L'Année se/on lu Charte, p. .'H

OFFIlUIînti, Sl)LS-[ÏFF[i;iRBS, aVANCKMENT. 413

i la TéBOTve, ou retraîtûB, ou en deiioie du eerrice depuis des filées. En outre, la suppreesion du ^rade de lioutcnant-coloael

uptîchtTait UD grand iiomljre d'officiers niLTilaola et recoramankbles de parvenir dans leur carrière au delà de celui do chef de blaUIon eL l'orcerait les diEpensateurR de l'avancement à être

iaucoup plus diflÏL-îles à l'égarii des olllcierfi supérieurs de ce der- ;, puisqu'on ne pourrait les avancer sans en fuira de» RlfifB de corps...

T Nous ne voyous au contraire aucun inronvénient à supprimer B grade de soue-lieutQnaut. Ia<s l'onciions de ce grade sont abso- ■oient le* m'-mea qoe celles du lieutenant, et ei ou l'a con-

?vè jusqu'à prissent, c'est pour avoir la possibilité de donner

1 avaiicemeni rapide à queliyues jeunes oliiciers en les nftmmant putenaate au c'ioix. Mais cette possibililé n'existe pas dans l'ar-

Ueiie et le génie où les Mous-lieulenants sont noiumés de droit wuteoantB eu e'.cnnd après deux ans de grade accomplis , et cela

ms rhangt'r d'(?niploi ni mcme d'appointetnenls. Cette disposition fcl Ift conséquenre de la loi relative aux élèves àe l'École d'appli- ■tioi), qui sont à ladite École en qualité de souE-lifUtenants, y

tsteut deux ans et en sortent lieutenants en tiecûnd, Pourquoi ne blendrait-ou pas à toutes les armes en Taisant du même coup cesune inégalité contre laquelle on réclame avec raison? Alorg bnrquoi le graile de sous-lieutenanl? disent ceux qui veulent le •primer. Nous ne veiTions, pour notre compte, d'intérêt à le Kueerver que si l'on posait en principe l'examen à subir pour r du grade de sous-lieutenantàceluide lieutenant. Lessous-

mtenanls qui subiraient cel examen à leur avantage au bont de |pux ans seraient nommi^s lieutenants, les autres attendraient une

tnée encore et davantage même s'il était nécessaire. Ce serait

e garantie de plus au début de la carrière.

[ Quant il modifier certaines appellations, comme on l'a proposé,

pla n'a aucune importance et il n'est pas bien sAr que l'on arrive

lia dÔBÎguer les grades d'une façon plus logiftCe. Ou a dit, par

Itsmplo, que ehef de bataillon et chef d'escadron ou d'escadrons

mai le m^jne grade, il était inutile d'employer trois noms diff^-

nls pour Texprimer, que le plus grand nombre des thofs de uUon du génie ne commandaient pas de bataillon et que dans

rartillerie il n'existait pas d'escadrons. On a proposé en conséquence d'employer pour toutes les armes et pour tous les emplois de ce grade le titre de commandant, qui est en effet le titre employé dans le service où Ton dit : Mon commandant, le commandant X... Cette modification à des habitudes invétérées ne nous parait ni bien utile ni bien logique. Tous les officiers qui ont des troupes sous leurs ordres sont commandants, et il n'y a pas de raison pour donner ce titre à tel grade plutôt qu'à tel autre. Dans la marine, on appelle commandant d'un bâtiment l'officier qui le commande réellement, quel que soit son grade. Dans l'armée, on donnerait ainsi le titre de commandant à un grand nombre d'officiers qui ne commanderaient rien du tout. Il vaut donc mieux s'en tenir aux locutions usuelles, quelque imparfaites qu'elles soient, que de changer bien inutilement de vieilles habitudes.

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