‹ Les transformations de la langue française pendant la deuxieme moitié du 18e siecle, 1740-1789Chapitre 26 sur 75 · I. — inojRMATIOIsr POPULAIRE A. — Dériiatloii impropre · texte numérisé non relu

I. — inojRMATIOIsr POPULAIRE A. — Dériiatloii impropre

a) Substantifs formés d'adjectifs.

'Agréable. On appelait ainsi, au xvjii" siècle, celui qui se montrait empressé

auprès d'une femme. F. — J.-J. R. (L.) *AiMABLE. Merc. (F.) : les aimables de la cour; — B. de Séville^ I, 1. 'Analogue, synonyme. Merc. (F.).

'Avantageux, petit-maître. Merc. (F.) : L'art dramatique est en proie à une foule

d'avantageux.

*Brut. Merc, Tabl., IV, 34 : ce métal dans tout son brut.

Cosmopolite. J.-J. R., Em., I : un de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux.

*Définitif. Merc, Tabl., IX, 150 : le définitif du compte.

*Délicieux. Dorât, Coup d'œil^ I, 51 : Madame est-elle une délicieuse?

Echappatoire. Beaum., IV, 347 : c'est par de semblables échappatoire que cet avocat entend trahir la vérité.

Essentiel. Dorât, Coup d'œil, II, 299 : qui ne perd jamais l'essentiel d( vue. —

"Expérimental. Pluche (F.) : rexpérimental et l'historique. *Frivole. F.

"Fugitive, poésie fugitive, pièce de vers courte et frivole. Gigantesque. Beaum., I, 3Go : le gigantesque des idées. Gris. J.-J. R., Co?j/., I, 3 : le gris des rues. Hideux. Merc, TabL, XI, 186 : le hideux du cœur humain.

Honorifique. Necker, Compte rendu, 44 : l'éclat et l'honorifique *le leurs charges.

Impraticable. D'Argenson, Cons.^ 12 : l'impraticable de ces expédients.

Incompatible. Linguet, XII, 118 : tous les incompatibles réunis.

^Intermède, intermédiaire. Linguet (F.). — D'Holb., Syst., I, 109 : les organes

par l'intermède desquels le cerveau est modifié. Journalier (un). — 1777. Ling., I, 94 : àes journaliers isolés, n'ayanî plus de

maîtres. — Beaum., I, 417 : un journalier de pamphlets. — Necker, Législ.y

I, 169 : supposons que ce journalier paie un sol par jour au trésor

public.

Louche. Merc, TabL, VI, 216 : l'obscurité, le louche de ses viles iiiées. —

Helv., Il, 299 : le louche, l'énigmatique de l'expression. "Mixte. J.-J. R. (L.).

"Nuisible. Diderot, III, 283 : Vous me demandez l'impossible, le nuisible peutêtre.

Numéraire. Féraud constate que l'on fait un grand usage de ce mot depuis quelque temps dans les écrits politiques. Il cite Linguet : un numéraire abondant.

Physique, constitution physique. Dorât, IV, 79 : son caractère a l'air d'être aussi faible que son physique est fragile.

Singulier. Helv., II, 46 : après avoir épuisé les combinaisons du beau, y substituer le singulier.

Systématique, homme à système. Royou (F.) : nos vains systématiques.

Vague. Dorât, Coup d'œil, I, 32 : le vague des idées. ■

Verbal, procès-verbal. J.-J. R., Conf.^ VII.

Volatile. Merc, TabL, IV, 48 : que la matière subtilisée réponde au volatile de ces idées...

*Zélé. Diderot, I, 53 : les zélés de toute religion.

b) Substantifs formés d'infinitifs.

"Accroire. Restif, Pays., II, 502 : De tous les accroires qu'on nous a faits. Feuiller, terme de peinture (F.).

Lainer, aspect laineux d'une étoffe. Diderot (L.).

'Marcher. J.-J. R., iV. Hèl., IV, H : nous avions sous nos pieds un marcher

doux. — B. de St-P., Et., 1,70 : A son marcher elle parut une déesse. Paraître. J.-J. R., Dial.f 3 : Tous mettent leur être dans le paraître. 'Parfaire, exécution. Necker, Lp(jisL, II, 160 ; les questions abstraites qui

doivent ainsi réunir le iienscr et le 'parfaire. Raisonner. Voltaire (L.). .

Trotter. Diderot, V, 437 : qui prend son petit trotter pour de la grâce. 'Voir (bien). Merc. (F.) : Turenne découvre son génie, sa science et le bien

voir.

Vouloir. Mirab., Essaie 175 : Un insolent prend aisément le ton, le vouloir

absolu. — Voltaire jugeait cet infinitif hors d'usage (L.).

c) Substantifs formés de participes présents.

* Accédant, adhérent. Mirab., Ami, III, 552 : ce traité aura nombre daccé-

dans.

'Ambiant. Leibniz (F.).

'Bienveillant. Beauin., IV, 332 : parmi vos bienveillans. — J.-J. R.,

Lett. (L.).

Brillant. Dorât, Coup d'œil^ I, 56 : le brillant des actions. Commettant. J.-J. R., Orig., 2 (L.). — Ac. 1762. Débutant. Merc, Tabl., XI, 151 : il s'agit d'un débutant. — Ac. 1798. Disant. J.-J. R., Prom., 3 : lessophismes des mieux disans. Disputant. D'Holb., Syst., I, 184 : les disputans se haïssent. Dissonant, 1745. Diderot, I, 32 : le dissonant et l'harmonieux. Emigrant. Mme du DelFant, Lett. (L. SuppL). Féraud le donne comme reçu par

l'usage, avec un exemple de Linguet.

Enseignant. J.-J. R., Em., II : manie enseignante et pédantesque. Entrant. Linguet (F.) : les entrans et les sortans. Exécutant. Ann. litt. (F.) : ils deviendront les exécutans les plus intéressans.

— J.-J. R., Bict. de mus. (D. G.). — Ac. 1835. Existant. J.-J. R., Contr. soc, III, 12 : De l'existant au possible la conséquence

me paraît bonne.

Extravagant. D'Argens., Cons., 11 ; les auteurs retombent dans l'extravagant.

Flétrissant, injurieux. Dorât, V, 18 : ces llétrissantes exceptions. — Ac. 1835.

Gérant. Linguet (P.). — Ac. 1835.

Glissant. Beaum., IV, 156 : Votre adversaire est d'un glissant, d'un insinuant.

Luisant. J.-J. R., Prom., 4 : Leur luisant flattait ma vue.

Opposant. Linguet, II, 530 : soudoyer des opposans factices.

Réclamant, 1775. Journ. hist., I, 274 : ramener les réclamans.

'Rejetant. Linguet, IX, 41 : Cent cinq adhérens ont été repoussés par cent cinq rejetans.

Souscrivant. Linguet, X, 286 : au profit des souscrivans. '1

Stimulant. Linguet (F.) : ce qui nous paraîtrait un très petit stimulant. 't

d) Substantifs formés de participes passés.

*Abusé. La Rue (F.).

Aperçu, 4 760. Mirab., Théor., 379 : on peut seulement pour un apercw la 'épartir sur... — Plusieurs exemples de ce mot «nouveau » ont été reçue Uis par Féraud. — Ac. 1798.

*Blamé. Beaum., VI, 307 : je reste le blâmé de ce vilain parlement.

^Confronté. Beaura., III, 341 : je n'étais qu'un très modeste confronté.

Décousu. Dorât, Coiip d'œil, I, 31 : un je ne sais quel décousu qui nuit à l'intérêt; ibid., IV, 127.

DÉCROTTÉ. Merc, Tabl., VI, 5 : avec des décrottés de cette espèce.

"Encaissé, confesseur. Diderot, ï, 199 : la confiance qu'on a pour les encaissés.

*Ennuyé. Helv., I, 113 : un ennuyé se venge d'un ennuyeux.

*EsTiMÉ. Helv., II, 103 : l'idée de l'estimé a précédé l'idée de l'estimable.

Lissé. J.-J. R. et B. de St-P. (L.).

Orangé. Raynal, III, 406 : l'orangé de l'hyacinthe.

"Passionné. Rapin (F.).

Percé, 1766. Nouv. Recueil, II, 202 : les percés mystérieux De pompeux et sombres portiques. — B. de St-P. (D. G.).

"Persuadé. Volt., DiciL, 27 (L.).

Pommelé. Diderot (L.) : le pommelé du ciel.

Prononcé. Merc, Tabl., XII, 180 : s'il était témoin du prononcé que se permettent tant d'hommes. Beaum., V, 419 : le prononcé de la convention.

Ridé. B. de St-P., Et., II, 84 : le ridé des figues mûres.

"Supposé. Dorât, Coup d'œil, I, 55 : discerner le vrai d'avec le supposé.

"Terminé, fini de l'exécution. Gaylus (L. SuppL).

à) Adjectifs formés de substantifs.

Admirateur. Beffroi deReigny, Petites maisons, 129 : des yeux admirateurs.

Calculateur. Merc, TabL, VII, 235 : le chef calculateur.

"Campagnard. Helv., II, 209 : talents campagnards.

Citoyen. D'Holb., D., III, ch. xxvii : sous un Roi citoyen.

Conciliateur. Linguet et Marmontel (L.).

Délateur, Faublas, III, 29 : jour délateur.

Disputeur. J.-J. R. (F.) : Tesprit disputeur.

"Echappatoire. Linguet (F.) : la ruse échappatoire de l'intervention.

Enthousiaste. Féraud signale comme un emploi nouveau l'emploi adjei^tif et la

construction avec un régime ; il cite J.-J. R. : ce peuple enthousiaste de sa

liberté.

Façonnier. J.-J. R., Em., II : l'éducation façonnière des riches.

^Fleuriste. Marm. (F.) : un jardin fleuriste.

^Formulaire. Aiin. litt. (F.) : ces trois lignes formulaires.

Grenadier. J.-J. R., N. Hôl. (L.) : ton grenadier. — Hennebert, I, 12 : une

bouche grenadière.

*Improbateur. Grosier (F.) : murmure improbateur. 'Justicier. Linguet, IV, 223 : leur cruauté était jusHcière, s'il est permis de le

dire.

Machine. Dorât, Coup d'œil, II, 244 : nous sommes tellement machines. Orservateur. Helv., II, 46 : un œil observateur. — Laclos, IV, 9 : regards observateurs.

Parasite, 1786. Saussure, II, 381 : ces corps étrangers ou parasites, comme

LinnsBus les appelle.

Parlementaire. Linguet, VIII, 140 : les salles parlementaires; — II, 251 :

réclamations parlementaires.

Penseur. J.-J. R., Conf., VIII : l'esprit métaphysique et penseur. Persifleur, Faublas, V, 236 : les airs persifleurs. Persécuteur, Faublas, III, 12 : préjugés persécuteurs. Merc, Tabl., X, 212 :

l'esprit persécuteur.

"Préambule. Paulian (F.) : notions préambules à la physique. Raisonneur. J.-J. R. (F.) : notre siècle raisonneur.

RÉGÉNÉRATEUR. Merc, Tabl., IX, 94 : qui frapperait les coups régénérateurs. "Rhétorique. De Langle, Voy., II, 79 : le pathos et le fracas rhétorique. Ricaneur. J.-J. R.,DîaZ., 2 : un chuchotement ricaneur. Roturier. J.-J. R.,£m., IV : j'aurai le cœur encore un peu roturier ; — Dial., 3 :

les droits roturiers de la nature.

Transgresseur. J.-J, R. (L.).

Usurier. J.-J. R., Ew., II : libéralité usurière ; — Dial., 2 : les gains usuriers.

— Linguet, I, 52 : ce raffinement usurier.

6) Adjectifs formés de participes présents.

Féraud (s. v^ déprimant, dissipant, etc.), remarque que, à son époque, on a forgé beaucoup d'adjectifs verbaux. Le très grand nombre de participes présents employés adjectivement est un des principaux caractères de la langue du xviii° siècle. On ne relève ici que les emplois les plus intéressants.

Accélérant. Linguet (F.) : lenteur accélérante.

Aimant. Féraud dit qu'on a rajeuni ce mot depuis peu, il cite Boulogne et Genlis. — C'est J.-J. R. qui a mis ce mot à la mode ; Nouv. Hél., IV, 17 : dans les petites choses comme dans les grandes, cette âme aimante se peint toujours. Id., Conf., I, 1. 3 : j'ai l'âme aimante. — Genlis, Th. d'éd.^ IV, 120 : rien n'attache comme une âme aimante. — Faublas, V, 273 : vous m'avez donné le cœur le plus aimant. — Mot signalé et approuvé par Domergue, Journal, I, 188, et IV, 811.

Alarmant. Journ. PoL, Reyre (F.). Féraud dit qu'il est bien établi.

Ambulant. J.-J. R,, Con^.^ 1,3: jouir de cette ambulante félicité.

Avilissant. Volt. (D. G.). — Linguet (F.) : la dépendance avilissante des petits, — précaution avilissante. — Féraad regrette que les dictionnaires rio mettent pas ce mot « si beau, si sonore, si utile ». — Ac. 1798.

*Braillant. Merc, Tabl., VII, 307 : la musique braillante de Lulli.

*Gabalant. Linguet, III, 15 : la secte cabalante de l'Encyclopédisme.

Calculant. Se trouve dans M"^" de Sévigné (L.) d'une manière isolée : ' e mot est très employé au xviii*^ siècle. Dorât, V, 29 : la tête calculante d' votre oncle. — Merc, Tabl., VI, 157 : la famille calculante.

Calomniant. Linguet, VI, 374 : et autres calomnians philosophes.

Circulant, 1761. Dict. du citoyen, XIV : une multitude de papiers circulans. — Raynal et Necker (F.). — Ac. 1835.

Communicant. Paulian (F.) : deux tubes communiquans.

*CoNDOLi£ANT. Mcrc, Tabl.^lX, 239 : les visiteurs condoléans.

Contrastant, 1781. Linguet, X, 55 : les exemples les plus contrastans avec la dépravation. — (F,). — Ac. 1878.

*Co-usuRPANT. Linguet, IX, 424 : les puissances co-usurpantes.

Croissant. J.-J. R., trad. de Tacite (F.) : la sédition croissante; — et Conf., VIII : la fermentation croissante. — Ac. 1798.

Déchirant. J.-J. R., Préf. des Discours : idées tristes et déchirantes ; — Dial., 2 : lui rendre si cruelle et si déchirante la fréquentation des hommes. — Ann. litt. (F.) ; Féraud approuve ce mot. — Ac. 1835.

Déclinant. J.-J. R., Dial., 2 : réputations naissantes ou déclinantes; — Conf., XI : la constitution déclinante.

Décourageant. J.-J. R., Prom., 3 : les doutes décourageans. — Linguet, Cerutti, Merc. (F.). — Ac. 1835.

Délirant, 1775. Mirab., Essai, 47 : les préjugés délirans de l'humanité.

Dénigrant. Merc, Tabl., IV, 77; hauteur dénigrante; A7in. litt. (F.) : le génie dénigrant de l'observateur. — Dorât, V, 363, l'emploie substantivement : le peuple des dénigrans. — Ac. 1878.

Déprimant. Linguet (F.) : la manie déprimante de la légèreté française.

*Déprisant. Linguet, II, 395 : son humeur déprisante.

*Désassortissant. Formey I, 6 (note).

Déshonorant. Féraud le préfère kdéshonorable. — Ac. 1835.

Disputant. Voltaire (D. G.) et Merc. {mol.). — Mercier, Tabl., VIII, 216 : Athènes fut subtile et disputante.

Dissipant. F.

Distrayant. Féraud constate que ce mot usité généralement dans la conversation commence à s'imprimer.

Dogmatisant. Linguet, XI, 439 : ce misérable rôle de dogmatisans.

Ecrasant, 1771. Garnier (F.) : somme écrasante. — Ac. 1878.

'Ecrivant. Linguet, III, 15 : la secte écrivante.

Effarouchant. Dorât, Coup d'œil, II, 321 : des idées effarouchantes.

Encourageant. Linguet (F.) : institution encourageante pour l'industrie. — Faublas, III, 14 : des nouvelles encourageantes. — Ac. 1835. Desfontaines, Dict. néol., l'avait critiqué dans La Motte.

Envahissant. Hist. d'Angl. (F.) : un voisin si envahissant. — Ac. 1878.

Enveloppant. J,-J. R.., Lctt. sur la Bot. (F.) : partie enveloppante et colorée.

Environnant. Garnier (F.) : les rues environnantes; approuvé par Féraud. —

Ac. 1878.

'Equiponohmam, essentiel. J.-J. R., Lctt. de la Montagne, VIII : article équipon-

déranl ù tous ceux qui vous sont contraires. — Recueilli par F. *EvAN0uissANT. Didcpot, I, 179 : le rapport évanouissant du point... Evaporant. B. de St-P., Es., II, 38 : une chaleur évaporante. *ExERÇANT. Linguet, III, loO : les ministres exerçans. Exterminant. Raynal, V, 220 : cette race exterminante. *Géométrisant. Linguet, IV, 302 : Toratcur géométrisant. Glaçant (Qg.). J.-J. R., Conf., X : un accueil si froid, si glaçant. — Ac. 1798. Grossissant, 1763. Targe, Hist. d'Angl. : une dette grossissante. — Ac. 1878. 'Immortalisant. Merc, Tabl., IV, 10 : la page immortalisante. Implorant. Prévôt (Merc, Néol.) : des cris implorans. *Impressionnant. Restif (Mercier, Néol.) : Fart de Facteur rend la laideur du

vice plus impressionnante.

Imprévoyant. Necker (F.) : classe d'hommes imprévoyante. *1njuriant, Mar. de Fig., Préf. ; avocat injuriant. Inquiétant. Moreau (F.) : situation inquiétante. — Prévôt (F.) : voisinage

inquiétant. — Ac. 1798.

Maîtrisant. Prévôt (F.) : une impérieuse et maîtrisante politique. Méritant (F.). — Ac. 183o.

Meurtrissant. J.-J.R., Em., Il : le toucher dur et meurtrissant du violoncelle. *Minéralisant. Restif, Pays., II, 272 : des êtres vivans, végétans, et mlnéralisans, si l'on peut employer cette dernière expression qui rend la chose que je veux dire.

Moralisant, 1781. Linguet, XI, 292 : cette bavarderie toujours moralisante. *MoRFONDANT. Lluguot, 1, 477 : pluies morfondantes. *Opérant. Pluche (F.) : la main des alchimistes n'est pas plus opérante... Organisant. B. de St-P. (L.).

Outrecuidant. Voltaire, d'Alembert (L.). — Ac. 1798. *Paturant. Helv., II, 155 : carnassier ou pâturant. Phrtclitant. Linguet, XII, 75 : situation périclitante. Persécutant. J,-J. R., Em., V : une religion persécutante. *Philosophant. Linguet, XII, 50 : constellations littéraires et philosophantes. *Politiouant. Ibid., X, 349 : tourbillons politiquans. Pondérant. Réclamé par Marm., Usage. — J.-J. R. (L.) l'emploie dans une

lettre au sens de important.

"Pourrissant. Pluche (F.) : humidité pourrissante. Provocant, 1782. — Laclos, IV, 3 : défense provocante. — Restif (F.) : parure

provocante. — Ac. 1878.

'Rapportant. Mirab., Ami, II, 184 : la branche de commerce la plus rapportante.

Rassurant. Portails (F.) : précautions rassurantes. — Ac. 1835. Réfléchissant. Riccoboni, Lett. de Catesby, 12 : je suis bien réfléchissante. Régalant. Piron, La Chaussée (F.). — Ac. 1835.

"Remarquant, important. Merc, Tabl., IX, 116 : des révolutions remarquantes.

Repoussant. J.-J. R., Dial., 2 : accueil repoussant; — £m., IV : passions repoussantes; — Fauhlas, I, 135 : manières repoussantes. — Ac. IT'iS.

Révoltant. Dorât, V, 138 : l'injustice est révoltante. — Ac. 1798. — Est dans F.

Rongeant. J.-J. R. (D. G.). — Linguet (F.) : rongeantes fonctions.

Sentant. D'Holb., Syst.^ I, 275 (note) : ceux qui croient à Texistence de- âmes sentantes, pensantes, souffrantes.

Stimulant. J.-J. R., DiaZ,, 1 : stimulantes apostrophes.

Suffocant. J.-J. R., Prom., 8 : suffocantes palpitations.

^Thésaurisant. Mirab., Théorie, 191 : l'humeur thésaurisante.

Tranquillisant. Linguet (F.) : des arrangemens tranquillisans pour le public. — Ac. 1835.

*Verboyant, bavard. Linguet, VIII, 223 : la canaille verboyante.

*Versiculant. Linguet, XV, 36 : jeunes et vieux prosocUans et versiculans.

Versifiant. Merc, TabL, X, 117 : nation chantante et versifiante.

c) Adjectifs formés de participes passés.

Aventuré, qui aime les aventures. Mur. de Fig., I, 4 : la femme la plus

aventurée.

Brillante. Ann. litt. (F.). Féraud dit que ce mot a bien pris. Découragé. Dorât, Coup (Vœil, I, 27 : l'art dramatique, de tous les arts le plus

découragé.

Ennuyé, qui s'ennuie. Dorât, Coup d'œil, I, 183 : L'homme est un être ennuyé. Effarouché. J.-J. R., Conf., VII : mon imagination effarouchée. *Etouffé, étouffant. Raynal, III, 222 : la nuit n'est pas moins étouffée que

le jour.

Gazé, 1769. LaDixmérie, Deux Ages, 270 : Vergier, imitateur de La Fontaine,

est moins gazé.

Glacé. J.-J. R.,Conf., VIII : la pièce était glacée à la représentation. Peiné, pénible. 1769. La Dixmérie, Deux Ages, 199 : narration peinée. *Pensé. Helv., II, 275 : substituer, si je peux m'exprime? ainsi, le sentiment

pensé au sentiment senti.

Réglementé, 1768. Mirab., Avis, 167 : trafic réglementé. Senti. Voltaire (F.) : une des choses plus senties que connues. — De Fontenai

(F.) : l'estime sentie que j'ai pour ses talents. — C'est une expression à

la mode (F.).

B. — Dérivation propre.

— Suff. ade.

Arlequinade. Voltaire (D. G.). — Linguet, XII, 404. Les Arlequinades dirigées

contre M. Burke.

Bambochade. Ac. 1762. — Mercier, Tabl., V, 323 : tel fera une bambochade, ■

*Bkrtrandade, forfanterie de Bertrand. Bcaum., Mém., I, 358.

Gai'ucinade. J.-J. R. (D. G.). — Linguet, Xï, IGG : on le traitera de sermon philosophique, de capucinade. — Ac. 1798.

"CiiispiNADE, pièce bouffonne. Dorât, Coup d'œil, I, 63 : celui-là enjolive sa crispinade.

*Grafinade. Mercier, Tabl., VII, 139 : elle s'appelle la grafinade. C'est une compagnie de marchands qui n'enchérissent point les uns sur les autres dans les ventes ; mais, quand ils voient un particulier qui a envie d'un objet, ils en haussent le prix.

*MouTONADE. Dorât, Coup d'œil, I, 92 : ... n'entendaient rien à la bonhomie rurale et à la fadeur des moutonades.

*Rabutinade, libelle méprisable. Diderot, III, 347 : la rapsodie de quelque courtisan, une rabutinade.

*ScAR0NADE. Merc, TabL, V, 246 : Don Japhet d'Arménie et autres scaronades.

— Suff. âge.

Aciérage, 1753. Did., II, 37 : fourneau d'aciérage.

Amarinage, 1782. Linguet, XII, 497 : les risques de l'amarinage. — Ac. 1835.

*Badaudage. (F.)

Baladinage. Voltaire (D. G.). -— Linguet, XIII, 437 : ce baladinage a naturalisé cette troupe d'importans. — Merc, Néol.

Balayage, 1783. Merc, Tabl, VI, 109 : le balayage des rues.

Bavardage, 1746. La Morlière, Angola, 215 : à l'abri de tous les bavardages. — Ac 1798.

Bichonnage, apprêt de la chevelure. Merc, Tabl.yl, 58 : des papillottes et des bichonnagcs.

Cafardage. J.-J. R., Dial.y 3 : sans épicuréisme et sans cafardage.

Cailletage. J.-J. R. (D. G.). Linguet, 1781, XI, 148 : ce cailletage de ruelles. — Dorât, Coup d'œil, I, 48 : au cailletage meurtrier des sociétés. — Merc, Néol., etV. N. mss. — Admis. Ac. 1835.

*Chuchotage, 1782. Genlis, Ad., IV, 54 : il y a eu un chuchotage d'une demiheure entre elles...

*Dégingandage. Dorât, V, 14 : son dégingandage odieux, son importance burlesque.

Dévergondage. Restif (Merc, Néol.) : les causes du dévergondage dans l'art dramatique.

*Ergastulage, 1782. Linguet, XIII, 425 : malheureux réduits à l'ergastulage.

*FaçoNxNage, 1784. Restif, Pays., î, 65 : trop de façonnage déplaisait à Edmée.

*Famillage, sentiments de famille outrés jusqu'à l'enfantillage. Restif, Pays., Il, 340 : mes petites idées, que tu nommes des famillages.

*Gabellage, 1779. Ling., VI, 131 : le gabellage des sels.

Grattage, 1786. Ling., XV, 68 : ses grattages, ses ratures, ses surcharges. — Merc, Néol.

GuiLLocHAGE, 1782. Mcrc, Tabl., II, 162 : la ciselure et le guillochage.

Papillonnage, 1779. Chassaignon, IV, 396 ; un papillonnage académique. — Desmahis, CEuvr., 17 : d'un esprit trop volage Arrêter le papillonnage.

Paulage, 1788. F. : Linguet, et Ann. litt. — Ac. 1798.

*Pl4Nturage, 17o6.Mirab., Am/, I, 56 : l'entretien des bestiaux qu'on a )pelait

autrefois planturage.

^PoiiNTiLLAGE, Sentiments pointilleux. Beaum., IV, 223 : à quel misérabk poin-

tillage attachez-vous votre prétendue conviction? *Regimbage. Beaum., IV, 255 : duquel regimbage le lecteur va recev. ir des

preuves.

*Sacerdotage, influence morale des prêtres. Piis (Merc, Néol.). Sarclage, 1776. Raynal, IV, 7 : la nécessité des sarclages. *Savetage, ouvrage mal fait, 1779. Ling., V, 255 : ses ouvrages se sont iédtiits

au savetage à la Marmontel.

*SiFFLAGE, 1788. Merc, Tabl.^ XI, 2 : aux sifflages de la dérision. *ToiSAGE, 1788. Ling., VIII, 54 : le toisage des terrains. *TuRLUPiNAGE, 1779. Ling., VI, 275 : le turlupinage le plus bas. Vagabondage, 1783. Ling., XIV, 239 : interrogé sur son vagabondage.

— Sufif. aille.

Cochonnaille, charcuterie de porc, 1788. Merc, Ta6/., IX, 276 : la cochonnaille apprêtée sous mille formes.

*FnÉR0NAiLLE. Volt., Lett. (L. SuppL),

*HuAiLLE, 1777. Ling., I, 306 : toute la huaille philosophique. — F.

^Monacaille, 1784. Restif.. Pays., II, 276 ; notre monacaille avec ses vœux présomptueux.

*Philosophaille. Ling. (F.), III, 355 : toute la philosopbaille du jour.

Prêtraille, 1780. Ling., IX^ 319 : il ne s'agit point là de prêtraille (P.). — Ac 1798. — Le mot avait paru au xv!*^ siècle (D. G.).

*Retrouvaille. Merc, NéoL, cite une phrase de son Tableau de Paris.

— Suff. aison.

*Déterminaison, 1781. Saussure, Voy., III, 399 : les déterminaisons que nous avons trouvées.

— Suff. ance.

*Adjudance. Beaum., VI, 360 : douce protection et franche adjudance. *Attenance. Mirab., Prisojis, 187 : une attenance quelconque à l'une des

parties.

*ExPECTANCE, expectative. Formey (F.).

Insignifiance, 1787. Proposé par Tournon, Prom, de C/., 233, par Merc, Néol.

— B. de St-P. (L.). — Ac. 1798.

Insistance. Linguet (Merc, Néol.). — Ac 1835. — Delboulle le signale en 1626

[Revue crit., 1899, p. 12).

Insouciance, 1783. Merc, Ta6Z., V, 186 : si l'insouciance te saisissait. — Ibid.,

VII, 278 ; XI, 22, etc. — B. de St-P., Et., I, 366 : la bonne humeur et

l'insouciance de cet homme. — Sabatier, Grosier (F.). — Domergue, fourn.^

I, 188, signale ce mot comme nouveau et l'approuve. — Ce mot avait très

bien pris. — Ac. 1798.

Malfaisancr, 1769. Diderot, II, 176 ; il faut le transformer [ce mot de vertu]

en celui de bienfaisance, et son opposé en celui de malfaisance. — Dorât, Coup cVœil, I, 254 : cet instinct de malfaisance.. — Ac. 1798.

Obligeance. Marmontel, Delilie (L.). — Merc, Nêol.

*SÉMiLLANCE, 1784. Restif, Fays., II, 18 : la sémillance d'un marquis.

— Suif. ment.

Affouagement, 1776. Turgot, II, 328 : l'affouagement de la saline. Amagasinemeint, 1736. Mirab., Ami, III, 75 : les amagasinements les plus considérables.

Annulement. Beaum., IV, 121 : l'arrêt d'annulement.

Arpentement, 1761. Turgot, I, 488 : un arpentement effectif de l'étendue du terrain.

*ASSABLEMENT, 1787 (F.).

Convolement, 1773. Restif, Mén. Par. : en cas de convolement à d'autres noces. *Débattement. Merc, Tabl., 1, 72 : ses débattements, ses abois. Décintrement, 1775. Journ. hist., III, 253 : la cérémonie du décintrement. —

Ac. 1798.

*Décoxcertement. Mot tombé en désuétude à la fin du xvm° siècle, et vainement

recommandé par Féraud ; il reste peu employé. 'Démêlement. Employé au xvii® siècle, ce mot était à peu près inusité à la fin du

xviii^ siècle ; il serait utile, dit Féraud, que l'usage Fadoptât. *Dépavement, 1788. Merc, Tabl, XI, 106 : ce dépavement continuel. *Désemestremeîst, 1775. Jouni. hist., II, 177 : l'édit du roi portant désemes-

trement de la cour des Monnaies.

*Déterminement. Journ. pol. de Genève (F.). *Effrénement. Proposé par F.

Emmagasinemex\t, 1770. Turgot, I, 249 ; — Linguet, VI, 134 : l'emmagasinement du sel.

Enchâssement. Diderot (L. Suppl.).

Enfouissement. Mot refait à la fin du xviii° siècle (F.). — Ac. 1833.

Engrangement, 1762. Turgot,!, 523.

Entrainement. Gréé au commencement du siècle, ce mot n'était pas encore d'un usage courant à la fin ; car Tournon le propose [Prom. de Clar., 247) : un entraînement imprévu. — Ac. 1798.

Faussement, 1777. Ling., III, 156 : ce faussement de foi.

*Imitement, 1770. Restif, Idées sing., II, 181 : j'envisagerai l'Actricisme sous deux faces ; la première présentera les objets d'imitation que je pourrais nommer Imitemens; la seconde, les Modêlemens ou manières d'imiter.

*MoDÈLEMENT, S. v° imitement. — Recueilli par Merc, Mol.

*Piaillement. Merc, Tahl., II, 156 : un piaillement qui assourdit.

"PniouETTEMENT, 1770. Liug., VII, 140 : suite de pirouettements ridicules.

Prélèvement. Turgot, I, 421 : prélèvement laissant un produit net très honnête.

PROTÉGEMENT. Bcaum., IV, 294 : qui poussaient la bonne foi du protégement.

*Puisement. Beaum., VII, 27 : un puisement exempt du danger qui les menace à la rivière. — Cotgrave (L.).

*Rairement. Pezay, Soirées Helvétiennes (Paris, 1770), p. 178, note : (« On sait bien que ce mot n'est psis françois... Pourquoi le verbe Kaire, employé pour exprimer les cris du Cerf, ne fournirait-il pas de même un substantif? »

Ravagement. Anon. (F.).

*Ressassement, 1777. Ling., III, 95 : ressassemens politiques dont tou; l'objet est de placer à droite ce qui était à gaucbe.

*Ressautement, 1761. Tissot (F.) : des ressautements qui les réveillent.

*Tarifement. Turgot, I, 560.

— Suif, esse,

*Vaguesse. Restif, Id. sing., II, 47 : le pathétique, la dégradation, la oaguesse et le coloris.

— Suff. et, ette.

*IsLET, groupe de maisons. Raynal, VI, 119 : ses rues forment soixante-cinq

islets.

*Traductionnette. Merc, Tabl., XI, 130 : une jolie femme fait une traduc-

tionnette.

— Suff. eur (substantifs abstraits).

*Blêmeur, 1773. Restif, Mén. Par., I" Part., p. 11 : la provocante blèmeur

d'un teint.

Lourdeur, 1769. Delille, Géoi^g.^ 1. IV, note 38 : le frelon serait fort dangereux

pour les abeilles sans sa lourdeur. Fontenai et Royou (F.). — Ac. 1798. *RuDEUR. Restif (Merc, Néol.) : malgré sa rudeur, je le pleure.

— Suff. eur (noms de personnes).

"Abreuyeur, 1783. Merc, Tabl., V, 313 : cet abreuveur de populace altérée. *Admonesteur. Merc, An 2440, I, 217 : des admonesteurs qui portent le flambeau delà raison.

*Amollisseur, 1788. Merc, Tabl., XII, 50. Analyseur. Ann. litt. (F.).

*Annuleur. Beaum., IV, 57 : l'avocat annuleur.

*APPROVlSmNNEUR (F.).

Argumenteur. Merc, Tabl.j III, 55.. Ce mot se trouve déjà dans Fonte-

nelle (L.).

"Arietteuse, chanteuse de musique légère. Merc, Tabl., XI, 145. *AssAssiNEUR. D'Argenson (L. SuppL). — Merc, Tabl., III, 165, constate que

ce mot est du langage des colporteurs ; il frappe plus vivement, dit-il, les

organes du peuple que le mot assassm, et le peuple dit et dira toujours assas-

sineur : cela lui semble plus énergique. *AvANCEUR. Merc, Tabl., V, 269 : les usuriers, les avanceurs. *AviLissEUR. Louvet (L. SuppL). — Merc, Néol. :,

*Ayitau,leur, 1782. Ling., XIII, 505.

*Baptiseur. Merc, Tabh, VII, 56.

*Bluteur. Did., III, 222 : des moulins à sophismes et des bluteurs de mots. Boxeur, 1788. Merc, Tabl, XI, 162.

*Capituleur, 1775. Joum. hîst.^ II, 268 : le vœu des capituleurs.

*Gapteur. Ling., X, 259 ; XII, 501.

*Cai'tureur. Ling., VI, 124 : lecaptureur le plus célèbre.

*Choqueur, qui donne un choc. Linguet, VII, 453.

Claqueur, 1787. « Mot inventé depuis peu » (F.). — Ac. 1835.

*CoRyoYEUR, celui qui fait la corvée. Mirab., Ami, 1, 185 : la dévastation exécutée par les corvoyeurs. — Turgot, II, 288.

*CouPLETEUR, chansonnier (F.).

Coureur, qui monte des chevaux de course, 1780. Dorât, Coup d'œil, I, 114.

Décoleur, 1752. Trévoux (D. G.). — Raynal, VI, 226 : ils livrent la morue à un mousse pour la porter au décoleur.

*Démontreur. Volt. (L. Suppl.).

Dénigreur, 1783. Ling., XV, 267 : couvrir d'insultes les dénigreurs.

*Déraisonneur, 1777. Ling., II, 56.

*Dialogueur. Merc, TabL, VII, 283 : les voitures séparent les dialogueurs.

*Doctrineur, 1784. Restif, Pays., II, 355 : prendre avec toi le ton de maître et faire le doctrineur.

*Ebruiteur, brusque. Restif, Pays.^ II, 68 : moi qui suis un peu ébruiteuse, mais qui porte le cœur sur la main.

Ecrivailleur. Ac. 1718, supprimé en 1740. — 1779, Ghassaignon, III, 150 : la foule de ces écrivailleurs ; — Merc, TabL, VI, 137. — Admis Ac. 1878.

Elagueur, 1756. Mirab., Ami, I, 150. — Ac. 1798.

*Embastilleur. Merc, TabL^ X, 331 : le Roi terrible de la Bastille, qu'on surnommait Tembastilleur.

Emporteûr, 1783. Merc, TabL, V, 244.

Endoctrineur, 1782. Merc, TabL, IX, 353. — Royou (F.).

*Enfermeur, 1778. Ling., IV, 325, cité par Féraud et Mercier, Néol.

*Engaveur, 1788. Merc, Tabl, XII, 58.

*Espionneur, 1775. Joum. hist., II, 93 : hypocrite, espionneur.

*Estampilleur. Merc, Tabl., VII, 245 (= celui qui marque l'estampille dans les prisons).

*Eternueur. Diderot, VI, 372 : que nous disions à l'éternueur Dieu vous bénisse. *ExTRAYEUR, faiseuF d'extraits, 1779. Linguet, VI, 274: Textrayeur copie tout cela. — Restif (Merc, NéoL).

*Fredonneur, 1788. Merc, Tabl, XII, 299 : l'incommode race des fredonneurs.

*Fringueneur. Beaum., I, 382 : fringueneur de guitare.

Grossoyeur, 1780. Ling., IX, 20 ; l'art du grossoyeur est de remplir le plus de

papier possible.

GuiLLOcHEUR, 1788. Merc, Tabl,, X, 101 : un gfmVZoc/iewr ne fera pendant trente

ans que tirer des lignes sur une boîte ou une montre d'or; — Ibid.,

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