‹ Les transformations de la langue française pendant la deuxieme moitié du 18e siecle, 1740-1789Chapitre 27 sur 75 · XI · texte numérisé non relu

XI

*Informeur. Beaum., VII, 120, Lett.

Jârgonneur. Dorât, Coup d'œil, I, 152 : nos petits jargonneurs. *Jugeur. Vieux mot qui reparaît au xviii'' siècle avec un sens péjoratif. Merc,

Tabl.y II, 68 : le métier àe jugew' est le plus aisé de tous. — Ling.. II, 30 : l'intégrité des jugeurs.

Magnétiseur, 1786. FauftZas, III, 88 : nos voisins les magnétiseurs. — A'. 1835.

Beaum.,IV, 529.

*Manipuleur. Beaum., Barb. de Sév., II, 13. *Objecteur. Beaum. (L. Suppl.), "Offreur. Turgot, I, 169 : le prix baisse en raison de la multit ide des

offreurs.

*Pacotilleur. Ling., XIV, 141 : le métier de pacotilleur. *Paperasseur, 1779. Ling., VI, 81 : l'indiscrétion des paperasseurs. — Ibid.y

XII, 308. — Merc, TabL, II, 83.

Penseur. Dorât, V, 4 : la manie que nous avons d'être des penseurs. — Féraud fait remarquer que ce mot était avant la seconde moitié du siècle ]^eu usité et qu'on peut le regarder comme un mot nouveau. — Le mot se rencontre au xiii° siècle ; il n'est admis que dans Ac. 1798. Phraseur, 1788. Mallet du Pan (F.). — Ac. 1878. Planteur, propriétaire d'une plantation, 1788. Linguet (F.) : vos planteurs

ruinés.

*PoLiTiQUEUR. Ling., XIII, 415 : la politique et les politiqueurs. *P0URSUIVEUR, 1788 (F.).

^Projeteur. J.-J. R. (F.).

*Raccourcisseur. Ling., III, 224 : il a exercé son talent raccourcisseiir sur le

chef-d'œuvre. — Mot recueilli par (F.).

*Rapeur. Merc, Tabl., V, 313 : râpeur de tabac. *Rayeur, 1779. Ling., VI, 159 : la sévérité des lois contre les rayeurs. *Recousseur, partisan du droit de recousse, 1779. Ling., VI, 122 : le jilus fort

argument des recousseurs.

*Rengorgeur. Merc, Tabl., VIIÏ, 88 : les deux muscles rengorgeurs do sa tête

capable.

Reproducteur. Bonnet (L.). Mercier le propose dans sa Néologie. — Ac 1835. *RÉTABLissEUR. Beaum., VI, 306 : rétablisseurs des libertés. *ScHLAGUEUR. Liug., VII, 524 : sa canne de chelagueur [sic). *SouFFLETEUR, 1781, Liug., X, 522 : le souffleteur et le souffleté. "^SouLiGNEUR. Merc, Tabl.^ III, 36 : les souligneurs gagnent tout le terrain que pierd l'écrivain audacieux.

*SUPPLÉMENTEUR (F.).

Thésauriseur. Linguet (F.). — Ac. 1798.

*TouRMENTEUR. Merc, Tabl.^ IX, 320 : recourir à ces tourmenteurs de f )nds. —

Merc, iVéoL, cite Prévost : songes tourmenteurs. "Tresseur. Merc, Tabl., VI, 117.

*Trouveur. Merc, Tabl., IX, 205 ; le trouveur a un coup d'oeil particulier.

— Suff. erie.

*Balourderie. Ling., V, 481 : un paillasse qui soulage un peu par ses balour-

deries l'esprit de l'assemblée. — (F.) Bégueulerie, 1783. Merc, ra6/.,VII, 93 : la bégueulerie claustrale. — Ac. 1798.

*CicÉROx\ERiE, éloquence imitée de Cicéron. Diderot (L. SuppL).

CoRREGiDORERiE, 1783. Ling., XV, 223 : provinces ou corregidoreries.

*Dégourderie, 1773. Restif, Mén. par., V^ Part., 66 : au plus haut degré d'élégance et de dégourderie.

EcRivAiLLERiE. Mcrc. , Tiibl., X, 21 : l'écrivaillerie journalière des bureaux.

*Epiloguerie, 1786. Merc, Aji 2240, II, 228 : qui se vengent par l'épiloguerie de la mauvaise humeur qui les ronge.

*Farauderie, 1784. Restif, Pays., II, 79 : la farauderie villageoise.

*Ferraillerie, menus objets en métal, 1777. Ling., I, 259 : ferrailleries brillantes dont les boutiques sont remplies.

"FiERPETTEiiiE, coquettcne. Restif, Pa^s., I, 45 : que te font toutes ses fierpetteries ?

Gilerie. Beaum., IV, 213 : la gilcrie, la sottise...

*Hargnerie. J.-J. R. (Merc, Néol.) : les petites hargneries d'auteurs.

*JuGERiE, 1788. Ling., La France , 51 : de la législation qui crée les lois, et de

la jugerie qui les fait exécuter.

*MouTONNERiE, simpHcitô. Turgot, II, 778 : de là cette moutonnerie qu'onappelle

si volontiers bon sens.

*Parlerie. Ling., XIII, 411 : \a.parlerle patriotique. *Pépinerie. Ling., XII, 77 : les pépineries de ses gens de mer; XIII, 17 : lapépl-

nerie de notre industrie et de notre population. *Philosopherie, 1780. Ling., IX, 270 : cette philosopherie commençait à n'être

plus si fort à la mode. — Fontenai (F.).

*Poissardérie, ouvrage poissard, 1769. La Dixmérie, Deux Ages, 200 : unepoissarderie grecque ou latine.

*PuRGERiE. Beaum., I, 457.

Rabacherie. J.-J. R. (Merc, Mol.) : vous n'aurez point lu ces rabacheries.

*Rebachehie. Ling., XIII, 149 : vaine rebacherie de tyrannie, de liberté.

*Renfermerie. Merc, Tahl., III, 177 : dépôts ou renfermeries.

*Rimaillerie. Ling., XII, 210. Merc, Tahl., IV, 8.

*RoBiNERiE, corporation des avocats, 1780. Ling., IX, 317.

Rouerie, 1789. Faublas, IV, 198 : ces basses noirceurs qu'ils ont appelées des roueries. — Ac 1835.

Sauvagerie, vers 1739. Loisirs d'un ministre ou Mémoires du marquis d'Argenson (éd. Barrière), p. 258 : la sauvagerie de M. de Gharolais. — Genlis, Ad., IV, 83 (F.) : de la sauvagerie, de l'impolitesse, de la grossièreté. Merc, ISéol. — V. N. mss. — Admis Ac. 1835.

Sécherie, 1783. Ling., XIV, 269 : ils font d'une sécherie une clef des établissements français.

*TouRNAiLLERiE, hésitatious, 1780. Ling., IX, 435 : l'histoire de la fabrique de

cette paix et de toute la tournaillerie de Munster. *Vétillerie. Ling., VIII, 459 : immole le genre humain à une vétillerie. — Est

dans Oudin (L.).

~ Suff. ie.

*Balbutie, 1751. Did., I, 371 ; ces négligences que j'appellerais volontiers des restes de la balbutie des premiers âges.

Satrapie. D'Argenson, Consicl.^ 258. I

SouBABiE. Raynal, I, 430. |

— Suif. is. ' ) *Bourjs. Saussure, IV, J 84 : le roc manque et on ne voit que des boulis. *Ghamailus. Voltaire (L.). ?

— Suff. ier.

*Analectier, faiseur d'analectes ou morceaux choisis. Linguet, I, 4o ! : texte

que les analectiers feront bien de méditer. *Bagatellier, frivole. Restif, Fays.^ II, 52 : la ville ne vous a pas rendue

hagatellière .

*Banquière. D'Argenson (L. Suppl.) : république commerçante et banqiiière. *Barquier, cité par Linguet, IX, 1 28 : tous les barquiers des environs. *Brochurier, 1778. Linguet, IV, 296, et X, 503 : vous voyez un Etat se remplir

de brochuriers.

*Cachottier, qui vit dans un cachot. Merc, Tabl., IX, 368. *Galembourdier, qui fait des calembours. Merc, TabL, III, 38. *Cause-finalier. Volt. (L. Suppl.), "Chandelier, marchand de chandelles. Merc, Tabl., XI, 91 : le serrurier et le

chandelier.

"Charognier. Restif (L. Suppl.) : charognier comme le loup. *Chaussurier, marchand de chaussures. Piis (Merc, NéoL). *CoupLETiER. La Harpe, Lycée, XI, 500.

*EcRiTURiER. Merc, Tabl., X, 322 : chétifs écrituriers. — Ghevrier, 51 : l'espoir

d'une place rend tous ces garçons écrituriers vigilants. Ecrivassier. Ghevrier, 55 : l'effronté écrivassier.

*Eglisier, dévot. Beaum., VI, 306 : les églisiers vont partout rageant et criant. *Egoutière, ce qui sert à enlever l'eau d'une barque. Restif, Pays., II, 436 :

la rejetant (l'eau) de temps à l'autre avec Végoutïère.., "Elogier. Merc, Tabl, VI, 46 : indigné de voir TElogier (il s'agit de d'A-

lembert).

*Epétier. Merc, Tabl., VI, 220 : un épétie?' est un colonel. *FoRFANTiER. Beaumarchais (L. Suppl.).

*Grand' chamrrier, membre du Parlement Maupeou, Jouni. hist., III, 78. *Layettier. Journ. hist., III, 316.

*LiYRiER. J.-J. R., Bial., 2 : j'ai fait des livres, mais je ne suis pas un livrier.

— Merc, NéoL

Routinier. J.-J. R. (D. G.). — Anon. (F.). — Ac 1798.

*SouRciER, qui découvre les sources. F.

*Taffetatier. J.-J. R., Co7?/., IV : ces ouvriers en soie qu'on appelle à Lyon des

taffetatiers.

*VivRiER, employé des vivres. J.-J. R., Conf., II : des financiers, des vivriers.

— Merc, An 2440, III, 187 : les vivriers et les infirmiers forment un régiment.

*VoiLiÈRE. Ling., V, 224 : une frégate, la meilleure voilière de l'Amérique.

— Siiff. in,

*B.v.vARDiN. Beaum., IV, 202 : rire du bavardin. 'Concubin. Merc, Tabl., XII, 170 ; des abbés sont concubins. *RossiN, mauvais cheval. Mercier, Tabl.^ IX, 340.

*SouRciN. Merc, TabL, XII, 287 : c'est un sowcin^ dit-on encore pour exprimer une source terreuse, c'est-à-dire roturière.

— SufF. oir.

Battoir. J.-J. R., Dial., 2 (L.).

*Epanchoir. Marmontel (L. Suppl.).

*Vendangeoir, 1780. Ling., VIII, 113 : maison accompagnée d'une ferme ou d'un vendangeoir .

— Suff. on.

*EcouTiLLON. Raynal, VI, 226 : tomber par un écoutillon dans l'entrepont. — Est dans Rabelais (D. G.).

*MiGNARDON, 1773. Restif, Mén, Par., IP Part., 81 : la plupart se rendent enfantines mignardones.

'Panneton, corbeille. Mirab., Avis^ 70 : pannetons d'osier.

'Projeton, rejeton, 1778, Linguet, IV : projetons des familles étrangères.

'SiNGLON, coup de fouets. Beaum., III, 235.

— Suff. té,

'Citoyenneté. Beaum. (Wey, Rem.).

'Mèmeté. Voltaire (Merc, Néol.) : le mot scientifique identité ne signifie que même chose. Il pourrait être rendu en français par mêmeté. — Voltaire empruntait sans doute ce mot au Blet, néol, de Desfontaines, qui l'avait recueilli dans les Mèm. de Trévoux, avril 172o.

'Neuveté. Restif (Merc, Néol,),

'Respectueuseté. Restif (Merc, Néol.),

'SoMBRETÉ. Restif (Merc, Néol.) : la sombreté des forêts.

— Suff. ure.

'Enrouure, 1761. Tissot (F.). — Existe au xvi® siècle (L.). 'PiQUETURE, 1784. B. deSt-P., Et., II, 68 : des piquetures blanches. 'RoussissuRE. Beaum., IV, 280 : du feu dont il porte la roussissure. Scissure. Ce mot du xvi^ siècle entre dans l'usage à la fin du xviii^ siècle. Journ.

pol. de Genève (F.). — Ac 183o.

Toiture, 1788. Journ. de Paris (F.). — V. N. mss. — Ac 1835. — Toutefois

Pougens {Arch. fr.) en relève un emploi du xv° siècle.

— Suff. ahle.

'Amicable. Laclos, III, 37 : la façon amicable dont nous nous sommes quittés,

— Amical était de création récente.

Amusable. Semble entrer dans l'usage à la fin du xviii° siècle. — Duclos relève

ce mot dans M'"'^ de Maintenon et le propage (D. G.) ; Voltaire, Dial. (L.). —

Beaum., I, 362 : homme amusable et lecteur indulgent. — Merc, ^éol. —■

Ac. 183o.

*Appriyoisable. Restif, Merc, Néol. f

*Gajolable. J.-J. R., Conf., V (Merc, Néol.), "

*GoMBiNABLE. Anon. (F.).

CoNciLiABLE. Raynal (F.) : les principes les moins conciliables. ~ Ac 1 >3o. "Consommable. Turgot, I, 214 ; productions consommables. *GoRROMPABLE. Boaum., III, 312 : dons cotrompablcs . *GouRONNABLE. Linguet (F.).

*DÉviABLE. Merc (F.) : le plus déviable des rayons est le jaune. "Discernable. Leibniz (F.) : deux gouttes d'eau regardées par le mien scope se

trouveront discernables. — Féraud recommande ce mot. "Evacuable. Formey, I, 171 : matières évacuables. *Evaporable. B. de St-P., Ilarm. (L.).

"Fauchable. Beaum., IV, 57.

*Formable. Beaum., II, 26 : arracher de ces êtres non formés des enfants encore

moins formables. — Bossuet avait déjà employé ce mot (L.). *Jugeable. Mirab. (Merc, Mol.^ cf. L.). — V. N. mss. Justifl\ble. Mot du xni° siècle (D. G.), qui entre dans l'usage à la fin du xviii^.

— F. — Ac 1798.

"Liquidable, 1773. Journ. hist., III, 366 : les exilés et liquidables. *Mésestimable, 1786. Faublas, I, 109 : des femmes mésestimables. ^Modifiable. Formey, I, 468 : il faut que leur divinité soit modifiable. —

Gotgrave (L.).

*Nombrable. D'Alembert (L.), Linguet, IX, 106 (F.) : nombrables déc<»uvertes. "Partageable. Féraud cite Moreau et le Mercure, et déclare que ce mot « paraît

manquer à la langue ».

Présentable, 1786. Faublas, I, 228 : ce papier n'est pas présentable. — Linguet (F.). — Ac 1798.

Présumable, 1781. Ling., XI, 41 : les conjectures les plus présumables. -^ Anon. (F.). — Ac. 1835. ^

"Recherchable. J.-J. R., Lettre (L.). Linguet, XI, 215 (F.) : il reste recherchable (justiciable) des malversations envers la couronne. — F.

"Récoltable. F.

"SOUFFRABLE. J.-J. R., Coilf. (L.), cf. D. G.

Trouvable. J.-J. R. (Merc, Néol., cf. L.). — Signalé par F.

— Suff. al. i "Secrétaiuial. Ling., III, 119 : la rancune secrétairiale (il s'agit de d'Aiembert).

— Suff. é.

"Artisé. Merc, Tabl., III, 179 : perruque artisée. "Bémolé, 1781. Monbach, 17 : son diésé ou bémolé. BocARDÉ, 1783. Ling., XIV, 283 : le lavage des mines bocardées. Gaillouté, 1776. Turgot, II, 256 : chemin bien caillouté.

Caréné, 1784. B. de St-P., Et., II, 285 ; les formes triangulaires et celles de

rein ou carénées.

Carminé. Ibid., II, 89 : couleur carminée. Chiffonné. J.-J. R., Conf., V (D. G.). — - Dorât, Coup d'œil, II, 288 : petit

minois chiffonné.

*CiNQUANTUPLÉ. Liug., VI, 269 : brochure cinquantuplée. *CoMMERCÉ. Turgot, I, 89 : choses commercées. Costumé. Merc. (F.). — Ac. 1798.

*Croquignolé. Pocs. sat., I, 103 : mystifié, battu, croquignolé. *CuissARDÉ. Chamfort (L. Suppl.).

*DiAMANTÉ, couvert de diamants, 1788. Merc, Tabl., IX, 331 : un homme

diamanté.

"Diapré. F.

Documenté, 1769. La Dixmérie, Deux Ages, 372 : un lecteur veut être séduit

plutôt que documenté.

'Elégante, 1766. JSouv. Recueil, I, 123 : un conseiller brillant, élégante. *Embrillanté. Mot proposé par Tournon, Prom. de Clarisse, p. 235.

*Epoqué. Mercier, TabL, XII, 287 : la manie des nobles a créé ce terme. Est-il

époque, se demandent-ils?

Equartssé. Reslif, Pays., II, 193 : cheval équarissé. *Eruditionné, 1747. Rivière Dufresny, Parallèle d'Homère et de Rabelais, p. 242.

'EspRiTÉ, 1773. Restif, MéJi. par. Envoi : les esprités ne sont propres qu'à certaines choses distinguées. Mercier a recueilli le mot dans sa Néologie. —

Voir toutefois Littré.

*EssENcÉ. Pluche (F.) : ces esprits qui sont essences ou aromatiques dans bien

des fleurs.

*ExpREssÉ. Restif, Id. singul., II, 118 : multitude agissante, curieuse, expressée. *Facé, 1777. Ling., III, 374 : hommes bien faces, bien jambes. Grippé, 1782. Merc, TabL, IV, 93 ; le rieur est grippé lui-même, et descend

au tombeau. — Ac 1878. *lott. Etre bien idée de quelqu'un était une expression du jargon à la mode. Jambe. Ac 1762. — Linguet, s. v° face. Merc, Mol. *JoNCÉ. Restif (Merc, Néol.) : fluette, joncée, pâle. *Lacuné. Anon. (F.) : éditions lacunées. *Manégé, 1786. Faublas, I, 67 : vous si novice avant-hier! aujourd'hui si

manège. — Terme à la mode à la fin du xviii° siècle. *Nasalé, 1781. Monbach, Peint, des idées, 40 : voyelle nasalée. *Nectaré. B. de St-P., Et., I, 61 (L.). *Neigé, 1786. Saussure, Voy., IV, 283 : cime neigée du Mont-Vélan ; I, 207 :

cimes neigées des Alpes. — Pauw, Rech. sur les Grecs, II, 118 : monts

neiges de la Diacrie.

*Ombré, où il y a de l'ombrage. Diderot, III, 533 : lieu ombré et sablé. —

Bonnet (L.).

"Philosophie. Tabl. phil. de l'esprit de M. de Voltaire, p. 284 : dans ses Mélanges

philosophiques, dans son Dictionnaire philosophique ; car tout chez lui est

philosophie.

*SuBSTANTiÉ. Formey, I, 34o : Phénomène substantiel comme parlait Leilinitz. |

*Talionné, frappé de la peine du talion. Restif, Pays.^ I, 414 : M™^ Parangoni

serait déjà taiionnée. f

Usagé, 1789. Faublas, IV, 314 : usagées, spirituelles. |

— Suff. eux. I

*AvERTiNEUx, attaqué de l'avertin. Trévoux, F.

'Brumeux, 1791. Volney, Ruines, p. 22 (édit. Didot) (Merc, Néol.) : esp ice brumeux.

Caverneux. Mot du xvi° siècle qui semble se répandre à la fin du xvii!° siècle. Beaum., Il, 378 : un homme caverneux (= manque de loyauté). La Harpe, XI, 556, blâme ce mot. Merc, Néol., le propose. B. de St-P. (L.).

*DissENTiEux. Mirab., DroiYs, 181 : l'ennemi le plus dlssentieux et le jlus nuisible aux hommes.

GuENiLLEux, 1776. Did., II, 512 : ces guenilleux avantages-là. — Merc, Néol.

*Herbaoeux, 1791. Volney, Ruiîics (Merc, iVcoL, cf. D. G.). — Est dans Colgrave.

Lamelleux, 1786. Saussure, IV, 185 : couches tantôt fibreuses^, tantôt lamelleuses.

*LoisiREux. Restif (Merc, Néol.) : l'occupation loisireuse.

Luxueux, 1787. Fréron (F.) : Iqs Athéniens étaient aussi luxueux (passez-moi ce terme)... ; — un peuple peu luxueux, — Féraud souhaitait que le mot fît fortune. — Ac. 1878.

Malencontreux, 1769. Restif, ïd. sing., I, 323 : le malencontreux qui était venu chercher le plaisir.

Onduleux, 1779. Roucher, Mois, II : Et qui dans tous ses flots mollement onduleux...; Imbert (P.); B. de St. -P., Et., 147 : le renflement onduleux des narines. — Ac. 1835.

Parcimonieux, 1788. Ann. litt. (F.) : une brièveté parcimonieuse. — V. N. mss, — Ac. 1835.

"Précautionneux. (F.)

*Séveux. Legendre (F.) : vaisseaux séveux (= oii la sève monte et descend).

*Spatheux, 1780. Saussure, I, 265 : une pâte calcaire spatheuse.

*Spectaculeux. Restif (Merc, Néol.) : fêtes spectaculeuses.

Tempéramenteux. Restif (Merc, Néol.) : la femme la plus tempéramenleuse du canton.

*Tempèteux. Restif, Pays., II, 62 : mer tempêteuse.

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