‹ Les transformations du pouvoir (volume 2)Chapitre 24 sur 75 · IX. — L'Oppositio:* politique (suite · texte numérisé non relu

IX. — L'Oppositio:* politique (suite

La guerre et la diplomatie .

Oppositions extérieures entre États. — La puissance et Y influence. — L'armée, société intense et à part, propre à mettre en relief les vraies relations sociales. — L'âme collective y est le moi du chef. — Caractères du commandement militaire. — Rapports entre le progrès industriel et le progrès militaire, entre le machinisme industriel et le machinisme guerrier. — Ici et là passage de la pluri-conscience à ï uni-conscience , cohésion, harmonisation logique et centralisation croissante. — Agrandissement incessant du champ de la guerre et de la diplomatie, tendance à la pacification finale. — En attendant, conquêtes, anthropophagie nationale ; et instabilité de Véquilibre européen, qui fait pendant à la balance des pouvoirs. — Origine de lequilibre européen. — Antagonisme entre le rêve de l'unité et le rêve de l'équilibre, dans l'Europe actuelle. — La conception des États neutres. — A quoi tient la très inégale valeur sociale des grands Empires, et la supériorité de l'Empire romain dans l'antiquité. — Critique des explications historiques par l'Inconscient et le génie des masses 168

L'adaptation politique.

Adaptation 'et évolution sont synonymes. — Résumé d'analyses antérieures. — Les transformations et les déplacements du Pouvoir, qui dépendent de l'enchaînement d'inventions et de découvertes.

d'initiatives individuelles vulgarisées, suivent-ils un même cours réglé en des sociétés indépendantes et sans communications ? — Oui, mais dans la mesure seulement où le permettent et l'exigent les lois de l'invention combinées avec les lois de l'imitation ; deux classes de lois dominées elles-mêmes par des principes de logique, comme les lois chimiques ou vitales par des principes de mécanique. — Distinguer, dans le problème de l'évolution sociale, les variables indépendantes et les fonctions. — L'évolution politique, étant fonction des évolutions religieuse et économique, doit présenter plus d'irrégularité encore que celles-ci. — Mais, par toutes les voies, les évolutions sociales vont à un agrandissement ou à un creusement continu du champ social et les sociétés, tendent toujours à un maximum et à un accord de croyances démontrées et de désirs satisfaits. Quel que soit le chaos initial, il en sortira un monde, à cause du caractère essentiellement logique des lois dont il s'agit. — La vie sociale et l'élaboration d'un système, grammaire, Corps de Droit, Credo, Constitution, etc, — Ce que c'est que V esprit social, — Critique de la loi de différenciation progressive à partir d'un homogène relatif. — En réalité, on part d'une diversité incohérente des pouvoirs et on passe, à travers et moyennant une centralisation des pouvoirs confondus, à une diversité harmonieuse des pouvoirs divisés. — Applications multiples de cette règle à l'histoire des villes et à celle des États.

— La Centralisation anglaise a précédé la nôtre. — Cette nécessité de la centralisation en politique intérieure et des grandes agglomérations d'Etats en politique extérieure pour transformer une diversité illogique en diversité logique est particulière à l'évolution politique, elle ne s'étend pas à l'évolution économique. — Pourquoi.

— Entre les divers genres de travaux, trois sortes de rapports possibles ; deux seulement antre les dijpférents pouvoirs. — Rien d'analogue à V échange en politique. — La division des partis court au triomphe d'un parti ; la rivalité des Etats au triomphe ou à la prépondérance d'un État, à une paix romaine agrandie. Le tout conforme aux lois de l'imitation. — Changements dans la nature du Pouvoir à mesure qu'il s'étend et se centralise. — Impersonnalité croissante du commandement et de l'obéissance ; avantages et inconvénients. — La gynécocratie ou la théocratie ont-elles été les premières formes de gouvernement ? Deux sortes de théocraties. — Distinguer les gouvernements qui se fondent surtout sur la souveraineté de l'idée ou surtout sur la souveraineté du but. — Est-ce cette dernière souveraineté ou la première qui va grandissant ? — Penchant des aristocraties ou des monarchies à se démocratiser : règles générales en dépit d'exceptions apparentes. — Exemples. —

Explication de cette pente de l'histoire. — Rôle joué, en politique par la loi de l'unilatéral précédant la réciproque. — Raisons multiples de croire que l'avenir nous réserve des incarnations de l'autorité immensément supérieures en puissance et en majesté à toutes celles du passé. — Pourquoi le bien, quoique poursuivi par une très faible élite, doit l'emporter finalement sur le mal. — Discussion à propos de la division du travail comparée à la division du pouvoir 186

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