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ORGANISATION DES COMPAGNIES D’ASSURANCE AERIENNES

Aussitôt après la guerre, de nombreuses compagnies mal organisées essayèrent de couvrir les risques aériens. L’avtation était alors une industrie sans solidité financière ou technique. Les risques ne pouvaient être prévus et certaines compagnies trop audacieuses eurent à payer 600 % de risques réalisés par rapport aux primes

payées (1) ; presque toutes disparurent avant 1926, année où débuta vraiment l’aviation commerciale américaine.

Vers 1926, des groupes commencèrent à se former : c’étaient des compagnies déjà groupées ou qui se groupèrent en vue de. couvrir le même risque; ce furent notamment des compagnies d'assurance maritime, comprenant quelques compagnies anglaises. De même, les plus importantes compagnies d'assurance incendies et accidents se réunirent sous le nom d’United States Aircraft Insurance Group, ainsi que sept compagnies de Chicago, dirigées par la compagnie National Fire and Casualty Cy, qui se réunirent sous le nom de National Continental Aviation Insurance Association. Ces groupes ne prernent pas pour eux la totalité du risque et se réassurent soit sur le marché intérieur, soit à Londres. Il n’existe pas, comme en France, de consortium de toutes les sociétés d'assurance s’occupant des risques aériens. Ce sont des groupes de sociétés se faisant concurrence.

Depuis 1930, d’autres groupes d’assurances (d’underwriters), sont apparus et sont devenus très importants, car ils se sont spécialisés dans l’assurance du risque aérien. Le siège central se trouve généralement à New- York, comme pour l’Aero Insurance Underwriters, ’Associated Aviation Underwriters, la Baldwin Kupillas and Seeley, Inc., le Barber and Bouldron, The Travellers Insurance Co, qui assurent les risques de voyage en général à son siège, à Hartford, Connecticut.

Il est difficile de connaître quelle est exactement la situation financière de ces sociétés. Si elles ne sont pas spécialisées dans le risque aérien, on ne peut savoir si les bénéfices réalisés proviennent de cette branche. En fait,

(1) Cf. Bzun : Les Assurances aériennes, p. 369.

les risques offerts par l’aviation sont, comme dans tous les pays, difficiles à assurer, car malgré les progrès de la sécurité, l’avion est en général un mauvais risque, difficile à estimer. Bien que les taux de primes américains soient supérieurs à ceux employés en Europe les compagnies d'assurance n’ont pas jusqu'ici fait des affaires très brillantes.

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