‹ Les trappeurs de la Baie d'Hudson [microforme]Chapitre 45 sur 57 · FAR AU · texte numérisé non relu

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dien. ‘Il avait lés yeux baissés: Mais la détermination était peinte dans tout son maintien.

‘—Mon pauvre garçon, lui dit-elle avec des larmes dans ln voix, à quelle condition ta réduit ton zèle pour moi.

Cet homme est impitoyable. Ah ! que ne puis-je t’arracher à ses coups!

—Lever-du-Soleil, le même sort nous attend tous. Le Loup ne part que quelques jours d’avance. Je ne sais si tous seront sembables dans l’atitre contrée, là-bas. Je pense, cependant, que l’homme rouge aura toujours une peau rouge.

# mort ne me féra point pâlir. Vous serez blanche, et moi comme vous me voyez.

. —Qu’est-ce que cela à faire avec le présent ? Qu'importe qné la distinction de couleur continue ou se perde ?

. — Beaucoup! beaucoup! répliqua chaleureusement le jeune homme.

—$i elle continue, alors il est possible que nous ne nous rencontrions plus, Car les territoires de chasse de l’homme rouge seront fort éloignés des villes, séjoùr de l’homme blanc. Le monde des esprits est vaste. L’Indien sera sûr d’âvoir de longues routes à parcourir.

Ayant dit, il soupira.

. —Ne crois pas cela ! répliqua Syl- Yéén ; nous nous reverrons encore. La réclusion et le Chagrin m’ont épuisée.

Je, ne vivrai plus longtemps. Quand j'arriverai dans cette contrée où tu vas entrer, je m’informerai de toi. Les ha-

Hens me diront, j’en suis sûr, où tu es.

adolescent changea de couleur. Ses

eux se relevérent avec vivacité sur la

jeune fille, et un sourire de joie vint jouér sur ses lèvres.

" —Quoi, vons me demanderez ? exclama-t-il. Voyagerez-vous vers l'Ouest lointain pour me trouver ?

—Oni, répliqua-t-elle avec émotion, j'irai jusqu’à lu terre hantée par les âmes des hommes rouges, chercher le brave jeune homime qui est mort pour mé réndre service.

Une étincelante expression de satisfaction jaillit sur les beaux traits de l’Indien.

—La mort n’a plus de terreurs pour Le Loup, dit-il. Ils peuvent maintenant venir et m’emmener. J'ai votre

LA BAÏTE D'HUDSON

ne saurait meñtir. Je Compte sûr elle comme si un ange avait parlé,"

—Mon pauvre, patvre garéon!i *1

Le Loup respirait avec ‘difficulté! ”Il adorait Sylveen de ses yeux ’respléndissant d’un éclat surnaturel! Et élle, elle savait, elle sentait que cet étrangeét'sativage enfant l’aimait. Elle luttäit avec ses sensations. Jamais sa physionomie, animée par ce combat intérieur, ne s'6tait montrée plus radieusemént'belle.

À ce moment, des pas se firent'entendre. Et bientôt Chris Carrier parut, la tête entourée d’un bandeau. y

—Lever-du-soleil, je m’en vais=nous nous quittons !

— Arrêtez, dit Sylveen, je veux 'encore tenter en votre faveur...

—Nôn, répartit vivement Le’ Eôüp.

Ménagez vos paroles, et né lés prodigtiez pas à cette bête brute. ‘‘ À

—AÂllons, viens! dit rüdéement Chris.

La langue de cette fille nete servirait pas. ‘Tu m’as trompé, drôle, mais noûs allons régler nos comptes, En’avarit !

Tu vas me payer cette blesstfre, capital et intérêts, c’est moi qui te l’asstre.' !

— Lever-du-soleil ! Regardez-moieñcer re une fois. ... la dernière ! dit Le Foup se retournant, après avoir fait qtelqies pas derrière Carrier. de.

Sylveen attachait sur lui ses yeux noyés de larmes. A9

—Je suis content! Lever-du-sbleil, adieu ! (LE

L’Indien acccentua cet adieu d’un regard chargé d’amour et suivit lé séide de Mark Morrow. ME

Sylveen éclata en sanglots. ’

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