‹ Les Travaux bibliographiques de 1878 à 1888Chapitre 2 sur 33 · LES · texte numérisé non relu

LES

M. Hexr.i STEIN, archiviste aux Archives nationales.

Il serait superflu de parler des progrès que la science bibliographique a faits depuis dix ans, d'insister sur l'importance des ressources qu'elle offre à ceux qui n'y restent pas étrangers, et de répéter, après tant d'autres, que l'agglomération du nombre toujours plus considérable de publications de tout genre nécessite des connaissances étendues et spéciales pour le classement des bibliothèques et l'usage des inventaires, tables et répertoires mis à la disposition des travailleurs.

Ce n'est pas ici le lieu de parler de bibliothéconomie : j'ai seulement pour mission de présenter un rapport, aussi complet que possible, sur les nouveaux travaux bibliographiques éclos depuis dix ans, et sur l'état actuel de cette science, dont l'utilité ne se démontre plus. L'espace restreint dont je dispose ne me permet pas d'entrer ici dans tous les détails et dans toutes les explications que comporterait la matière : qu'il me suffise de signaler les ouvrages vraiment utiles, auxquels il faut recourir, avant d'entreprendre un travail quelconque, sur l'une ou l'autre des matières qui y sont traitées.

J'ai eu pour devancier M. G. Pawlowski, chargé, lors du dernier congrès, de passer en revue les principales publications bibliographiques parues dans le courant du siècle *, et je dois hum-

1. Congrès bibliographique international. Les Travaux bibliographiques de 1867 à 1878, par G. Pawlowski. Paris, Société bibliographique, 1879, in-8 de 80 pages.

blement avouer que M. Pawlowski avait sur moi, entre autres supériorités, celle de connaître et de parler les langues slaves, particulièrement les langues parlées en Pologne, son pays d'origine. Il avait aussi sur moi, étant de beaucoup mon aîné, cet autre avantage — que d'autres considéreront comme un désavantage — d'être, par là même, plus apte et mieux au courant des travaux qu'il avait à analyser ou à mentionuer. L'on aura grandement perdu au change. D'aucuns regretteront que M. Pawlowski, retenu par d'importantes fonctions, n'ait point, lui-même, continué le rapport entrepris par lui en 1878, et ainsi accompli le programme, plein d'alléchantes promesses, qu'il s'était tracé. Mais j'ai tenu à conserver, au moins dans ses grandes divisions, l'ordre logique adopté par M. Pawlowski, afin qu'il reste encore quelque chose de son heureuse innovation. En voici le tableau :

A. Bibliographies périodiques contemporaines.

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