VI. — Histoire de l'Imprimerie
A) BIBLIOGRAPHIES PÉRIODIQUES CONTEMPORAINES I. — Bibliographies périodiques universelles
De quelle façon peut-on se tenir au courant des nouvelles publications scientifiques de la France et de l'étrauger? En d'autres termes, quels sont les recueil.- bibliographiques a consulter actuellement sur la production littéraire du monde entier ? L'énu- •lion n'en est pas très longue; et, depuis dix ans, il n'y a pas de très notables changements.
.1.- n'ai pas ;t chanter bien haut les louanges du Polybiblion, ni a faire remarquai tous les services que peut rendre ce recueil,
unique en son genre, a tous ceux qui le veulent bien consulter. Ce n'est point mon rôle de vanter cette publication qui, comptant vingt années d'existence, a su acquérir une honorable réputation, mais, comme j'en connais aussi les défauts, je m'efforcerai de les faire disparaître, d'année en année, sans espérer d'arriver jamais à la perfection.
J'ai dit à l'instant que le Polybiblion était un recueil unique en son genre. En effet, l'ancienne Allgemeine Bibliographie, de Leipzig, créée en 1856 et rédigée suivant un ordre systématique (avec table alphabétique annuelle), qui paraissait mensuellement, jointe au très bon Neuer Anzeiger fur Bibliographie und Bibliothekwissenschaft (du Dr J. Petzholdt ), a disparu en même temps que cette revue, en 1886. La seule concurrence qui ait été tentée depuis lors, sous le titre de Wissenschaftliche Bibliographie cler Weltlitcratur (Bibliographie scientifique de la littérature universelle), par les soins des libraires Herbich et Rapsilber, àLeipzig, est née et morte dans la même année 1887. Cette publication, paraissant par quinzaine, où l'on aurait pu trouver des éléments d'information nouveaux (car elle était convenablement rédigée), a laissé, en disparaissant, le Polybiblion unique organe de la bibliographie universelle. Je ne veux point considérer comme des bibliographies sérieuses les feuilles publiées sous un titre alléchant par les librairies Peelmann, Welter (de Paris) et autres : il n'y faut accorder aucune confiance.
Il va sans dire que le Polybiblion ne se fait point seul, et que, sans le concours des bibliographies périodiques nationales, dont il sera question ci-dessous, le rédacteur de la partie technique se trouverait fort embarrassé de se procurer les titres et les prix des nouvelles publications, tant de l'ancien que du nouveau continent. C'est même la centralisation de toutes ces données très diverses qui retarde nos informations, çt ne permet d'inscrire tel livre ou telle brochure que souvent plusieurs mois après l'apparition de ce livre ou de cette brochure en librairie.