DE LEUR FONCTIONNEMENT
L'égout d'Asnières, tel que je le projetais, avait à drainer 3284 hectares. Il n*étail guère possible de calculer à quelle hauteur, en supposant qu'il n'y eût pas de déversoirs, s'y élèveraient les eaux amenées par les pluies violentes mais de peu de durée. D'une part, en effet, ces pluies ne sont presque jamais uniformes sur toute la surface de Paris*; d'autre part„ je ne pouvais avoir que des données très sommaires à Tégard du temps sur lequel se reporterait leur écoulement dans le collecteur. Mais il était très facile, au contraire, étant données la section de l'égout et la surface de son bassin, de calculer le régime qui correspondrait à une pluie uniforme, d'intensité déterminée, venant ajouter son débit à celui des eaux de distribution, qui, il est vrai, comme je l'ai déjà dit, diminue par les temps pluvieux.
Le tableau ci-après indique le résultat du calcul, dans
* C*est ce que démontrent mes observations personnelles sur les fortes averses; je citrrni notamment Tune des pins violentes, qui a eu lieu le 21 mai 1857.
Cette averse est tombée : à Chaillot, de 4 heures 40 à 5 heures du soir; a Bercy, de 5 heures 15 à 5 heures 30.
L'orage n^a donc pas éclaté sur tous les points de Paris k la fois.
La hauteur de pluie constatée a été : îi l'Observatoire, 21 "",52; au quai Debilly, î)"",575
L'intensité de la pluie n'ét^iit donc pas unifonue sur toute la surface de la ville.
lequel j'ai volontairement négligé cette réduction toujours notable, mais difficile à chiffrer.