‹ Les travaux souterrains de ParisChapitre 93 sur 104 · VOIES ET MOYENS · texte numérisé non relu

VOIES ET MOYENS

L'ensemble des opérations décriles dans ce mémoire, si Ton ne l'envisage qu'au point de vue financier, se décompose ainsi :

Recettes. — Taxe des tinettes-filtres donnant lieu, pendant onze ans, à un accroissement de recettes de 450 000 francs, soit à l'expiration de la onzième année, à une recette totale annuelle de 5 000 000 fr.

Dépenses. — Achèvement de la portion immédiatement utile

des égouts 40 000 000 fr.

Travaux de la plaine de Gennevilliers. . . 5 000 000

Total 45000000fr.

Celte dépense doit être effectuée en quinze ans, ce qui donne une moyenne annuelle de 3 millions de francs de travaux.

Cette charge se trouve diminuée de 400 000 francs par an, somme inscrite au budget ordinaire pour constructions d'égouls.

Il est évident qu'à la rigueur ces travaux pourraient être exécutés en quinze ans sans rien demander à l'emprunt, et uniquement au moyen des recettes des tinettes-filtres et de la somme inscrite au budget ordinaire, et même cette dernière somme ne serait nécessaire que pendant neuf années.

En effet, la somme des onze premiers termes de la progression

arithmétique des recettes des tinettes-filtres est donnée par l'expression 450 000 X 66 = 29 700 000 fr.

Ajoutant :

2 années de 5 000 000 fr. de recettes ... 10 000 000

Somme inscrite au budget ordinaire pendant neuf ans 3 600 000

Et un complément pour la quinzième année

de 1 700000

On trouve un total de 45 000 000 fr.

qu'on obtiendrait sans aggraver les charges du budget.

Mais le tableau (Annexe n'* V, page 377) prouve que le mode d'exécution des travaux ne serait pas rationnel.

Ce système, très logique en apparence, a l'inconvénient d'ajourner aux dernières années des travaux d'assainissement dont l'urgence n'est douteuse pour personne, d'aggraver considérablement, pendant ces dernières années, les difficultés de la circulation, puisque l'on construirait alors non pas 1/9, mais 1/15 de la longueur des égouls, et enfin de retarder le développement de l'expérience de Gennevilliers, qui ne pourrait être entreprise qu'à partir de 1875; on découragerait ainsi les cultivateurs, qui sont aujourd'hui si bien disposés à soutenir l'Administration.

Nous croyons qu'il convient d'ajcutcr, pendant les premières années, aux ressources qui figurent au tableau (Annexe n* V, page 577), le produit d'un emprunt dont les versements auraient lieu d'année en année, de manière à porter à une somme fixe de 3 millions de francs le montant annuel des travaux. Le remboursement de cet emprunt serait fait au moyen des excédents de recettes des dernières années; c'est ce qui résulte du tableau (Annexe n*" VI, page 579). Nous avons supposé que le taux des intérêts annuelsserait de5pour 100; il est possible qu'il soit plus élevé; mais cela ne change rien à notre démonstration. Il faudra, s'il en est ainsi, augmenter la somme com plémentaire qui figure aux recettes de la dernière année.

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