‹ Les Treize, drame en cinq actes, six tableauxChapitre 28 sur 56 · MONRIVEAU, LA DUCHESSE, UN LAQUAIS · texte numérisé non relu

MONRIVEAU, LA DUCHESSE, UN LAQUAIS

le laquais, introduisant la Duchesse et Monriveau.

Que monsieur et madame veuillent bien prendre la peine d'attendre au salon quelques instants.

LA DUCHESSE

C'est vraiment beau, cet hôtel Maulincour.

MONRIVEAU.

Quelle folie à vous d'être venue ici, madame !

LA DUCHESSE

Oh! plus de sermons, n'est-ce pas, général?

MONRIVEAU.

Vous tenez donc bien à voir ce monsieur de Maulincour?

LA DUGHES&E.

Vous tenez donc bien à ce que je ne le voie pas?

MON RI VEAU

Mais madame.. .

LA DUCHESSE

Allons, avouez-le, cette visite vous contrarie un peu?

MONRIVEAU.

Pourquoi me contrarierait-elle ?

LADUCHESSE.

Ah! pourquoi? C'est là qu'est le secret, gênerai, et, en

fait de secrets, je ne connais pas d'homme plus verrouillé, plus cadenassé, plus fermé à double tour que monsieur Armand de Monriveau.

MONRIVEAU.

Duchesse !

LA DUCHESSE

Voyons, pour en revenir à cette visite, qu'y a-t-ii de plus simple et de plus naturel que je vienne apporter à ce pauvre blessé, dont je suis la parente, mon compliment de convalescence? (Au Laquais.) Allez prévenir votre maître.

LE LAQUAIS

Qui dois- je annoncer à monsieur le baron?

LA DUCHESSE

Madame la duchesse de Langeais...

LE LAQUAIS

Et monsieur le général Monriveau?

LA DUCHESSE

Tiens, cet homme vous connaît?

monriveau, àpart.

Maladroit !

le l xqu aïs, après avoir échayigéun signe avec Armand. Je sors de chez monsieur de Ronquerolles, où monsieur le général va souvent.

monriveau, àpart.

Pas trop mal. (Haut.) N'annoncez que madame la duchesse. [Le Laquais sort.)

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