MONRIVEAU, LA DUCHESSE, UN LAQUAIS
le laquais, introduisant la Duchesse et Monriveau.
Que monsieur et madame veuillent bien prendre la peine d'attendre au salon quelques instants.
LA DUCHESSE
C'est vraiment beau, cet hôtel Maulincour.
MONRIVEAU.
Quelle folie à vous d'être venue ici, madame !
LA DUCHESSE
Oh! plus de sermons, n'est-ce pas, général?
MONRIVEAU.
Vous tenez donc bien à voir ce monsieur de Maulincour?
LA DUGHES&E.
Vous tenez donc bien à ce que je ne le voie pas?
MON RI VEAU
Mais madame.. .
LA DUCHESSE
Allons, avouez-le, cette visite vous contrarie un peu?
MONRIVEAU.
Pourquoi me contrarierait-elle ?
LADUCHESSE.
Ah! pourquoi? C'est là qu'est le secret, gênerai, et, en
fait de secrets, je ne connais pas d'homme plus verrouillé, plus cadenassé, plus fermé à double tour que monsieur Armand de Monriveau.
MONRIVEAU.
Duchesse !
LA DUCHESSE
Voyons, pour en revenir à cette visite, qu'y a-t-ii de plus simple et de plus naturel que je vienne apporter à ce pauvre blessé, dont je suis la parente, mon compliment de convalescence? (Au Laquais.) Allez prévenir votre maître.
LE LAQUAIS
Qui dois- je annoncer à monsieur le baron?
LA DUCHESSE
Madame la duchesse de Langeais...
LE LAQUAIS
Et monsieur le général Monriveau?
LA DUCHESSE
Tiens, cet homme vous connaît?
monriveau, àpart.
Maladroit !
le l xqu aïs, après avoir échayigéun signe avec Armand. Je sors de chez monsieur de Ronquerolles, où monsieur le général va souvent.
monriveau, àpart.
Pas trop mal. (Haut.) N'annoncez que madame la duchesse. [Le Laquais sort.)