‹ Les tremblements de terreChapitre 5 sur 112 · PREFACE V · texte numérisé non relu

PREFACE V

tant plus sensible qu'il s'agit de portions plus récemment disloquées par les phénomènes orogéniques. Les compartiments glissent le long des cassures qui les limitent, et chacun de ces déplacements, opérés par saccades, fait vibrer toute la région avoisinante.

Mais, ainsi que rétablit clairement la statistique de M. de Montessus, les effets de ce tassement s'atténuent avec le temps. Pendant que l'impitoyable érosion, poursuivant toujours son œuvre, rabote patiemment les montagnes pour en mener les débris à l'océan, le territoire correspondant gagne peu à peu en stabilité ce qu'il perd en relief. Un jour viendra oùf réduit à la condition de ce qu'on nomme une pénéplaine, il sera incorporé aux massifs de très ancienne consolidation qui ont formé les premiers noyaux des masses continentales; noyaux qu'il est bon de choisir de préférence pour y asseoir sa demeure, si l'on veut se mettre le mieux possible à l'abri d'un danger justement redouté.

Q y a peu de jours, devant les cinq Académies réunies, M. de Foville faisait applaudir une apologie de la statistique, qu'il présentait comme la source féconde de toutes les constatations utiles à l'humanité. C'est de cette école que procède M. de 'Montessus, et on doit le féliciter d'avoir donné, dans le domaine des sciences naturelles, une démonstration aussi convaincante de la thèse soutenue par l'éminent académicien.

A. DE Lapparent.

Novembre 1905.

GÉOGRAPHIE SÉISMOLOGiyïIE

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