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Provinces extérieures : Galicie, Bukovine, Bessarabie

et Roumanie.

La Galicie et la Bukovine sont très stables, comme l'indique l'absence presque complète de secousses signalées dans les catalogues annuels de VErdhehencommission de l'Académie des sciences de Vienne, publiés depuis 1896, et ce ne sont pas quelques séismes recueillis à grand'peine pour Lemberg, Czernowitz et Sandec, qui peuvent changer cette appréciation. A propos d'un choc ressenti le 20 janvier 1903 à Zalesczyki, Lâska, cité par Von Mojsisovics ^ dit

* Allgemeiner fiericht und Chronik der im Jahre 1903 im BeobachtuDgsgebiete einge-

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que si la région est riche en gypse et montre de nombreux effondrements, ce séisme est cependant d'origine tectonique ; la région d'ébranlement forme le bord de la plate-forme podolienne, et se trouve à peu près sur une faille qui est recouverte par les sédiments plus récents, du moins à ce qu'il pense.

En Roumanie, depuis 1892, Stephan Hepites a organisé systématiquement les observations séismiques au moyen des stations météorologiques du royaume, au nombre de plus de 300. Si cette période est courte, elle est néanmoins suffisante pour donner une idée très exacte de la répartition des séismes qui l'ébranlent, en adjoignant aux listes annuelles* publiées par le savant directeur de l'Institut météorologique de Bucarest, son catalogue des* secousses observées de 1839 à 1892^, et celui de Stefanescu pour les temps anciens'. Deux mémoires de Draghicénu, l'un séismologique, l'autre géologique \ donnent aussi de précieux renseignements sur les tremblements de terre de Roumanie et leurs relations tectoniques. Enfin le grand catalogue des séismes russes par Mouclikétov et Orlov renseigne suffisamment sur la Bessarabie, qui, au point de vue séismique, ne pourrait être séparée de la Roumanie. De tous ces documents résulte pour ces provinces une fréquence annuelle de 12 secousses, chiffre très modéré relativement à leur grande surface et qui laisse à penser que tous leurs chocs sévères, tels ceux du 6 avril 1790, du 26 octobre 1802 et du 26 novembre 1829, avaient une origine extérieure, Balkan ou Asie Mineure, et que leurs dommages ont été notablement aggravés par la mauvaise construction, l'assiette défectueuse et l'état de vétusté des édifices.

Les épicentres sont nombreux, mais rarement riches en séismes, 4*t les deux seules exceptions un peu notables sont Bucarest et Kichinev. Si l'on n'avait possédé que les observations antérieures à 1893, on n'aurait pas manqué de regarder ces deux villes comme des épicentres seulement apparents, opinion contredite par les obser-

Iretenen Erdbeben (MiUh. d. Eràbebeyi-Comm. d. K, Ak. d. Wiss., Neue Folge, XXV, 158, 1904).

* Registrul cuLremurilor do pamfnt in Romània, în anal 1893... {Analele institului meleorogic al Romaniei, 1893, 1894...)

* Id. Registrul cuti-emurilor de pâmint in Romània, 1839-1892 (Id. VI, 1890. A. 55. 1893).

' Catrcmurole de pamfnt tn Romania fn limp de 1391 de ani, de la anal 455 p&na la 1846 (Analele acad. româna. Séria H, XXIV. Mem, SecL scienL Bucuresci, 1901).

* Les li'emblements de terre de la Roumanie et des pays environnants. Gonlribution à la théorie tectonique (Bucuresci Jrutilul de arte grafice, 1896) ; Id. Eriaûterungen zur gcologisclien Uebersichtskartc des KônigreichesRumanien (Jakrbuch d. K. K. geol.Reichsanstalt, XL, 399, Wien, 1890).

valions systématiques postérieures, qui ont montré l'esislence de foyers de secousses locales non ressenties à grande distance. Les mêmes remarques s'appliquent à Galatz, Braïla et lassy, mais avec moins de certitude à Odessa. Par contre, des épicentres comme BÂrlad , Focsani et Tudor-VIadimirescu ont vu s'accentuer leur impor-

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