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' RouoiADJe et Bessarabio.
tance, et celui d'Avramesci, jusqu'alors insoupçonné, s'est manifesté.
Au premier coup d'œil, la carie séismique montre la stabilité delà Valacliie occidentale, de la Moldavie septentrionale et de la Dobroudja. L'instabilité, du degré modéré indiqué plus haut, se limite donc à peu prës exclusivement à la Valachie orientale, à la Moldavie méridionale et à une petite fraction de la Bessarabie. La plus grande densité des centres d'ébranlement se note de lassy à ta Jalomitza, et surtout entre le Prouth et le Sereth, par conséquent dans les bassins des rivières B&rlad et Berheciu, mais, d'une façon générale, les épicentres se distribuent à peu près symétriquement autour de la ligne Bucarest-Kicbinev, qu'on pourrait appeler l'axe séismique de
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la Roumanie et de la Bessarabie. Un géographe français, de Marionne \ a considéré la ligne Galatz-Buzea cmnme jouant ce rôle. Ainsi donc, des observations plus complètes conlrediaeiit une hypo* thèse qui semblait avoir une importance très grande au point de vue des relations tectoniques des tremblements de terre roumains, cette dernière ligne séparant la Yalachie occidentale stable de la région d'affaissement qu'est la Jalomitza. Le véritable axe séismique Kichinev-Bucarest est tout différent ; par conséquent, ces secousses ne dépendent pas des phénomènes d'affaissement et de surrection grâce auxquels les vallées de la Yalachie prennent un caractère si différent de chaque côté de la ligne Galatz-Buzeu, leur encaissement augmentant beaucoup et graduellement à mesure qu'on se dirige de TEst à l'Ouest, tandis qu'en même temps leur direction, d'abord W.-E. devient progressivement N. W.-S. E. Le phénomène général dont dérivent ces différences est une sorte de bascule do toute la Yalachie, mais n'a aucune influence séismogénique marquée.
Le massif de M^cin, qui a donné lieu au coude du Danube, est considéré par Suess comme un accident géologique d*importance capitale. La stabilité de la Dobroudja montre Textinction de ses dislocations. Il nous semble que les rares séismes qu'on y ressent doivent provenir du foyer d'ébranlement de Bcdcliik, situé plus au Sud en Bulgarie ; ce seraient des choes de relai. Peut-être il y aurait-il lieu de faire une exception en faveur de ceux de Kustendjé (Constantza], où se rencontre dans les gneiss une faille, accompagnée par un appareil hydro-thermal.
D'une façon générale, l'arc carpatliique moldave est un peu plus abrupt que l'arc valaque. La loi du relief se vérifie donc ici, et comme cela se présente si souvent, son influence séismogénique correspond à ce fait que les couches sarmatiques y sont plus relevées et disloquées.
Le squelette archéen des Garpathes ne se montre qu'aux ailes de l'arc roumain en Yalachie, du Danube à Campulung, et en Moldavie, seulement au Nord du parallèle de Piatra. Or, la partie intermédiaire de la chaîne est à peu près exactement celle qui correspond à la région pénéséismique. Cette observation est d'autant plus importante qu'à partir de Campulung, vers TEst et le Nord-Est, les couches de l'Éocène supérieur, contournant extérieurement l'angle des Carpathes, forment une étroite bordure à la chaîne et sont relevées contre
* Sur les mouvements du sol et la formation des vallées en Yalachie (C. R. Ac, se. P^ris, CXXXII, 4140, 1901).
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elle. Mais ces couches se prolongent au delà de la Moldavie jusqu'en Galicie, dépassant ainsi beaucoup au Nord la région instable ; ce n'est donc pas dans leurs dislocations, conséquence de leur relèvement, qu'il faut chercher la cause directe et générale de l'instabilité. Les deux ailes à noyau archéen sont réunies le long de la crête par des lambeaux mésozoïques plissés, qui à l'Ouest ne dépassent pas Campulung, tandis qu'au Nord ils remontent bien au delà de la vallée de la Bistritza. Donc, pas plus que pour les dislocations sarmatiques, on ne peut attribuer l'instabilité du sol moldave à ces plissements. Si maintenant on considère la région pénéséismique ellemême, on voit de suite qu'au Sud, entre Bucarest et le coude du Danube, et le Sereth, elle correspond à la couverture de diluvium, puis que le long de la chaîne, entre Gampulung et la Bistritza, et dans la Moldavie méridionale, du Sereth au parallèle de Bârlad, elle coïncide avec le Pliocène, qu'au Nord vers lassy, elle s'étend sur le Sarmatique, et qu'en Bessarabie enfin les trois formations précédentes se retrouvent dans le même ordre. Il apparaît ainsi très manifestement que l'instabilité est tout à fait indépendante de la nature du terrain superficiel.
On notera que de Gampulung au Sereth, puis dans le Suceava occidental et le Neamtzu septentrional, les filons sont orientés respectivement vers le N. E. et vers le S. E. Dans les parties intermédiaires des Carpathes, ces mêmes directions sont aussi celles des alignements pétrolifères ; de Tfirgoviste à Buzeû vers le N. E., avec léger relèvement vers le N. N. E. de Buzeû à Ràmnicu-Sarat, ce qui correspond aux alignements des filons et aux épanchements volcaniques de l'Ouest ; dans le Bacau occidental reparaît la direction vers le S. E. des mêmes épanchements du Suceava et du Neamtzu. Cette communauté de direction fait immédiatement penser à d'importantes dislocations d'ordre général, vers le N. £. et le N. N. E. dans les Carpathes valaques, vers le S. E. dans les Carpathes moldaves, alignements pétrolifères et éruptifs aux ailes de la chaîne, pétrolifères seulement au centre, auxquels on serait facilement tenté de faire jouer un rôle séismogénique de premier ordre. Il n'en est rien, pour deux raisons : d'abord ces accidents sont rapprochés de la crête, alors que l'instabilité en est notablement éloignée, enfin et surtout ils correspondent simultanément aux régions stables des ailes et à la région instable du centre. Ainsi donc, nous ne rencontrons que des réponses négatives à la question de l'existence de la région pénéséismique roumaine, puisque ni les plissements, ni les dislocations carpathiques ne peuvent être invoqués, pas plus que la formation
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relativement récente du sillon danubien, devant la stabilité delà plaine de Bucarest à Turnu-Severin, ni même le mouvement de bascult* mis en avant par de Martonne. Les géologues et les séismologues roumains devront donc s'attacher à la solution de ce problème, aussi intéressant que mystérieux jusqu'à présent.
Il serait injuste de ne pas signaler les relations tectoniques suggérées par Draghicénu au sujet d'un certain nombre de tremblements de terre particuliers. Le grand tremblement de terre si étendu du 26 octobre 1802 aurait eu son épicentre sur la fracture parallèle à rOlt; mais il nous semble que ce remarquable séisme doit plutôt être considéré comme un mouvement d'ensemble de toutes les chaînes des Garpathes. Les secousses qui ont ébranlé Turcesti, du 19 février au 7 avril 1832, se sont fait sentir dans le Vâlcea et l'Arges, et onl présenté le grand intérêt de jalonner, dit Draghicénu, la voie des recherches à faire pour la découverte des gisements pétroliferes, étant en relation avec les dislocations qui les renferment. Le tremblement de terre du delta danubien du 14 octobre 1892 aurait eu son foyer au lac Sinoe, et il s'est montré si bien lié à la faille du Danube, à la faille limite des Garpathes et à la faille côtoyant la mer Noire, que ce géologue l'appelle le séisme des grandes failles. Geluide Draghuschani du 10 septembre 1893 serait dû à la fracture du Prouth, comme celui du 4 mars 1894, en relation en outre avec les dislocations moldavo-valaques vers Focsani. Sans nier Tinfluence séismogénique de ces accidents, nous nous contenterons de faire observer que dans son intéressant travail, Draghicénu paraît avoir été surtout guidé parles phénomènes inhérents à la propagation des secousses, ce qui diminue dans une certaine mesure la valeur de ses déductions, quant au rôle de ces accidents sur la production même des tremblements de terre de Roumanie.
On a vu plus haut que les épicentres de la Roumanie et de la Bessarabie sont nombreux, mais pauvres en séismes, et qu'ils se répartissent avec une densité à peu près uniforme sur leur surface. Ge caractère particulier est fréquent dans les régions pénéséismiques des formations anciennes, remarque susceptible de faire penser que les secousses en question sont en réalité celles du substratum caché sous le Tertiaire, c'est-à-dire celles du môle oriental ici effondré entre le massif balkanique et la plate-forme russe, suggestion hypothétique encore, mais que des études ultérieures pourront peut-être conGrmer.
En plusieurs occasions, des tremblements de terre assez intenses, et même sévères, ont eu leurs aires pléistoséistes allongées sur la
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côte entre Odessa el les bouches du Danube. Cela conduit à en supposer Torigine en pleine mer Noire, et à les considérer comme appartenant à une autre région, celle de la Crimée, dont on parlera ultérieurement.