GÉOGRAPHIE
Fig. 61. — Andos da Centre.
SEISMOLOGIQUE
et se borner à en rapporter d'une façon aussi vague que générale l'instabilité à la surrection peu ancienne des Andes.
Le versant maritime des Andes péruviennes est certainement très instable, et les désastres de Pisco, du Gallao et de Lima sont célèbres dans l'histoire des tremblements de terre ; les vagues séismiques ont aussi apporté parfois leur part de dommages.
L'isobathe de 4 000 mètres se tenant à proximité du littoral, il est probable qu'elle joue ici le même rôle séismogénique que le long des côtes du Chili. Si les mouvements tertiaires andins sont certainement la cause générale et lointaine des tremblements de terre du Pérou central, ils se sont superposés aussi, comme on a déjà eu tant de fois à le constater, à une chaîne hercynienne plissée qui a dû exister entre le môle brésilien et un avant-pays qui aurait disparu sous les flots du Pacifique. L'instabilité ne paraît pas dépasser Lima au Nord, et en tout cas Trujillo ne ressent que de faibles et rares secousses.
Le désert de Sechura, continuant pour ainsi dire le sillon amazonien, est certainement très stable.
Guayaquil ressent quelques séismes, jamais graves, et il semble probable que la dépression des Rios Daule et Esmeraldas forme une région pénéséismique seulement, car il faut tenir en forte suspicion la ruine de Puerto
Vîejo dans le département deManabi, donnée par les journaux américains de mai 1896.
L'entremont des Cordillères de TËcuador est d'une instabilité qui nulle part ailleurs n'est dépassée, de sorte que ce pays réalise une des rares coïncidences entre une extrême séismicité et un énergique développement des phénomènes volcaniques. Ainbato, Latacunga, Quito et Rio Bamba jouissent, à cause de leurs nombreuses catastrophes, d'une triste réputation, qu'aggrave encore la renommée des gigantesques volcans du voisinage. Le plateau de Quito et de Rio Bamba est très disloqué, et c'est tout ce qu'on peut dire des hauteurs transversales qui le séparent en cirques, disposition reconnaissable sur toute la longueur de l'intervalle des deux Cordillères.
Le haut bassin du Napo ressent bien quelques légers tremblements de terre, mais on ne saurait dire si ceux qu'on a signalés jusqu*ici à Ârchidona sont autochtones, ou s*ils ne viennent pas de l'entre- Cordillère.
Le massif intérieur des Andes péruviennes et leur versant bolivien sur le Titicaca sont tout au plus pénéséismiques de Cuzco à Puno, La Paz et Chuquisaca.