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Il vaut la peine de aignaler Mtte lettre da H. Thiert :
■ Paria, 31 man 18iS.
■ Mon cher Hadier,
« Voici mon avia «nr des qnattiona fort importantei du moment pré- «ent. Vooa connai»set l'entêtement ordinaire de mes opinions politiques, •ocialiites et économiqaeB ; toui gavez mon peu de goût potir la dêputation ; TOUS Aies donc bien cooTainou qne je ne ferai pas le saeriflce d'une ■enle de mes façons de penser à la multitude électorale; mais je suis quelquefois dépita sn voyant les eottes opinions que me prêtent plusieurs de vos amis & l'égard du clergé. H me semble qu'après avoir lu ce que j'ai écrit lor le concordat, ils devraient être un peu plus éolairois sur mes sentiments vrais.
< Ela tout cela, la révolution de févrieT aurait beaucoup ckangé t ce sujet, et ne permettrait pas un doute, si on en avait un seul. J'ai toig'oure cm qu'il faïliùt une religion positive, un culte, un olerg4, et qu'en ce gemre, ce qu'il ; avait de plus ancien était ce qu'il j avait de plus respectable.
u Aujourd'hui que toutes les idées sont perverties et qu'on va noua donner dans chaque village un instituteur qui sera un pbalanstérien,je regarde le curé comme un indispensable rectiflcateur des idées du peuple. Il lui enseignera, du moine, au nom du Christ, que la douleur est nécessaire dans tous les états, qu'elle est la condition de la vie, et que, quand les pauvres ont la flévre, ce ne sont pas les riches qui la leur envoient.
s Sans salaire. Il n*; a pas de clergé. Beaucoup de catholiques se trompent & cet égard, et s'imaginent qn'en renonjant au salaire ils ne seront affranchis que de la peine de toucher leur argent, mais voilà tout. Leur joug sera de fer pour eux comme pour nous, et ils mourront de besoin dans leur servitude aggravée.
1 Qu'on soit bien convaincu que, dsni les neuf dixihues de la France, on laisserait mourir de faim les prêtres. En Vendée, peut-être, on les Dourriraiti de grands propriétaires pourraient former une caisse où il j aurait quelques millions (ce dont je doute), mais Dieu sait ce qu'on ferait de ces millions.
« Je ne cesse, mon cher Hadier, de vous le dire depuis deux mois, avec ce syatbme nous ferions rétrograder la France & l'Irlande.
» Quant i la liberté d'enseignement, j* suis changé, non p&r une réro- Intion dans mes couvicUona, mais par une révolution dans l'état social.
* Lorsque l'Université reprisfut^l la bonne et sage bonrgMisie fran-
soi ADDITIONS.
faise, enteigmiit nos enfknti miTSDt les m^lhodM de Rollin, dODotit 1& préférence ani aaines at Tieilles ëludei clautquea sur Iw ëludei physique* et toutes matérielles des pr&neiini de l'ensei^ement profeBitonnel, obi ator» je lui voulait taeriSer la liberté de renseignement. Aujourd'hui je n'en sais plus U. Et pourquoi I Parce que rien n'eet où il étwt. L'Uni- Téraité, tombée aux mains des phalanstériens, prétend ensei^er à nos enfanta an peu de mathématiques, de phjaique, de sciencei nAturelIea, et beaucoup de démagogie ; aussi je ne vois de Mlnt («'il y en a) que dans la liberté de l'enseigneroeal.
■ Je ne dis pas qu'elle doive être absolue et sans aucune garantie pour l'anUtrité publique; car enfin, s'il j avait un 'enseignement Camot, et au delà an enaeignement Blanqui, je voudrais bien pouvoir au moins empêcher le dernier. Hais en tout cas je répète que l'enseignement du clergé, que je n'aimaia point par beaucoup de raiiooa, me semble malnt«nant meilleur que celui qui nous est prépare. 4 s Telle est ma façon de penser sur tout cela.
•I Je suis tout ce que j'étais, mais je ne porta m'es haines et ma chaleur de résistance que U où est aujourd'hui l'ennemi. C'est la démagogie, et je ne lui livrerai paa le dernier débris de l'ordre social, c'eat^t-dire l'élabliaiement catholique. ■
La Tamille Bonaparte fut alliée, en Italie, i un grand nombre de personnages importants : citons les Pepoli, les Campello, les Raspooi, les Qabrielli, le colonel Armandi, le médedn Pantaleone, l'auteur et professeur Alberi, etc...
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De U, Cavour écrivait i. Lui^ Cibrario, chargé des affaires étrangères : • Il j a nenT jours que j'ai quitté Turin, et j'ai déjii écrit trois Toia, j'ai expédié des dépêches sans fin, etc... J'espbre que vons serez satisfait de ma correspondance. Je crois qu'il est bon, pour dégager votre responsabilité et la mienne, de consigner dans mes dépêches tous les faits intéressants que je puis constater. J'ai écrit an roi en lui rapportant la conversation que j'ai eue hier soir avec l'empereur. Pour lui montrer la nécessité du secret, je l'ai prié de n'en pas dire un mot au Conseil. Vous pourrei cependant lui en parler en particulier, Reavoyei-moi au plus tât Armillau avec les documents que ja vous ai demandés i. vous et k Rattaui. Lundi, nous entrons en scène; si la chose n'est pas agréable, elle sera curieuse. En attendant, les dtners officiels ont commencé ; et les estomacs sont soumis i. une dure épreuve, il ce n'est paa encore le tour des int^igences. Je voua avertis que j'ai engagé dans les liens de ta diplomatie la
belle comtesse de , l'imitant i co^iwter et i séduire, s'il en était besoio,
l'empereur. Je lui ai promis, en caadesuccès.queje demanderais pour sou pfere la place de secrétaire & PéCerabonrg. Elis a commencé discrètement son rôle au concert des Tuileries hier. —Votre tria affectionné, CiTOllR. > (ODoftlci,/e Comte Luigi Cibfario el son (fm;M; Florence, Civelli, p. 116.)