IV
La soumission à la, volonté de Dieu donne non-seulement la force, la patience, mais même la joie dans les épreuves.
de tout secours; 7e la résurrection n’était pas connue alors, pour exci+ ter l'espérance, autant qu’elle l’a été après la promulgation: de Evan: gile; 8 il souffre longtemps; 9° il meurt de faim. Que! de misères réunies en Lazare ! Et Lazare, ne se plaint point; il supporte toutes ces diverses afflictions avec patience. Pourquoi? parce qu’il est soumis à la volonté de Dieu. Aussi Dieu vient à son aide; voyez sa récompense: ilest dans le sein d'Abraham, environné de gloire; tandis; que le mauvais riche , n'ayant pas fait la volonté de Dieu, est enseveli dans les enfers ( Jomil. ad pop.). 3 Voyez l’admirable patience de Job: Il avait tout en abondance; Dieu lui enlève tout , et le réduit à la plus affreuse misère, aux plus cruelles douleurs. Dans ce triste état, que dit-il? Ecoutez-le ::Je suis sorti nu du sein de ma mère, et je retournerai nu dans le sein/de la terre : Dieu m'a tout donné, Dieu m’a tout ôté : Il en a été ce qu'il a plu au Seigneur; que le nom du Seigneur soit béni : Nudus egressus sum de utero matris meæ, et nudus revertor illuc : Dominus dedit, Dominus abstulit; sicut Domino placuit, ita factum est : sit nomen Domini benedictum (1. 21). Ve Aïnsi la soumission à la volonté de Dieu donne seule la sublime verlu de patience... HP À VAUTA JE me réjouis dans mes souffrances; dit le grand Apôtre aux Colossiens : Gaudeo in passionibus (1:24) . Je suis rempli {detconsolation, je surabonde de.joie dans toutes mes tribulations , écrit-il aux Corinthiens : Aepletus. sum consolatione, superabundo gaudio. in .omni tribulatione nostra (M, Cor. vi. 4). Je souffre, dit-] à Timothée, mais loin d'être confondu, je suis dans la joie; car je sais pour qui je souffre : Patior, sed non confundor, scio enim cui credidi (IL 1.149).Je suis prêt, dit-il aux Actes des apôtres, non-seulement à être lié! mais à mourir pour le nom du Seigneur Jésus : E go autem,non solum alligari, sed eémort paratus sum, propter nomen Domini Jesu (xxr, 13), Les apôtres sortirent du conseil, pleins de joie de ce qu'ils avaient été jugés dignes de souffrir des outrages pour le nom de Jésus tZ4 li quidem ibant gaudentes a conspectu concilii, quoniam digni habiti sunt pro nomine Jesu contumeliam,pati (Act. v.:41). Ë Voilà les merveilles qu’opère la résignation à la volonté de Dieu. Et ce qui nous anime, nous fortifie, nous console dans les tribula: tious , c’est qué nous savoris qu’en cela nous nous unissons à J. GC. souffrant, et nous lui devenons semblables; et par là nous nous b'éparons à ressusciter glorieux, à son exemple.
SOUMISSION! LA “VOLONTÉ DE DIEU: Ab1
Cssrun paradis icishas-qué la ‘soumission à la: volonté de Dieu. Bonheur dans
Cette’ soumission donne là paix..s, le lcontentémént...s" la grâce. i4) le salut... la gloire éternelle... On! se-dégoute de touts mais Dieu est toujours ban, toujours; aimable; il plait toujours:
* -Gelui-qui résiste à la volonté dé Dieu change comme lés phases de Ja-luneÿ mais eelui quis'y soumet, est comme’le ‘soleil. Dieu con< trariequelquefoisnotrevolonté; mais c’est pour notre plusgrand bien: “1Paul nedevient heureuxique lorsqu'il ditià JC : Seigneur; que Youlez-vous que je fasse : Domine, quid me vis facere? (Act: 1x. 6.) Soudain ; de persécuteur, de loup furieux , il devient l’apôtre, le bienfaiteur; la lumière du monde entier...
: Celüi:qui vous donne tout, dit saint Augustin, ne vous est pas enlevé ;-lors même que vous perdez ce qui vous est donné, Dieu vous reste toujours : Non est tibi ablatus qui dedit, quamois tibi ablatum fuerit quod dedit (In Medit..). j : Lorsque nous perdons ce que nous croyons être à nous, nous ne le perdons pas, dit saint Ambroise, nous le rendons à Dieu : Cum nostra amittimus, Deo illa reddimus, non amittimus (Serm. mi).
Sur - Vous à celui qui est au-dessus de vous, dit saint Augustin, et tout ce qui est au-dessous de vous vous sera soumis : Subdere ei qui supra teest,iel infra te eruntilla quibus præpositus es. Carl’hommeayant abandonné par le péché celui sous l'empire duquel il devait être, il'est tombé au-dessous de tout-ce qu’il devait dominer; il a perdu son em pire, et il est devenu lPeselave de toutes choses : Quia vero per peccatum homo deseruitieum sub quo esse debuit, subditus est eis supra quæ ess debuit. Noicil’ordre : Dieu, l’homme, les animaux , la nature matériellei Dieulest au-dessus de vous, les animaux au-dessous de vous. Reconnaissez celui qui doit vous gouverner; et vous serez reconnu par les êtres que vous devez dominer : Agnosceeum qui supra te est, ut agñoscant te qui infra te sunt. Daniel reconnait Dieu comme son maïitre; les lions le reconnaissent lui-même et le respectent comme leur maitre: Cum Daniel'agnovisset supra se Deum, agnoverunt illum supra se leones. Mais sivous ne reconnaissez pas Dieu qui est au-dessus de vous, si vous ne vous soumettez pas à lui, si vous méprisez votré supérieur, vous ne ‘serez! pas connu, vous serez méprisé de votre inférieur et vous deviendrez son esclave : Si aulem non agnoscis illum qui supraite est, superiorem contemnis, subderis imferiori. Par qui lorgueil des Egyptiens'est-il dompté et brisé ? par des grenouilles, par des moucherous : Propterea superbia Ægyptiorum unde domata est ?
la soumission à la volonté de Dieu.
Tout est soumis à l'homme qui se soumet à la volonté de Dieu.
récompense infiniment ceux qui sont soumis à sa volonté.
104, les saints, les élus, le ciel ct la terre, tout est sounis à la volonté de Dieu, même les démons et l'enfer.
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} \ zu LA de ranis et muscis. Moïse est soumis à Dieu : a mer “Rouge lui est
soumise, le ciel lui est soumis, Dieu lui- mème lui obéit. Ceux, «qui ut ne veulent pas faire la volonté de Dieu sont forcés de faire Je | volonté de tout ce qu'il y a de plus vil; et en faisant Ja volonté de Dieu, on fait les plus grandes SÉUPATE ; mème avec ce qu il Ÿ. a de plus méprisable. Ainsi Moïse, avec une simple baguëtte, frappe. et consterne lesEgyptienspar dix grandesplaies : il ouvre la mer Rouge; il fait sortir de l’eau d’un rocher desséché. Gédéon , avec, des. vases de terre tout brisés, détruit une armée ennemie. Les trois ‘enfants dans la fournaise sont soumis à la volonté de Dieu, les flammes les respectent ; leurs vêtements, jusqu'à leurs cheveux, tout est respecté, et ils chantent des cantiques d’allégresse et de recOnNaIssAanCe (Tract. vin S. Joann.). puy Lorsque le monde ne fait pas la volonté de Dieu, il ne e diffère pas de ceux qui ne sont pas, dit saint Chrysostome : Multitudo quando voluntatem Dei non facit, nihil differt ab lis qui non sunt { HO ad pop. ). jme Entre toutes les choses, dit saint Grégoire de Nazianze , il n’y.a que Dieu que l’on ne puisse n1 éviter, nt dominer : : Solus ex omnibus rebus Deus est, qui nec fuga vitart, nec superari potest (1! Distich. ).
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Jospn fait la volonté de Dieu. Comparez ce qu la loutfert avec es
honneurs immenses dont il est comblé, vous verrez que ses épreuves 1, fIOFLE
ne sont rien à côté de ses honneurs, Car, Lo pour Ja haine de ses frères, il obtint l'amitié du roi et de toute l Egypte... 90 pour. l'exil, l'esclavage et la prison > il reçoit non-seulement une liberté entière, mais Le plus haut rang et la puissance.…; ; 30 pour le travail de ses mains comme serviteur, il recoit l’ anneau d'or... 54° pour le manteau que lui enlève l’adultère épouse de Putiphar, il est revêtu du mänteau royal...; 5’ pour des chaines, i reçoit un collier d'or... 6° pour avoir soigné des vaincus, il devient prince...; 7° pour avoir subi Phumiliation de la prison, il s'assied sur le char royal. 3 ;'80 pour avoir été méprisé, tous se présternent devant lus: 9" pour le nom de serviteur, il reçoit le nom de roi et de sauv eur du MONS, à #70 S Si Dieu récompense ainsi en cette vie ceux qui font sa volonté ,
que ne leur accorilera-t-il pas dans l° éternité?. 5e VA OP ENRORIE
\ V'LU2E, \ to PAS LINETTET
Jésus-Canisr, en entrant dans le monde, dit : Scigheur, VOUS n'avez voulu ni d'hostie, ni d’oblation; les holocaustes pour “le péché : ne vous ont pas été agréables. Alors j'ai dit : Voici que je viens,
SOUMISSION À LA VOLONTÉ DE DIEU, 5a
pour faire, Ô mon, Dieu, votre, volonté : /ngrediens mundum dicit : Hostiam et oblationem noluistè : : holocautomata pro peccato non tibi placuerunt. Tune dixi ; Ecce venio , ut faciam, Deus, voluntatem tuam (Hebr. x Be Thing
Mon Père m'aime, dit encore J. G., parce que je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me fa ravit; mais je la donne de moi-même, et j'ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre : telle est la mission que j'ai reçue de mon Père (Joann. x. A7. 18). 1 parait de là que J. C. avait reçu de son Père l’ordre douloureux et sévère de souffrir et de mourir sur la croix, Il accom plit cel ordre : il se rabaisse lui- -même, s'étant fait obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix, dit le grand Apôtre : Humiliavit semetipsum, fact us obediens usque ad mortem, mortem aulem crucis (Philipp. 11. 8). Je suis descendu du ciel, dit ailleurs J. C., non pour faire ma volonté, mais la volonté de mer qui m'a envoyé : Descendi de cælo , non ut faciam voluntalem meam, sed voluntatem ejus qui misit me (Joann vi. 38). Or, la volonté de mon Père qui m'a envoyé est que de tout ce qu'il m'a donné, rien ne se perde, mais que je le ressuscite au dernier jour : Acc est autem voluntas ejus qui misit me , Patris : ut omne quod dedit mihi, non perdam ex eo, sed resuscitem dllud in novissimo die (I. vI. 39).
Voyez éet Homme-Dieu au jardin des Oliviers, suant sang eteau; écrasé sous le poids de la justice de son Père , et sous le poids de nos crimes, Le calice d’amertume lui est offert, le refusera-t-il? Non, mon Dieu, yous ne le refuserez pas : je devrais le boire jusqu’à la lie, à votre place; c’est moi qui l’ai fait siamer; mais, buvez-le, sans quoi tout est perdu pour moi. Ecoutez ce qu'il dit, à la vue de ce calice ; Mon père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi! Cependant qu’il n’en soit pas comme je veux, mais comme vous voulez: Pater mi, St possibile est, transeat a me calix istel Verumtamen, non Sieut ego volo ; sed sieut tu (Matth. xxvr. 39). Mon Père, que votre volônté se fasse, et non la mienne : Pater, non mea voluntas, sed tua Î at (Luc. xxII. 42).
| s . Cette parole « du chef, dit saint Léon, est le salut de tous les memraie Hœæc Vox capitis, salus est totius corporis. Cette parole éclaire, instruit, forme tous les fidèles; elle enflamme tous les confesseurs, ‘elle a couronné tous les martyrs : Hoœæc vox omnes fideles instruxit, omnes confessores accendit, omnes martyres coronavit. Car qui pourrait surmonter les haines du monde, les fureurs des tentations, les terreurs s des persécutions et des bourreaux , si J. CG. souffrant en tous