‹ Les trésors de Cornelius a Lapide (volume 2)Chapitre 91 sur 97 · C. XII ). CC CUNUMUIN GULA NA · texte numérisé non relu

C. XII ). CC CUNUMUIN GULA NA

Les richesses sont bonnes à celui dont le cœur est pur , dit PEcclésiastique : Bona est substantia, vui non est peccatum in conscientia (xur. 30); parce que celui qui est exempt de péché distribue ses richesses dans le sein des pauvres, en fait de bonnes œuvres. Ces paroles veulent dire aussi que les richesses véritables, bonneset “ütiles, consistent dans üne conscience droite et pure. Une telle con- “Science est” toujours riche ; ‘elle ‘est toujours dans Ra joie ; élle “est contente de toutes ATTE re |

Les vraies richesses sont Celles qui remplissent l'esprit et le cœur, Qui és rendént serein ét Héureux : or, la grâce et les vertus péuvéht séules rémplir Pâme ét fe cœur dé paix et de bonheur... 15 NAS st és vraies ‘Fitblesses Consistent à posséder ‘une ble constience, à plus affreuse pauvreté règne dans une mauvaise ébnsciènte, dans tine éonsciénee corrompu par lavärice, l'orgueil,

l’impureté, la colère, la haïné, étc. Quelles richesses peuvent exister “dhns une Ame privée (Le vertu”, dé la grâce sarictifiante, dé Diéu lui- Môme Dans né pareillé Aie ‘résident le démén ; ‘les passiôns , les: De di td Vôleursl es eur al ais: tous ses these eptior 20h est oesldesetiq e0868moft aa) AO à 8

Si vous voulez dev enir riche, dit enr fui-même à Eat, “hé Vous attaéliez pas à 7. des Fais brie à Paétrüire les UV ATEN TE PAIN N0 MpUNMES LOMRTUR AIRE SIGONS D 28 VS GéAfthé consulté ‘sur ses smégese otre pour ‘&énrichir, “épontit HCESÉ AE Mu añctpidité et de’ #y soustraire , d'en être entièrement Due St de il . ne Isere So). egeaorlori e9f vo'risè :

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Comme Dieu possède toutes les richesses, dit saint Cyprien, comme tout lui appartient, rien ne man que à à celui gui a Dieu, si lui-même né man que, pas à Dieu. 3 Cun. Dei. sint jomni@s sAahenti Dora athil détréts s Devripse: none desit: as DERRRARIORENR BINNURS STE EERE

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I SÉN'IÉ FAT FRE Lerrestres, mais les es que Ja conscience porteraveer ‘elle ; afin

Moyens d’acquérir les vraies richesses,

672 VRAIES RIUHESSES.

d’être riche pour toujours: Veræ divitiæ non .opes sunt, sed, virtutes, quas secum conscientia portat, ut in pérpeluum dives fiat (Ses, v de, Advent. ). [

Les vraies richesses sont celles qui nous font riches, de as * dit. saint Grégoire : Solæ divitiæ:sunt que, nos dinites virtutibus, faciunt,

(Homil. xv in Evang.).

Les vraies richesses ,, dit Clément d'Alexandrie, c'est. se grnd

nombre des actions vertueuses :| Veræ divitiæ, est abundantia. in dis-

quæ sunt ex virtute actiontbus (Lib. VI Strom.).

Nul n’est riche que celui qui est exempt de péché mortel , qui vit de Dieu, pour Dieu, en Dieu, par Dieu...

Saint Prosper dit excellemment : Voilà nos solides et réelles richesses : la pureté, qui nous rend chastes; la justice, qui nous fait saints; la piété, qui nous orne; l'humilité, qui tue l’orgueil; la mansuétude , qui exclut la colère; l’innocence , qui nous rend amis de Dieu; la prudence, qui nous porte à veiller ; la tempérance, qui éloigne les maladies; la charité, qui nous rend agréables à Dieu et aux hommes. Le vrai riche est celui qui est puissant en vertus, qui méprise le siècle et qui s'applique à pratiquer tout bien (Lib. Il de Vita contempl., c. x).

Tournons notre esprit, dit Sénèque, vers les richesses qui sont éternelles, élevons-nous vers le ciel, méditant les œuvres de Dieu, et Dieu dans ses œuvres (/n Prov.).

Les vraies richesses sont celles que nous ne pouvons pas perdre lorsque nous des avons, dit saint Augustin : {le veræ divitiæ sunt , quas, cum habemus, perdere non possumus (De Civit.).

Î y a, pour le vrai fidèle, tout un monde de richesses infiniment précieuses et désirables. Car, 1° l'univers a été créé par Dieu pour l’usage des fidèles et non des infidèles : tout est au fidèle, rien à l’infidèle..…. 2 Le fidèle se sert de tout ce qu’il y a dans le monde, non pour en abuser, mais par nécessité, selon Ja volonté de Dieu et pour son service. Tout sert donc fidèlement le sage; c’est le contraire pour l’insensé. Le soleil, la terre, le feu , l’eau, l'air, le vêtement, etc., le fidèle use de tout en vue de Dieu, et il est content de tout... 3 Le fidèle possède tout, car il méprise tout pour J. C. ; il est plus élevé que le monde, et tenant son esprit fixé au ciel , il dédaigne et foule aux pieds tout ce qui est terrestre... 4° Le fidèle, dans toutes les choses créées, reconnaît, aime, loue et glorifie le Créateur par qui elles existent, et à l’honneur duquel elles

VRAIES: RIUHESSES 673 ont été irées dunéant, Et cette connaissance, cet amour, ces louanue, ‘ce ‘tulte, sont/les vraies richesses dumonde..:,,,50 Lefidèle.se sert, d’une manière régulière et sainte, de tout dans le monde-pour la Slotré dé Dieu et pour son salut: Ob!qu'ibest riche celui qui agit ainsi !°qu l'est pauvre celui qui fait'autrémientt.2"60 Le fidèle possède Dieu à qui tout appartient; en possédant Dieu; ilpossède:tout ce” qurest à Dieus il péssedé done tout'ée'que le:monde contient... T6 Dieu prépare au fidète Fr béatitude ‘et la gloire céléstese Lee

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Nécessité du

onxez de la trompette dans Sion, dit le prophète Joël, ordonnez un jeûne public, convoquez l'assemblée, réunissez le peuple , purifiez-le ; assemblez les vieillards, les enfants, ceux même qui sont à la mamelle ; que l’époux sorte de sa couche et l’épouse de son lit nuptial. Que les prêtres et les ministres du Seigneur pleurent entre le vestibule et l’autel, et qu'ils s’éerient ,: Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple ; et ne permettez pas que votre héritage soit voué à l’opprobre et aux insultes des nations (11. 15-17). Le zèle , dit saint Augustin, fait un devoir à chaque chrétien de ne souffrir, autant que possible, le mal nulle part. Voyez-vous votre frère aller au théâtre : arrêtez-le, avertissez-le , soyez affligé, si le zèle de Dieu vousdévore. En voyez-vousqui.s’abandonnent à l'ivresse : empèchez un pareil rime autant que vous le pourrez. Travaillez sans cesse à ramener l’impudique, l’avare , le vindicatf,; l’orgueils leux , etc. (Tract. x in Joann.) 44 Lève-toi, dit le Seigneur à Jonas, et. va Fee Ninive. : grande ville : là, élève la voix, parce que sa malice,est montée jusqu’à moi : Surge, et vade in Ninivem civitatem qrandem, et prædica in ea ; quio ascendit malitia ejus coram me (1, 2). | £ Hâte-toi, cours, presse ton ami, disent les Praverbes: pets. Le sommeil à tes yeux : Drscur té festina, suscila amicum tuunr; ne dederis somnum oculis Luis (V1. 3. 4). Arrache. les captifs à Ja mortel. Les faibles au supplice; malheur à toi si tu ne le fais pas! Æ rue e0s qui ducuntur ad mortem ; et qui trahuntur ag interitum , liberare ne, cesses. (Prov. xx1v. 11). : PTE J’ouvre devant vous une grande porte, dit le See dés l'A pocalypse : Æece dedi coram:te ostium apertum. (ur. 8). J'ouvre devant vous Ja porte du zèle et du travail... CÉPRT PET Si j'évangélise , dit le grand Apôtre, la gloire n’en est pas à moi: : ce m'est une nécessité, et malheur à moi si jen ’évangélise ! Si evangelizavero, non est mihi gloriaÿ, necessitas, enim mihi incumbit.: vœæ enim miht est, si non evangelizavero. (A. Gor.1x. 16). K. Je vous recommande ceci, dit l'Apôtre, que VOUS combattiez de bon combat : Hoc pr'æceplum commendo tbi; ut anilites bonam, militiam

LÈLE. 675 (1. im. 1.18). Combattez le bon combat de la foi; entrez en possession de la vie éternelleà laquelle vousavez été appelé: nie bonum certamen fidei; apprehende vitam œternam, in qua vocatus es (Xbid. I. vr. 12 ).

Si le combat vous appelle, dit saint Cyprien, si le jour est venu, combattez vaillamment , combattez avec persévérance , sachant que vous combattez sous les yeux de Dieu, et qu’en confessant son nom vous arrivez à la gloire éternelle (Z'pist. ad Mart.).

TraVaillez comme un bon soldat de J. C., dit lApôtre à Timothée ! Labora sicut bonus miles C'hristi Jesu ( fi. I. 3), Celui qui combatdans l'arène n’est point couronné s'il n’a combattu comme il le doit : Vam et qui certat Ün ägone, non coronatur, nist legilime certaveri (HU: Tim. 1125). Annoncez la parole; insistez à temps et à contretemps; reprenez, suppliez, adressez des reproches en toute longanimité ettouté doctrine : Prædica verbum, insta opportune, mportune, drgie. obsecrainérepa, ir ont patiéntia ettloctrina (id, IE 1v. 2). Pour Vous, vétllez el°ne vous refuse à aucun travail; faites l'œuvre d'un évaogéliste, remplissez votre iinistère : lu vero vigila, in omnibus labora, opus “fac évangeliste | münister um tuum imple (Lbid. IT, 1v. 5). Minourrituré , dit JC, estde faire la! Volonté de celui qui m'a envoyé . d'accomplir son œuvre : Heus Cibus est ut faciam voluntatem jus qui musit me, ul pérficuarn opus èjus (Joann. 1V, 34).

Que tesléhretienis, ét Surtout leS paStéurs dés âmes, apprennent que Jeur nourriture gpivituellé doit btre le zèle ; l’übéissance.….

Je me suis indigné contre l'insensé, en voyant la paix des impies, dit 1e Péalmiste ? Zelavt Super iniquos, pacem péccatorum videns (LXxIL. 3)> La défaillance s'est emparée de moi à la vue des pécheurs qui abandonnent votré loï, Seigneur : Defectio tenuit ne pro peccatoribus dérelinqüentibus legem tam (Psal. cxvnr. 83). Mes Yeux répandent destorrents de larmes parc qu'on viole votre loi : £'itus aquarum deduxerunt autre met, M'A non custodierunt legèm luam ( Psal. CV. 136." te %

p'ardeur “le mon zèle" me consume, Seigneur, parce que 1nes persécuteurs ont méprisé vos paroles: Tabescere me fecit zelus meus, quid vblitr sünt ‘verba tua énimici mer (Psal. cxvir. 139) Fai vu les prévaricateints , Jet lj'ü séché dans fes anboisses, parce qu'ils n'ont pas “observé "Vos commandements : Vidi prævaricantes ‘el tabescebam ; quia eloquia tua noù custodicrunt (PAL GX VIN 158). Voulà le sèlé ut'86s ardeurs!... bre di BL |

“Que Tais-tu, Elie? dit le Séigheur, Le prophète répond : Je brûle

Motifs de

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