‹ Les trésors de Cornelius a LapideChapitre 8 sur 57 · IV. Marie immaculée dans sa · texte numérisé non relu

IV. Marie immaculée dans sa

conception.

ne peut rien faire de plus grand que la bienheureuse Vierge, parce qu’elle est mère de Dieu (1. p. q- 25. art. 8).

En parlant de Marie, on peut dire à Dieu ce que Dieu lui-mème dit à l'Océan : Tu viendras jusque-là, et tu n'iras pas plus loin : Usque huc venies ; et non procedes amplius (Job. xxvur. 11).

Saint Bernardin appelle Marie la magnificence de Dieu : Dei magnificentiam (Tom. I, concil. xt, art. 6, cap. 1v). Marie elle-même, dans sa profonde humilité, est forcée de s’écrier : Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses : Fecit mihi magna qui potens est (Luc. 1. 49). Ila signalé la force de son bras: Fecit potentiam in brachio suo (Id. 1. 51 ).

Nous devons tout à Dieu , et Dieu ne nous doit rien. Il en est autrement de Marie. Quoiqu’elle doive à Dieu, Dieu lui doit aussi; car J. C. a recu son humanité tout entière de Marie; et tout ce qu'il a comme homme, il le doit à sa mère. Par sa conception et par sa naissance, Jésus-Christ , Dieu et homme , est devenu le débiteur de Marie ; il lui doit plus que les autres enfants ne doivent à leur mère, parce qu’elle réunit en elle la qualité de père et de mère. J. C. est obligé d'accomplir à l'égard de sa mère le quatrième commandement, Père et mère honoreras. C’est ce qu’il a fait à la lettre, rendant même à saint Joseph les devoirs d’un fils ; car l'Evangile nous assure qu’il lui était soumis, ainsi qu’à Marie : Æ'rat subditus illis (Luc. 11. 51). Par la bouche de Salomon , J. C. promet à son auguste mère de lui accorder tout ce qu’elle lui demandera , disant qu’il ne lui est pas permis de lui refuser quelque chose : Pete, mater mea ; neque enim fas est ut avertam faciem (WII. Reg. m1. 20).

Lerrre apostolique de notre seigneur très-saint, Pie, Pape par la divine providence, neuvième du nom, sur la définition dogmatique de l'immnaculée conception de la Vierge mère de Dieu (1).

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