UO QUATRE HOMMES ET UN CAPORAL
M. Barbey d'Aurevilly. — Tout beau! notre cher rédacteur en chef. Vivier aime à rire ; il est de l'école de ces esprits exhilarants que ne repousse pas absolument M. de Bonald.
M. Granier de Cassagnac. — Vivier a des accointances avec certains bohèmes; je les hais les bohèmes. D'abord, je ne sais pas ce que c'est.
, • ( Nous non plus.
Les frères Esgudier. — L^
( Nous non plus.
M. Granier de Cassagnag. — Mais ils verront beaa jeu. En attendant, boutonnons-nous et cachons nos montres ; nous no sommes pas en sûreté dans la littérature d'aujourd'hui ; il n'est guère prudent de sortir par le feuilleton qu'il fait. Quelles mœurs, bon Dieu (
M. Barbey d'Aurevilly. — Ignoble! ignoble I
M. Grameh de Cassagnag. — Tout n'est que cor- Iruption et dévergondage dans les arts, vice, poison, égarement, profanation, tumulte...
M. Barbey d'Aurevilly. — Argot, broussailles, anarchie, infirmités, misères, débraillements...
M. Granier de Cassagnag. — Boue, terre glaise, stérilité, cabanon, crapule...
M. Barbey d'Aurevilly. — Adultère, cure-dents.
M. Granier de Cassagnag. — Et le théâtre! Allezvous quelquefois au théâtre ? C'est du propre. Moi je n'y vais pas, mais j'en ai des nouvelles à soulever le cceur. Qui est-ce qui a vu /e Demi-Monde ?
Les frères Esgudier. — 1^ , ,
I Pouah I
M. Granier de Cassagnag. — Et le romani Mods-
truosités ! Des compères, des chauffeurs, des filles se-