‹ Les tréteaux de Charles MonseletChapitre 55 sur 112 · CHAMPFLEURY · texte numérisé non relu

CHAMPFLEURY

Ntuilly, août 1852.

SttHOUËttB DE MON ONCLE

... Un lit et une échelle. «;

— Bon, ce n'est pas possible!

— Cependant, puisque je vous Taffirme.

— Ah! vous autres auteurs, nous vous connaissons, et de toutes vos histoires , nous savons ce qu'en vaut Taune.

Remarquez, s'il vous plaît, ô mon maître le lecteur, le : Cfe (^U'èh tant ràunè dé iiibn bnclë. Cette locution ne TOUS déiièiiit^eltë pas mon ihlërlocutem-? Ce qu'en vaut Tailhel II ïCf à guère qu'un boutjquier qui osé se servir d'uîiè tJàfôiliè èxpressibn.

fcë qû'fett ^âùt raiiné m'arrêta tout à cbiijp. Allez donc résister à de pareils chocs? La fameuse histoire îles moutons que racontait Sancho à Don Quichotte ne put être continuée par suite d'interruption.

— Tu disais donc, moh neveu, uhlit et une échelle...

— Mon oncle, je vous finirai l'histoire une autre fois.

— Hé ! hé ! tu parles comme les feuilletons, la fin au

prochain numéro^ dit en riant broyamment mon brave homme d'onde , grainetier, me***, caporal des grenadiers, et abonné du lendemain an Constitutionnel,

Cet oncle, m'ajant rencontré sur le quai des Âugustms avec un honmie dont Taspect Fétonna, me demandait plus tard des détails sur ce personnage, lorsqu'à ces mots : « Un lit et une échelle, » on a tu de quelle brutale façon il m'interrompit.

Aussi, pourquoi allai-je raconter cette histoire à mon onde? rétais puni par où j'avais péché. Je le connaissais de longue main. C^est lui, pour le peindre d'un trait, qui me dit im jour avec un grand accent de conviction :

— Les gens qui écrivent Thistoire de Napoléon, ce sont tous farceurs. Pour écrire l'histoire de cet honmie-là, il faudrait avoir vécu dans sapeau !

Ohl les oncles! les oncles!

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