‹ Les tréteaux de Charles MonseletChapitre 85 sur 112 · LE JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME

Oui, monsieur, c'est le maire d'Yvetot. (// s'éloigne.)

M. PBCDHOMMK.

Ce jeune homme me paraît très-original, mais il est peu complaisant.

MADAME PA8TÉRI5. \

Le voyez-vous, votre jeune homnje, qui rit là-bas avec un de ses amis, et qui se moque ?

M. P&UDBOMMB.

C'est un peintre alors ; les peintres n'en font pas d'autres. Duvalle Camus père excelle dans ces sortes de plaisanteries.

MADAME PASTiaiS.

Je ne trouve pas cela plaisant.

M. PBGDflOMME.

Oh! elles ont bien leur charme. Dernièrement, on tracassait Duval le Camus père dans une maison pour obtenir de lui une croquade. Les croquades de Duval sont très-recherchées, peut-être plus encore que celles de Pingret. Duval demande une feuille de* papier trèslongue; on l'entoure, on est dans Tenchantement d*avoir une croquade d'un homme artiste jusqu'au bout des ongles. Duval dessine une corde de danseur tendue ; puis, dans le haut, un petit bonhomme imperceptible tenant un balancier. Cette plaisanterie me fit rire aux larmes, ainsi que toute la société.

MADAME PASTÉRIS.

Effectivement, c'est très-amusant. Monsieur Prudhomme, n'en avons-nous pas assez pour aujourd'hui? Ces tableaux vous donnent mal à la téta I

190 M. PRUDHOMMS AU SALON.

w. noBBCMnou Vous n*étas pas la seule, belle dame; il tmak en troir

l'habitude. Ce n'est pasTunique ioconvénieia de la peinliire. De tous ces jeunes pemlres, la oacitié peut-être aura trépassé l'année prochaine.

Seigofiur 1 est-il posmhle ?

Hélas 1 il n'est que trop vrai. La peinture mine la santé, y eus oomprene^y le yemis, l'odeur; l'estomac est bien vite délabré. C'est ainsi qu'on explique la mort da Girodet.

Vous avez bien fait alors de ne pas yqiu mettre ir-

tiste.

M. PtnmumME^ faisant reientir $a bas$e^taUêt^

Oh I nous ayons du lareox.

9Smsi 1846.

SIMPLE HISTOIRE D'UN RHSmER

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