DUN'RENTIER ET D'UN LAMPISTE
voici que Thorloge, de construction assez vieille, planiée sur un rocher élevé, donc exposée k tous les vents, à tous les brouillards, à toutes les pluies, fut malade de r intempérie des saisons. La malheureuse horloge déraisonnait; elle oubliait les qiuirts^ d'autres fois les demies. Plus souvent elle sonnait douze heures quand il n'eu fallait qu'une. On comprend le violent désespoir qui s'empara de l'homme à la montre. Il avait choisi l'horloge la plus sûre, la plus accréditée dans le pays, et l'horloge adultère lui faisait des traits. Le provincial courut chez le lampiste de la petite ville. Vous me direz : Qu'est-ce qu'un lampiste peut avoir à faire là-dedans? Ceci n'est pas du badinage; croyez-en ce que vous voudrez : ce lampiste était chargé de régler l'horloge de la cathédrale ; toutes les quinzaines, il lui fallait grimper les trois cent soixante-quinze marches du clocher pour aller remonter la machine, la nettoyer, la graisser. — On sent ici le besoin du lampiste, et on comprend sa nomination. — Rien qu'en voyant entrer son compatriote à la mine blême, à la marche indécise et flottante, le lampiste devina qu'il s'agissait de l'horloge de la cathédrale. — Je n'y peux rien, dit-il en répondant à la demande muette de l'homme désolé, c'est une machine capricieuse comme tout. — Le provincial poussa un soupir, et d'un geste muet, d'un geste comme n'en trouvera jamais mademoiselle Rachel, il plia son coude en deux, la seconde partie de Vavant-bras fît un nouvel angle , les doigts de la main droite eux-mêmes se courbèrent, — en tout quatre angles, -^et de cette manœuvre géométrique il résulta que la main droite fouilla dantlegoussetdugilet.Uaemontreensortit.
Itl SIMPLE HISTOIRE
Elle Atatt sans tiginllesl 1 1
TrourezHnoi dans les. romans anciens en modernes une doulem* piss éloquente, plus sentie, plus profonde que eelle-Ià I le lampiste avait Fâme sensible ; d*un esprit peu cultivé d'ailleurs^ il ne s'inquiétait ni de la politique, ni de la Pologne, ni de la réforme éleetorale, m de rirlande affamée. Non, il lisait tout bonnement le journal de sonchef-Meu, et toute son attention se portail vers le cours des grames oléagineuses, dont wokà le tableau exact :
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COUBS DE LILLE — S mar».
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