SUZANNE, BONTEMPS, ROSALBA
'SUZANNE, entrant. M. Bonteiiips...
BONTEMPS, d part. Ah! mon Dieu ! Suzanne... que faire ?si cette femme parle, Suzanne va tout savoir ; Edouard est perdu., que faire? allons, encore un sacrifice pour mon... pour cet enfant! il le faut.
ROSALBA. Quelle est cette petite?... Bncore une de vos victimes à tous deux...
BONTEMPS, à Rosalba. Silence, mademoiselle. (À Suzanne.) Ne faites pas attention, jevous prie, mademoiselle... cette femme , ce n'est rien...
ROSALBA. Hein?
BONTEMPS. Ah! mon Dieu ! je ne sais plus ce que je dis... je perds la tête... quelle situation!., c'était bien la peine de ne pas me marier... {j4 Rosalba.) \enei... venez. .. partons, madame.*.
ROSALBA. Ah! VOUS savez donc où il est... voici mon bras...
BONTEMPS, dpart. Au premier coin de rue, je m'esquivei^i, et j'irai à mon bureau. . .
Il sort avec Rosalba.
SCEI\JE XV.
SUZANNE, 5eu/e.
GeJtte dame a une tournure bien originale... elle n'avait pas l'air de se gêner beaucoup avec M. Bontemps. -. qu'est-ce que cela peut être?., lui qu'on disait si tranquille... si sage... avoir de pareilles connaissances... jamais je n'aurais cru cela de lui; fiez-vous donc aux apparences... ma tante qui avait de ce M. Bontemps une si bonne opinion... ah I mon Dieu! comme nous sommes toujours dupes de ces vilains hommes, nous autres femmes.
Ail : Le refrain du marin, (de Mlle Thévenard.)
Jeune homme au beau langage.
Vous jure que toujours Sans fin et sans partage Vous serez ses amours.
Mais bientôt le volage Cliercbe ailleurs de beaux jours ^ Et vous jette au passage Un matin Ce refrain :
Ob! pauvre femme ,
Non sur mon âme ,
A nos projet»
Ne crois jamais.
Ah, ah, ah, ab!
Mais monsieur Edouard, c'est bien différent... il m'aime lui,, j'en suis sûre...
SCËiK£ XVI.