‹ Les tribulations d'un employé, vaudeville en un acteChapitre 2 sur 17 · SCE1\E I · texte numérisé non relu

SCE1\E I

M AD. GRINCHARD, seule. Elle fait le ménage de M. Bontemps.

Voilà-t-y un ménage soigné !... on peut s'y mirer... quand M. Bontemps va revenir de iaire faire sabarbe, il trouvera l'ouvrage faite... c'est qu'il aime l'ordre et la régularité, M. Bontemps ; quel hoaime angélique !... c'est rangé, tranquille,

rentrant toujours à la même heure allant tous les jours

à la même heure dans les bureaux de l'instiuction publique ous' qu'il est employé... Et des mœurs .. ah! faut voir .. quoiqu'il soit garçon , je ne lui ai jamais connu une faiblesse de tempérament... et il ne souffre pas le plus petit mot pour rire! voila un être qui ferait le bonheur d'une créature de mon sexe.

Air : El voilà comme tout s'arrange,

II a plus d'nne qualité, Et, ce qui n'est pas ordinaire, Pour son travail il est cité Dans les bureaux du ministère ; Pièâ de sa femni' qu'il ait seul'ment La moitié d'nn aussi beau zèle , F.t l'on pourra sans compliment Oui, l'on pourra san.^ compliment, L'iippelor un mari moi!él«. (614.)

C'est un mari comme celui-là qu'il me faudrait pour ma nièce... cette pauvre petite Suzanne... elle qui a été si bien élevée par défunt mon pauvre frère, de son vivant, gardien général dessinges et oiseaux au Jardin des Plantes... et qui maintenant se trouve sans père ni mère... sans fortune... elle n'a

" Les indications se tjonvent entCte de chaque scène, et sont prises à la droite de l'acteur.

nîusque mol, que sa tante Grinchard, mais elle n'en sera pas plus mal pour cela... oui (là! j' veux qu'elle suit toujours aussi bien mise, aussi jolie qu'avant, qu'cHe ait de belles robes... (l'beaux bijoux en chrisocale... cl qu'elle conserve son piano... ^quand j' devrais n' plus prendre mon café 1' matin et renoncer au tabac... (Elle prend une prise.) Cette chère enfant .. elle demeure là (Montrant le cabinet à gauche.) depuis que j'ai ete obligé d' la retirer d' sa pension... elle est tout près de M. Bontemps... il n'y a qu'une porte qui la sépare de ce cabinet, et une porte qui ne ferme qu'au verrou encore. Ah! si c'était pas M. Bontemps... un homme primitif... y aurait du danger... mais avec lui c'est différent... je n' crains rien, il ne pense pas à aul* chose qu'à son bureau; mais j'entends quelqu'un. . justement c'est lui...

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