BONTEMPS
Eh bien ! vous ditesi donc , jeune homme , Que vous vous appelez Durand ?
ÉDOVABD.
Oui , c'est ainsi que l'un me nomme.
Qu'a donc cela de surprenant F
Reprise de t' ensemble.
BONTEMPS, avec onction. Jeune homme ! il faut être sage — il faut songer à arranger vos affaires...
EDOUARD. Mes affaires!., ah! grâce à vous, monsieur, elles vont mieux que je n'avais osé l'espérer... vous savez bien cette jeune personne dont je vous parlais... que je cherchais... je l'ai retrouvée... elle est ici...
BONTEMPS. Ici!...
EDOUARD. Oui, monsieur, ici...
BOIKTEMPS. Où cela? .
EDOUARD, mo7ilrant la seconde porte du cabinet. Dans celte chambre à côté...
BONTEMPS. La nièce de madame Grinchard!..
EDOUARD. Elle-même !. . et comme il m'est impossible de vivre sans elle, 6 mon sauveur.... ô mon véritable père.... {Ici Bonlemps fait une grimace expressive.) Faites à madame Grinchard la dematîde de la main de sa nièce pour moi...
BONTEMPS. Vous n'y pensez pas, jeune homme ! EDOUARD. Je ne pense qu'à cela... ne me refusez pas. ... je vous devrai la vie cl le bonheur... je vous en supplie... .
Suzanne qui est entrée par la porte du fond pendant les dernier» mois de celte scène, s'approche de Rontemps et lui prend la main de l'autre côté.
SCEI\E VIII.
SUZAI^NE, liONTEMPS, EDOUARD.
SUZANNE. Ah! M. BoiUemps, consentez, laisser- vous fléchir...
COBITEMPS. Vous aussi, mademoiselle Suzanne!..
SUZANNE. Oui , monsieur , j'aime Edouard et je me joins à lui pour vous prier de vouloir bien intercéder pour nous auprès de ma tante...
EDOUARD. Vous feft'z deux heureux.
BONTEMPS, t'mw. M. Edouard... mademoiselle Suzanne, mes cnTans... eh bien, oui, je vous promets... ah ! je ne pourrai résister à tant d'éinolioiis, j'en perdrai la tête , c'est »<ûr. {^4 part.) C'était bien la peine de lU' pas me marier!.. (On enlend du bruit dans C escalier.) Voici madame Grinchard qui monte... je reconnais son pas léger... laissez-moi faire... vous, mademoiselle Suzanne, rentrez chez vous, et vous, M. Edouard, cachez-vous dans 00 cabinet
Su^atMie sojt par Ifc fuiid après avoir jelé à Edouard un coup d'oeil d'iiitelligencç ; Edouard outre dans le cabinet , ferme la première poite !>Hr lui et disparait bientôt par la porte de couuminicalioi).