‹ Les Tribulations d'un joyeux monarqueChapitre 26 sur 26 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

L’avènement de Roderic, sur lequel Klumpfuss avait compté pour la réalisation de ses utopies, ne remplit pas complètement le but des désirs du laborieux ministre.

L'unité de l’Allemagne, rêvée par le bon conseiller

du duc de Ralibor, commença seulement à se dessiner sous le règne du grand Frédéric, qui réunit à son empire les dix-scpt Etats de la Silésie. Plus tard, Napoléon fit encore disparaitre un grand nombre de ces petites principautés microscopiques, sans force et sans dignité dans l’espèce des peuples, comme le nain de Son Altesse Wcnceslas XXVIII dans l'espèce des hommes. De nos jours, le système général des douanes du Zolverein et la neutralité imposée aux petits Etats, qui vivent petitement à l'ombre de la Confédération, firent faire un nouveau pas à cette grave question.

Enfin, en 1848, l'Assemblée nationale de Francfort essaya de donner à l'immense corps germanique une constitution unitaire, et l'on put croire un moment, que le rêve favori de Klumpfuss allait sé réaliser.

Quant au plan d’université-modèle où l'on devait venir de tous les coins du monde apprendre la tolérance en matière de philosophie et de religion, on ne put jamais arriver à en semer le germe.

Il se rencontra constamment sur les pas du jeune prince et de son vieux conseiller, une foule compacte de graves personnages, dont l’esprit mûr ne vit aucun avantage à agrandir aussi démesurément l’univers

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aux yeux des hommes. Ces notabilités philosophiques firent, au contraire, sonner bien haut le danger qu’il y aurait à enlever une partie des voiles, dont on avait entouré l’essence divine jusqu’au régne de Wcnceslas XXVIII.

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