SCÈNE II
Les MÊMES, à Vécart; MOUTONNËT.
MOUTONNET, qui entre en fredonnant et descend jusqu^à Vavant-scéne,
Bu, qui s'avance,
6 LES TRIBtSUTIONS DTN TÉMOIN
Ba, qui B*ayanc6l
(// regarde autour de lui à la dérobée,)
C'est ma fête... Ils sont là> cachés daDs les coins, et les cadeaux sont là, qui me crèvent les yeui... mais je dois feindre la surprise... c'est l'usage de la maison. (Haat,) Hum I Gomment, huit heures ?iDgt-cinq, et personne de levé? {S'arrétant devant la table, en feignant Vétonnement le plus profond,) Tiens! qu'est*ce que c'est que ça?... à qui peuvent être destinés ces... délicieux objets?
TOUS sortent doueement de leur eaehettef s'avancent vei*s la table et l'entourent.
Coucou ! coucou! coucou !
jkootomubt.^ Vous, m6!i enfants? pourriez- vous m'expHqiMr...
OLYMPE, donnant les bretelles.
Ça, c^est pour son petit père chéri.
SOPHIE^ donnant la blague à tabac.
Çsl, c*estpour son époux adoré.
FÉuciEN, donnant la pipe.
Et ça, monsieur Houtonnet, c'est pour le plus vénéré des patrons : ainsi que ce petit meuble*. • {Il désigne la cave à liqueurs.)
HOirrONHBT.
Oh! c'est d'un goût exquis!... Biais à quel propos, toutes ces charmantes surprises ?
SOPHIE et OLYMPE.
A propos dé ta fête!
pÉLicnsn.
A propos delà Saint-Borromée!
MouTONNET, feignant la plus grande surprise.
Comment, c'e«t ma fête?...
OLYMPE et SOPHUS.
11 ne le savait pas II!
HOCTONNET.
Etmoi^qui ne ns'en doutais seulement pas! Ahl mes enfants, je suis bien heureux 1 je mêle disais tout à l'heure, à mol-même, en me faisant la barbe. (Regardant autour de lui et se levant. Us descendent lentement dans le même ordre.) Mais quelqu'un manque à la fête... Où est donc notre hôte? ce bon, cet excellent Duvivier, qui m'a prêté... sans reçu... {Désignant la caisse.) Us sont là... et J'espère n'en avoir pas besoin, vu la commande des deux mille pince- nez pour r Amérique, que je dois livrer demain, et qui me se-
* Olympe, MoDtoaaet, Sopliie, Fëii«ien.
LS8 TRIBULÀTlOm D*|]N T&MOIM 7
ront payés comptant... Ahl c'est ë^al, c'est un trait que
je Mais où est-il donc, cet aniiiial-là?...
FÉLICIEN, s'approohant Monsieur DuvitierT Je Tai \u sortir, ce matin, de trèsbonne heure^ et d'un air mystérieux.
MOUTOHNST.
D'un air myst... et moi qui l'^aoeusais 1... le eorniH^ends... il est allé détaliser Us boutiques^ et il ya.faUoir encore que je fasse semblant.*.
OLYMBE.
Tu dis?-
MOUTONN^t.
Huml rienl... ie... A propoSi ta mère t*a fait part du petit cbangement ?
OITIVB.
Oui; papai mais,..
HOUTOIWKT.
C'est bien, mon eufaut, tu me remercieras plus tard*.. Ah! voici Du vivier.