‹ Les tribunaux comiquesChapitre 66 sur 73 · LES GUEULETONS D’UNE DÉBITRICE · texte numérisé non relu

LES GUEULETONS D’UNE DÉBITRICE

Ion, reconnaissez- vous avoir frappé la plaignante?

La prévenue. — Je suis incapable de mentir; d'ailleurs il y avait plus de cinquante personnes à la porte. Je ne le renie pas, mais, Seigneur! si vous aviez vu la scène que madame m’a faite !

M. le président. — Enfin, vous convenez du fait, c’est bien ; taisez-vous.

La prévenue. — Qu’on me condamne, j’irai dans les bois manger des glands, des marrons d’Inde, des champignons venimeux pour faire plaisir à madame.

Le tribunal condamne l’épicurienne portière à huit jours de prison et 16 francs d’amende.

Et voilà comment l’oie, qui a sauvé Rome, a perdu une portière. Il est vrai qu’ici il s’agit de la vrais se.

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