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LES GUEULETONS D'UNE DÉBITRICE

d’abord, je ne sais pas dans quelle écurie elle a été élevée.

M . le président. — Épargnez-vouslesréflexions; la prévenue vous a frappée ?

La blanchisseuse. — Oui, monsieur le juge, d’un coup de castrolle qu’elle avait à la main, et ça parce que je lui disais : « Madame, quand on doit des mille et des cent à sa blanchisseuse...»

La prévenue. — Oh! 7 francs 16 sous.

M. le président. — N’interrompez pas.

La blanchisseuse. — Que je lui dis : «. On ne se gave pas tous les jours que Dieu fait, de volailles, comme vous en abusez, au vu et connu de toute la maison et des voisins, au point que vos serviettes sont pleines de graisse. »

La prévenue. — Faudrait peut-être manger des queues de lapin.

La blanchisseuse. — La chose n’est pas à mon égard que vous mangiez ce que vous voudrez. Si ça vous fait plaisir, mangez del'oie, du dindon, du rhinocéros, du veau marin, vous pouvez vous en bourrer, ça m’est égal, pourvu que vous me payiez. Quand on a plus de dettes criantes sur la tête qu’on n’a des cheveux dans le dos... non... je veux dire... au contraire... ça ne fait rien, on ne se fourre pas des oies à chaque instant, que vous êtes connue pour votre bec fin.

M. le président. — Voyons, femme Gousse-

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