VIII. Spore mycélienne vraie. Spore de résistance
Quand le mycélium trichophytique vieillit, les cellules mycéliennes s’altèrent et perdent de leur régularité. Mais suivant le milieu nutritrif dans lequel se sera fait la culture, ces formes de souffrance seront différentes. Les spores mycéliennes peuvent prendre deux formes, dont la signification pour nous n’est pas la même.
Dans la culture faite en milieu fortement azote quand la culture vieillit, les spores mycéliennes se forment : elles sont carrées, très peu plus grosses que le mycélium normal, elles sont régulières, leur protoplasma est dense et homogène. Si l’on fait la part des conditions physiquement différentes du milieu, qui permet ici le développement spontané des filaments sporulés, on sera frappé de l’étrange ressemblance que ces spores mycéliennes présentent avec celles que l’on rencontre dans le cheveu ou la squame trichophytique (fig. 145, 146).
Et cette remarque se double de ce fait que les tissus animaux où siège le trichophyton lui fournissent un substratum infiniment plus azoté que n’est son milieu artificiel d’élection, le moût de bière.