‹ Les trichophyties humainesChapitre 40 sur 59 · II. Examen du cheveu épilé · texte numérisé non relu

II. Examen du cheveu épilé

Quand on veut épiler les cheveux, ou plutôt les racines de la tondante peladoïde, on éprouve la plus grande difficulté à les extraire, on ne peut les pincer qu’une à une en appuyant la pince ouverte sur le cuir chevelu et en fermant ses mors sur la peau déprimée, ce qui a le plus souvent l’inconvénient d’arracher avec un minuscule fragment de racine, de petits lambeaux d’épiderme.

En répétant une dizaine de fois cette opération on pourra obtenir au moins une fois une racine presque entière, c’es celle-là qu’il faut choisir pour l’examen microscopique.

On se rendra très bien compte, à l’épilation, que ces racines sont, pour le plus grand nombre, enroulées sur elles-mêmes à l’orifice pilaire, formant un demi ou un tour de spire comme les poils contenus dans les cônes épidermiques de la kératose pilaire banale. Mais ici, il n’y a pas de cônes épidermiques. Qu’on dépose ces racines sur un papier blanc, elles présenteront diverses particularités :

D’abord leur extrême brièveté, ce sont de simples points; pour la plupart, elles n’ont guère plus d’un millimètre de longueur.

Ensuite leur grosseur. Elles paraissent deux fois plus grosses qu’un cheveu normal.

Enfin leur couleur , qui semble toujours plus foncée que les cheveux normaux de la tête dont ils sont issus.

En séparant ces racines du lambeau d’épiderme translucide, souvent arraché avec elles, on peut se rendre compte que la racine est nue , qu’elle n’est pas revêtue d’une gaine pseudo-épidermique adhérente au cheveu, au contraire de ce que l’on observe dans les trichophyties ectothrix et surtout dans la tondante à petites spores.

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