LA FÊTE DES FOUS
De noNE : non-nains.
Non cvRE-DE-v-iE-Lx.A.n.
Légende d'une monnaie des fous.
TL fut un temps ou la gaieté était de bon aloi en France, aussi bien dans l'église qu'à la cour et à la ville ; une fois l'an, les portes du cloître étaient enfoncées, et les religieuses dansaient avec les clercs. Oui, les religieuses en personne, les lilles de l'autel et du sacrifice, inauguraient une fugue carnavalesque, et, sous le regard des madones raides et des martyrs grimaçants, elles entamaient une de ces rondes désopilantes, bonne à faire vaciller d'horreur le nimbe des saints et des saintes tout fraîchement canonisés en cour romaine.
C'a été une époque d'héroïque audace que ces XV° et XVI" siècles, cités au ban des