FAISONS : CES : GROS : PAR : TOVT
GOVRIR.
Dans le champ s'ajoute un rébus formé
SIJU LA FKTE DES FOUS
des lettres PO et NOS, et de deux vases en forme de marmite, entre les mots : TE et NIR. Cette légende, de M. G. Leber, est un précepte de joueur, comme si l'on disait : Faisons courir les écus.
Les commentateurs avaient cru un instant que le rébus était tiré du grec à cause du mot PO NOS. Mais au moyen âge le mot PO avec un trait sur l'o n'indique qu'une abréviation : POR, qui signilie : pour ; et ce mot, séparé de NOS, est placé de façon à ce qu'on lise : pour nos, et non ponos.
L'inscription constitue par conséquent ces deux vers :
Faisons ces gros partout courir Pour nos marmites entretenir
Mais, à côté de ces documents archéologiques, le monument le plus important de la fête des Fous, à cause de sa rareté, de ses galloisetés exquises, celui que l'esprit français a marqué de sa vive et ineffaçable empreinte, c'est, nous ne craignons pas d*^ l'aflirmer, ce fameux petit livre du XVI'' siècle, ayant pour titre : Les Triomphes do l'abbaye des Conards, et qui n'est autre que la peinture des matinées de la folle confrérie, avec le recueil des bonnes facéties et gourmades salées.
On peut atteindre, mais on ne dépasse pas