‹ Les triomphes, traduitsChapitre 1 sur 28 · LE TRADUCTEUR AU LECTEUR · texte numérisé non relu

LE TRADUCTEUR AU LECTEUR

‘abbé de Sade, en tête de son livre (le premier bon livre qui ait été écrit en français sur Pétrarque), s'excuse fort de son audace. On

| lui a répété, ce qui le rend confus, ce propos

me j d’une dame qui savait bien des choses, la reine

Christine de Suède : « Pétrarque était un très grand philo-

sophe, un très « grand amoureux, un très grand poète : il

faut réunir ces « trois qualités pour l'entendre. »

Pétrarque était cela et bien d’autres choses encore.

Un siecle, ou environ, après l'abbé de Sade, Lamartine, dans son Cours familier de littérature, posait autrement la question, dans une phrase où il semble qu'il parlait de luimême, autant que du fameux Toscan : « Pour les uns il est « poésie, pour les autres histoire; pour ceux-ci amour, pour « ceux-là politique. Sa vie est le roman d’une grande âme. »

Lamartine ajoute la politique et l'histoire, et 1l oublie la

Le

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