‹ Les triomphes, traduitsChapitre 28 sur 28 · V. II · texte numérisé non relu

V. II

du bûcher où on l'avait déja mis. Syphax se déroba aussi aux flammes d’un incendie. — Crésus était célèbre par ses richesses. Brennus, chef des gaulois contre Rome. Le poëte le confond avec l’autre Brennus qui mourut à Delphes, après avoir saccagé le Temple. |

C’est le groupe des Hébreux, peuple de Dieu, séparé de tous les autres.

David conçut le dessein d’élever le Temple de Jérusalem, que construisit Salomon; celui-ci fut moins habile à gouverner son âme.

Moyse.

Josué.

v.8 et suiv. Abraham, Isaac, Jacob, puis Joseph qui s'éloigne de la

P.93,v. 3et

VAT Ve 22,

de pour vivre en Evypte.

am.

Noé.

Nemrod.

Judas Macchabée.

suiv. Antiope, Orithye et Hippolyte, reine des Amazones, Ménalippe, la sœur de cette dernière. Hippolyte fut épouse de Thésée et mére de cet Hippolyte que l’amour de Phèdre, sa belle-mère, perdit ; Ménalippe fut épouse d’Hercule.

Thomyris. Voir Triomphe de la Pudicité, page S0, v. 10. Penthésilée, reine des Amazones, tuée sous les murs de Troie. Camille, un personnage de l’Enéide.

Semiramis.

Reine de Palmyre, qui fit la guerre aux Romains.

Presque toutes les histoires antiques que le poète avait sous les yeux commençaient à ce fabuleux Ninus, roi de Babylone. —

Celui qu’il appelle son « successeur », séparé de lui par bien des années, est Nabuchodonosor.

. On pensait que Belus était le premier homme à qui des honneurs

divins eussent été rendus.

. Surena, roi des Parthes, vainqueur de Crassus.

Passant à l’histoire de temps plus voisins, le poëte place sur le même pied que le Roi Arthur de la Table ronde, « trois Césars », à savoir Septime Sévére, Théodose et Charlemagne.

Godefroy de Bouillon. Pétrarque déplore que soit close l’ère des croisades. On remarquera d’ailleurs quelques vers plus loin, qu’il cite Saladin, le chef des infidèles, sur le même plan que les chevaliers chrétiens. |

. L’amiral Roger de Loria, fameux dans les guerres de la fin du

XIII siècle.

. Qui est ce duc de Lancastre ? Les opinions différent.

Il cherche des modernes et ne reconnaît que ses deux grands protecteurs : Robert, le Roi de Naples, qu’il a surnommé #rpus, et le vieux Etienne Colonna.

On attribue à Pythagore le mérite d’avoir substitué au nom de Sophie, sagesse, celui plus modeste de Philosophie, amour de la sagesse,

. L’ «ardent vicillard » est Homtre.

Le fils de Laërte, Ulysse, — ct le fils de «& la déesse » (Téthis), Achille.

Virgile.

Depuis que Cicéron a paru, Démosthène est dépassé.

. Les lois, dont Solon est le premier auteur, peuvent être bien

ou mal appliquées. — Solon est le premier des sept sages.

Pétrarque a dit que Virgile et Cicéron sont les deux premiers @ luminaires » de Rome. Varron est le troisième. Mais il le voit à la tête (« pour chef ») des romains (& notre peuple ») dans le groupe qu’il vient de distinguer, le groupe des historiens, législateurs, etc.

Pline l’Ancien, qui mourut surpris par l’éruption du Vésuve. Plotin, philosophe platonicien, mourut en Campanie. Diverses légendes ont cours sur lui.

v.i5etsuiv. À la fin de j’énumération des orateurs romains, Pétrarque

place les noms de Calvus et de Pollion, qui ont osé rivaliser en éloquence avec Cicéron.

P.99, v.23. Euclide.

P.100,v.2. L’alexandrin Porphyre, grand ennemi du christianisme.

v.S. Hippocrate.

v.7et suiv. Sont-ils, pour l’auteur, des dieux ou de trés anciens médecins ?

v. 10. Gallien, véritable fondateur de l’art médical, que Pétrarque estime tombé, de son temps, en complète décadence.

v.13. L'origine et l’explication des traits dont l’auteur qualifie plusieurs philosophes, d’ici à la fin inachevée de ce Chant, demanderaient une étude délicate. Comme d’ailleurs le sens est clair presque partout, je ne m'’arrête qu’aux points où il ne l’est pas.

P. ro1, v. 1 et suiv. Il s’agit d’Anaxagore, qui, ayant perdu ses biens et gardé ses vertus, pensait avoir fait une heureuse affaire. v. 7.etsuiv. Sur les sophistes et les dialecticiens. | V.11413. & Que veut dire ceci? » etc... — Phrase fort obscure. J'entends, en l’appliquant aux sophistes : « chacun d’eux est sûr de soi et se croit en possession de la science parfaite. » v. 22. Phérécyde. Il était de l’île de Syros, et non syrien.

P.102,v.5. On ne sait comment ces deux philosophes se trouvent là. Ils ne sont pas disciples d’Epicure.

v.6. L'art de Chrysippe est comparé à celui du tisserand. L’ensouple et le fuseau sont deux pièces du métier de tisserand. v.9g. On raconte que, par ce double geste, Zénon figurait la forme ouverte de la rhétorique et concentrée de la dialectique.

Le Triomphe est ici interrompu et inachevé.

P. 100, v. 20. On entend bien que le poëte parle du Soleil.

P.r10,v.1. La « Reine » dont il s’agit est la Renommée, qui laisse aller parfois au vol du Temps quelques-unes des gloires passées !

v.3. Le poëte n’ayant point voulu dire quelle voix il entendit, nous

ne pouvons le deviner. Mettons que c’est la voix de la Destinée.

P. 110, v. 9 à 11. Fleuves qui désignent les pays glorieux de l’antiquité, la Grèce (Pénée et Ebre), Troie (Xanthe), l'Italie (Tibre).

P.rr1,v.2. Les « cornes », dans le langage du temps, sont souvent synonymes de force, puissance, résistance.

.111,V.6. L'image est difficile, mais charmante et fort littéraire : le Temps dans sa course pulvérise tant de gloires, que, si nous vivions plus vieux, nous les verrions revenir sur nous en poussière.

.116,v.23 et suiv. € Celui qui jamais ne s’arrêta », — Le Temps. Ses & trois parties », — le passé, le présent, l’avenir.

.118,v.6 à 11. Passage admirable, mais difficile à analyser grammaticalement et où le verbe ne s’aperçoit pas. C’est une sorte d’exclamation, dont il semble que le sens est clair.

. 120, v. 6et suiv. Les apôtres eux-mêmes (« les plus sûrs compagnons ») n’ont pas appris de Jésus le jour de la résurrection des morts.

.122.V.1. La Durance. Souvenir de Madame Laure qui naquit et vécut non loin de la rivière.

v. 5. Le « beau voile » de Laure est une image qui constamment représente son corps, dont elle se revêtira de nouveau à la fin des temps, par la Résurrection de la Chair.

N. B. — Les mot In PACE, que l’on a placés à la fin du Triomphe de l’Eternité,

sont ceux par lesquels Pétrarque termine la Chanson à la Vierge Marie, écrite, comme ce Triomphe, dans les derniers temps de sa vie.

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